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Comentaire Alcide Voyage Au Bout De La Nuit Lf Céline

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». Ils éprouvent de la considération envers leur supérieur « une véritable sympathie » et une soumission naturelle « malgré qu’il les engueula sans limite ».

Bardamu évoque les travers réguliers et convenus des militaires « le tabac les rapprochait, tout noirs qu’ils fussent ».

Dès le début du texte Bardamu expose la famine qui règne dans le village africain de Topo «on y bouffait pas loin d'une grand mère par semaine ».

La phrase suivante « dès sept heures […] exercice » situe d’emblée l’absurdité d’un entrainement militaire proposé par Alcide dans une telle situation de disette alors qu’ils auraient pu consacrer cette énergie à la recherche de gazelles. Il utilise même la périphrase « fantasia » et compare l’entraînement auquel il assiste à un divertissement équestre, dans lequel des cavaliers font, à grande allure, des exercices de voltige en chargeant et en déchargeant leurs armes. Il emploie aussi les termes « j’étais aux premières loges » qui montre qu’il assiste à un spectacle théâtral.

L’absurdité de l’exercice réside dans le fait que les miliciens de Topo ne possédant ni armes ni uniformes, doivent s’entraîner des heures durant en imaginant manipuler leur équipement « en s'imaginant des sacs, des chaussures, voire des baïonnettes et, plus fort encore, ayant l'air de s'en servir ». Ce n'est que le fruit de leur imagination, ils n'utilisent que des objets fictifs et vont même jusqu'à s'imaginer des ennemis « d’illusoires ennemis, d’illusoires estocades ».

De plus le terme « primitif » dont usent les occidentaux pour parler des noirs est employé ici non pour décrire les africains mais pour marquer l’absurdité de faire ramper des humains dans le sable dans un tel contexte de famine et de canicule. Cette idée est renforcée par l'accumulation numérique « par quatre, par huit, par douze ». Ils ne sont même pas considérés comme de simples soldats mais plus comme des bêtes.

Ils n'ont pas l'allure de vrai militaire, l’auteur brosse un portrait satirique de l’armée.

Au travers des paroles de Bardamu , on décèle de l’ironie. Dès le début il explique qu’il assiste à une « fantasia » et donc qu’il est prêt à rire à l’avance. En effet, il ridiculise l’entrainement militaire d’Alcide par la périphrase « fantastique exercice ». Il se moque des miliciens en les raillant « d’ingénieux guerriers ». Les actions qu’ordonne Alcide sont tellement grotesques que Bardamu évoque une image surréaliste « couraient dans le vide », « mouvements saccadés ». De plus l’attitude d’Alcide est exagérée par l’hyperbole « bien loin jusqu'à la crête des cèdres augustes de la lisière tropicale » qui montre que les hurlements d’Alcide sont surabondants. Bardamu en tant que spectateur va petit à petit éprouver de l’incompréhension à la vue de ce spectacle « follement inutiles » et trouve à la fin du texte que cet exercice relève de l’impensable et de l’affaiblissement de l’humanité «On en demeurait découragé jusqu’au marasme ».

Il pense que les militaires ne font qu’obéir aux ordres et ne sont capables d’aucune réflexion. C’est une « qualité de base » des militaires mais qui les rend inintelligents et naïfs « qui rend les pauvres gens de l’armée ou d’ailleurs aussi faciles à tuer qu’a faire vivre ».

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