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Synthèse Bts : Le Rire Pour Quoi Faire ?

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Thierry Luron ou Coluche dénonçaient dans leurs sketchs les déboires de la société, la politique ou tout autre domaine que certains taisaient, cependant aujourd’hui, « l’esprit corrosif s’est affadi ». Cependant quelques humoristes tels que Stéphane Guillon continuent dans la trace de ces prédécesseurs qui osaient critiquer notre société. Des sketchs comme les siens, qui n’ont pas peur de critiquer des personnes, de mettre en avant leurs défauts ou les défauts d’un système font parler d’eux car ils font réagir la population. En effet, cela permet aux gens de mieux se rendre compte des failles de la société et de leurs défauts, et donc de faire « bouger quelque chose ». En désacralisant des gens importants de la société comme des hommes politiques, on se rend compte que ceux-ci ne sont pas irréprochables comme on peut le croire si on s’en tient aux médias. Cependant, le rire permet également de dénoncer certains préjugés. Dans le film de Dany Boon, « Bienvenue chez les ch’tis », les traits de caractère et le langage des gens du Nord, sont, au début, mis à mal, mais grâce à l’humour, les personnages deviennent attachants, tant pour le public que pour Dany Boon, acteur de son film, qui y part travailler. On voit très clairement ici que le rire, permet de dénoncer les préjugés. Le rire permet donc de dénoncer tout en tournant les choses en dérision et ainsi les dédramatiser.

De plus, le rire a une fonction sociale dans la mesure où les gens en ont besoin de rire pour s’échapper du quotidien. Tout d’abord, dans le dialogue du film le Schpountz de Marcel Pagnol. On voit que Françoise l’amie d’Irénée, tente de le convaincre que les gens ont besoin de rire, puisque celui-ci pense que rire « infamant » et que les gens viennent aux spectacles pour voir des gens plus ridicules qu’eux et donc se valoriser. Françoise tente de lui expliquer que l’acteur comique est « celui qui leur fait oublier un instant les petites misères », que les gens en ont besoin de se détacher de leur quotidien comme par exemple les ouvriers à la chaine, les paysans, etc. Dans son article du Figaro, Nathalie Simon cite un sociologue : Jean Pierre Frappier, qui confirme qu’en temps de crise, « les gens ont tendance à se réfugier dans ce genre de spectacle [comique] ». Cela s’explique facilement puisque quand ils ne vont pas bien, les gens ont besoin de voir autre chose que leur quotidien, de d’évader par l’esprit, de rire des choses qu’ils voient quotidiennement. Dominique Farrugia va même jusqu’à dire qu’il y a un « vrai besoin de rire ». La preuve en est l’augmentation des ventes de DVD de comiques, du nombre de spectateurs mais aussi de l’apparition de jeunes comiques plébiscités par une majorité de personnes. De même, dans le film de Dany Boon, la fonction sociale du rire est mise en exergue grâce à des expressions comiques et des situations qui rapprochent les gens, comme par exemple la scène de la tournée du facteur en vélo où Kad Merad accompagne Dany Boon pour faire sa tournée et voir comment cela se passe. Tout cela montre que la fonction sociale du rire est de rapprocher les gens mais également de leur faire oublier leur quotidien l’espace de quelques instants.

Malgré ses diverses fonctions, le rire n’a pas le même objet selon les époques, les caractères et les cultures.

L’objet le plus souvent mis en scène pour faire rire est le quotidien. En effet, depuis que les sketchs existent, leur principale source d’inspiration est le quotidien, la vie de tous les jours mais aussi la vie politique. Tout ce qui fait partie intégrante de la vie des gens, qu’ils soient de n’importe quelle culture, religion ou classe sociale, même si le comique tend à se gausser des classes dites « supérieures » dans le but de les désacraliser. En effet, dans son texte, Nathalie Simon évoque le fait que les humoristes ont un regard sans concession sur nos contemporains c’est-à-dire sur tous les petits défauts ou habitudes qui font de nous des êtres humains de qui on peut rire. Quant à Olivier Mongin, il explique que les comiques insistent sur ce qui touche le plus le public, ce qu’il connait le plus c’est-à-dire son quotidien. Ce qui amuse et divertit les gens et de voir mimer et mettre en évidence toutes les choses que l’on fait tous les jours, machinalement et qui en deviennent parfois ridicules. Il explique même que le comique va dans le sens du public, « qu’il le chatouille là où c’est sensible, là où le rire est naturel et bête. » Il en est de même dans « Bienvenue chez les ch’tis » où toutes les petites habitudes des gens du nord sont mis en évidence et moquées come par exemple le petit déjeuner avec des tartines de Maroilles, fromage typique de cette région, ou encore les repas à la baraque à frites. Cela permet d’avoir un regard extérieur sur nos vies et d’en rire puisqu’on prend conscience de toutes ces choses quotidiennes dont on peut rire chez les autres.

Même si le propos le plus récurent du rire est le quotidien, plusieurs documents montrent que l’objet qui fait rire à évoluer mais aussi qu’il est différent selon les personnes, leurs gouts et leur sens de l’humour. Dans l’article de Nathalie Simon, on voit que le nombre de comique fleurit au fil des années mais l’esprit de ces comiques et plus « consensuel » c’est-à-dire qu’ils ne cherchent plus à choquer comme à une certaine époque mais plutôt à aller dans le sens du public, de ce qui le fait rire. Le rire se fait donc moins « révolutionnaire » même si quelques humoristes tels que Stéphane Guillon continuent dans cette voie. Certains comiques font même de « la provocation une arme commerciale » comme Jean Marie Bigard, qui, bien que pouvant être considéré comme vulgaire, a son public et continue de faire rire les gens avec un humour particulier et plutôt orienté vers le sexe. C’est ce que relate Olivier Mongin dans son extrait. Au contraire, Gad Elmaleh ou Jamel Debbouze invitent « leur public à les suivre » en provoquant un rire parfois plus subtil que celui de Bigard ou de Mickael Youn. On voit ici qu’à une même époque, les comiques ne rient pas des mêmes choses et pas de la même façon. Cette notion est aussi présente dans l’extrait de la comédie de Marcel Pagnol où Irénée ne comprend pas qu’on puisse vouloir être ridicule pour faire rire les gens. Il pense que le maquillage et tous les effets spéciaux vont le « dégrader », le faire devenir laid et ridicule. Il parle même d’une « convulsion absurde et vulgaire ». Alors qu’au contraire, son amie Françoise pense que c’est cette absence d’orgueil qui permet à l’artiste de faire rire, de se mettre à la place d’un autre pour faire rire les gens. On peut donc dire que « le rire, est une chose humaine », et que les formes et les sujets d’humour sont différents car les cibles de cet humour sont elles-mêmes différentes.

Pour conclure, on peut dire que le rire, de par ses diverses fonctions, permet à une société de créer des liens, de prendre conscience des certaines choses mais également de se retrouver dans les sketchs de certains humoristes. Il permet également de sortir d’un quotidien souvent monotone, de se moquer de soi (autodérision). Mais est-il possible de rire de tout ?

Ecriture personnelle

Comme le dit Françoise, personnage de la comédie de Marcel Pagnol Le Schountz, le rire est « une chose humaine ». Cependant, quelque chose qui fait rire une personne, ne fera peut-être pas rire son voisin et inversement. Nous verrons dans une première partie que le rire est tout d’abord lié à notre culture et à notre expérience de vie. Puis dans une seconde partie, nous verrons qu’il est également lié à notre personnalité et nos attirances pour tel ou tel sujet.

Tout d’abord, il est certain que le rire est lié à notre culture et à notre expérience de vie. Le sens de l’humour varie souvent d’un pays à l’autre et donc d’une culture à l’autre. On peut prendre l’exemple de l’humour québécois avec la série des « Têtes à claques » qui présente un humour burlesque et spécial que chacun n’apprécie pas forcément. De même l’humour anglais avec des blagues ou jeux de mots très caractéristiques du pays. Cette différence est particulièrement frappante lorsque

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