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Etude de cas Ile de France

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Par   •  12 Octobre 2016  •  Étude de cas  •  1 367 Mots (6 Pages)  •  765 Vues

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Consigne : répondez directement aux questions sans recopier les consignes. Recopiez néanmoins les titres des sous parties.

1) Une région aux forts contrastes et à l'identité incertaine

Doc. 1 : article du 7 décembre 2012, Libération

L'Ile-de-France, un patchwork d'identités Jean-Paul Huchon et Jean Robert tenteront samedi de répondre à cette question : «existe-t-il une identité francilienne ?». C’est aussi ce que nous avons demandé à plusieurs habitants de la région Île-de-France. Ils nous racontent ce que veut dire pour eux, être francilien aujourd’hui.

«Même quand on quitte cette région, on a du mal à se sentir francilien»

Théophile, 23 ans, étudiant, Versailles (78) «L'Île-de-France pour moi, c’est le RER, les galères de transport, les trajets quotidiens... Et toujours Paris au centre. Si on veut aller d’une banlieue à une autre, il faut inévitablement passer par Paris, changer à Paris. Je pense que cette organisation des déplacements joue pas mal

sur la perception qu’on a de la région : une région un peu étouffée derrière la capitale. Le projet de grand Paris va peut-être changer un peu la donne. Pour l’instant, même quand on quitte la région, on a du mal à se sentir Francilien. Par exemple, si à Lyon je rencontre quelqu’un qui vient d'Île-de-France, il y a peu de chance que je lui dise «ah toi aussi t’es francilien !» et qu’on engage une discussion sur notre région. On sera tous les deux plutôt indifférents. Pas comme deux basques ou deux bretons. Et puis en Île-de-France, il n’y a pas de vraiment de spécialités culinaires ou de traditions très répandues. Au niveau de l’identité, Versailles a pour moi beaucoup plus de poids que l'Île-de-France. Versailles, ça évoque des choses, ça soulève pas mal de fantasmes, de références et de clichés. Quand on est versaillais, on se construit avec ces repères ou en opposition. Quand on est francilien, on est francilien, on n’y réfléchit pas vraiment.»

«Cette région n’a pas la force d’une Bretagne ou une Alsace» Véronique, 50 ans, de l’Essonne

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«Je suis née et j’ai grandi à Paris, j’ai vécu Porte de Versailles puis je suis partie m’installer dans l’Essonne. Je suis donc totalement francilienne. Pourtant, du point de vue de l’identité, cette région n’a pas la force d’une Bretagne ou une Alsace. Je pense que ça s’explique d’abord par son manque de cohérence et d’homogénéité. L'Île-de-France, ce sont d’abord des départements et des villes. Cette région est un patchwork. Difficile de trouver des similitudes entre Cergy-Pontoise, Versailles et Etampes. Et puis il y a surtout Paris qui écrase tout. La preuve, quand on passe nos vacances dans une autre région, on nous appelle les parisiens. Jamais les franciliens. Quelque soit l’endroit où l’on habite en Île-de-France, on est de la banlieue parisienne. C’est vrai qu’on est nombreux à ne pas se sentir très enracinés dans notre région. Comme beaucoup d’anciens parisiens j’ai choisi de quitter la capitale pour la région parisienne simplement à cause des prix de l’immobilier et pour la qualité de vie. A mon âge, c’est un bonheur de vivre loin du tumulte parisien, de s’allonger dans une chaise longue en rentrant et d’avoir la forêt au bout de la rue. Mais on vit toujours en relation avec Paris, pour le travail surtout.»

«On est quand même fiers d’être de Saint-Denis, c’est normal, c’est chez nous» Maciré, 20 ans, et Sissoko, 21 ans, demandeurs d’emplois, Saint-Denis (93)

«La région pour nous, ça ne compte pas vraiment. Quand on cherche du boulot, les employeurs regardent surtout le département. Quand tu es du 9-3, c’est mal parti. Avant, j’habitais dans le 77 et quand les agences d’intérim recevaient mon CV, elles étaient beaucoup plus intéressées qu’aujourd’hui par mon bac pro électricité. Depuis que j’ai déménagé, quand ils voient l’adresse c’est mort, je peux oublier. Bien sûr, je préférais vivre à Paris plutôt qu’en région parisienne, dans un bel appartement, avec une copine, un boulot. Mais on est quand même fiers d'être de Saint-Denis, c’est normal c’est chez nous. Ce qui fait que j’aime ce département c’est surtout la solidarité. Et le côté cosmopolite. Dans le 9-3, il y a l’Afrique, il y a la Chine, c’est ce qui me plait. Je ne pourrais pas vivre dans un endroit où tout le monde se ressemble.»

«Il n’y a pas une seule et vraie identité francilienne» Bernadette, 54 ans, ancienne enseignante, Angerville (91)

«Je suis profondément parisienne, pour ce que ça apporte en termes de culture, de musée, de spectacle. Je ne m’imagine pas vivre trop loin de Paris. Je suis née à Paris et j’ai longtemps vécu en

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banlieue. Je vis dans la Beauce depuis 25 ans. Je ne revendique pas haut et fort que je suis d’Île-de- France, mais je n’en ai pas honte. Je ne déteste pas ma vie de campagnarde car on est au calme ici. C’était aussi un choix pour nos enfants de venir habiter en Île-de-France, pour qu’ils fassent des études. Cette région a une forte attractivité. Mais j’ai l’impression que la région est un peu bancale, un genre de patchwork d’un peu tout : il y a une grande mégalopole, beaucoup de populations et de département. Paris reste le point de mire mais il n’y a pas une seule et vraie identité francilienne. La preuve, quand on habite à Angerville, on est en Île-de-France mais à la campagne ! On se sent parfois ignorés ou méprisés, on est loin des gens qui s’occupent de la région. Par exemple, Angerville a une gare SNCF mais on se bat pour obtenir plus d’arrêts : il y en a seulement 5 trains par jour qui s’arrêtent ici. La gare RER est à 20 minutes en voiture. On se sent un peu au bout de la chaîne.»

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