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Théorie Des Organisations

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t actuellement en plein développement. Compte tenu de ce dernier choix, nous avons opté pour une présentation séparée de deux grands ensembles de théories: les théories non économiques qui se rattachent notamment aux recherches en psychologie et en sociologie et les théories économiques.

3 2 - LES APPROCHES NON ECONOMIQUES DES ORGANISATIONS Les approches non économiques des organisations regroupent des théories très disparates qui ont été élaborées par des auteurs dont les démarches et les objectifs étaient très différents. Il serait vain de chercher une quelconque unité aux présentations qui vont suivre et qui se rattachent à des domaines aussi divers que la sociologie, la psychologie des individus et des groupes, ou la théorie de la décision. Certains courants de recherche adoptent un objectif purement normatif en tentant de définir l'organisation idéale, d'autres ont une optique résolument positive en tentant d'expliquer et de comprendre le fonctionnement des organisations. Les champs d'étude sont également très divers, allant de l'entreprise industrielle ou de la bureaucratie étatique à des vues beaucoup plus globalisantes des organisations. Une distinction est parfois faite entre une tradition américaine qui serait plus individualiste et intéressée par le consensus et une tradition européenne plus préoccupée des phénomènes de structures, des relations de pouvoir et des conflits. Enfin, on rencontrera également des options méthodologiques radicalement différentes entre les optiques individualistes qui considèrent que les organisations n'ont pas d'existence propre, et les approches holistiques qui réifient la notion d'organisation. Seules seront exposées les approches qui se rattachent au modèle rationnel; elles regroupent la théorie du management scientifique et la théorie administrative, l'école des relations humaines, l'école fonctionnaliste et la théorie contingente. Elles partagent un point commun, à savoir qu'elles s'appuient toutes sur un modèle de rationalité qui suppose que les organisations ou les individus qui les composent sont motivés par la recherche d'objectifs. On assiste actuellement à l'émergence de nouveaux courants de recherche qui rejettent cette hypothèse de rationalité [cf. KOENIG(1)].

21 - Les théories administrative et du management scientifique

4 Parmi les principaux précurseurs des théories des organisations, apparaissent le français FAYOL (2) et l'américain TAYLOR (3). Tous deux sont considérés comme les fondateurs de ce qu'on a coutume d'appeler "l'école classique du management" et leurs idées, bien que controversées, en particulier par l'école des relations humaines, ont été largement mises en pratique dans les entreprises. FAYOL s'est principalement intéressé aux problèmes de direction de l'entreprise et a jeté les bases de la théorie administrative. TAYLOR s'est quant à lui, davantage penché sur l'organisation des ateliers de production; il a donné son nom au "taylorisme" ou "gestion scientifique du travail". TAYLOR comme FAYOL ne se sont pas préoccupés d'identifier les facteurs qui ont prévalu à l'émergence des différentes structures des organisations, mais de dégager les règles à respecter pour gérer de façon optimale une entreprise. Pour cette raison, leurs discours sont de nature purement normative et leurs "théories" sont en fait un énoncé d'un ensemble de principes. Selon FAYOL, les activités de l'entreprise peuvent être classées en six catégories d'activités: techniques, commerciales, financières, comptables, de sécurité et enfin administratives. Ces dernières comprennent: la prévoyance (très voisine de la planification), l'organisation, le commandement, la coordination et le contrôle. On retrouve dans cette définition des activités administratives, les composantes de ce qu'on nomme aujourd'hui le "management". Le bon fonctionnement de l'organisation est conditionné par l'observation de principes; FAYOL en énonce quatorze. Parallèlement, GULICK et URWICK(4) et FOLLETT (5) aux Etats-Unis et WEBER (6) en Allemagne, ont contribué au développement de la théorie administrative en établissant des principes fondamentaux que l'on peut résumer ainsi1: spécialisation des tâches, standardisation des opérations, uniformité des procédures, unité de commandement, limitation de l'éventail de supervision ou de contrôle, centralisation de la prise de décision, organisation par département. Par rapport à FAYOL qui privilégie la hiérarchie, GULICK et URWICK considèrent trois modes de relations: la ligne hiérarchique, la ligne fonctionnelle et le staff composé des conseillers des opérationnels;

5 de plus, ils distinguent quatre types de structure: par objectifs, par opérations, par clientèles et par zones géographiques. FOLLETT qui se démarque du principe hiérarchique s'intéressera aux relations de pouvoir et d'autorité, ainsi qu'à la gestion des conflits, quant à WEBER, il définit les différents systèmes d'autorité dans l'organisation bureaucratique. L'autre composante de l'école classique du management est représentée principalement par TAYLOR, mais également par BABBAGE, GANTT et GILBRETH qui ont défendu la théorie de la gestion scientifique du travail. De nouveau, la théorie consiste en une série de principes. On y aborde moins la structure des organisations que la gestion des postes de travail. Pour ces différents auteurs, l'amélioration de la productivité passe par l'amélioration du rendement de l'ouvrier au travail, ce qui conduit à la mise au point de méthodes fondées sur une analyse scientifique des tâches, réalisée par des spécialistes. Le personnel est supposé ne pas avoir la capacité et la motivation nécessaires à cette analyse, dans la mesure où l'amélioration de son rendement n'entraîne pas une augmentation de son salaire, qui seule l'intéresse. C'est ainsi que l'application de ce principe entraînera dans les entreprises, la création de bureaux des méthodes, chargés de trouver des solutions pour améliorer l'efficacité du travail, par l'analyse des gestes des ouvriers, de leur fatigue et de leur temps de récupération et de définir les conditions optimales de réalisation d'une tâche. Une fois cette analyse du travail effectuée, il convient pour TAYLOR de sélectionner la personne la plus apte à réaliser la tâche, de la former, d'établir un système de rémunération variable selon les quantités produites et de bien séparer "travail et responsabilité du travail"; l'ouvrier n'est qu'un exécutant. A l'appui de sa théorie qui remportera un vif succès dans les entreprises, TAYLOR cite ses propres expériences, concernant par exemple la manutention des gueuses de fonte et les résultats qu'il a obtenus, en faisant passer le tonnage manipulé par un ouvrier de 16 tonnes à 59 tonnes, tout en augmentant son salaire quotidien de 1,15$ à 1,88$. Par ailleurs, il abandonne le principe d'unité de commandement prôné par FAYOL et subordonne

6 l'ouvrier à plusieurs chefs, spécialisés chacun dans une fonction spécifique: planning, approvisionnement, méthodes... Plusieurs critiques ont été adressées aux théories administrative et scientifique du travail. L'une d'entre elles porte sur les limites des théories liées à leur caractère normatif. Ainsi pour DESREUMEAUX (8), "les analyses de l'anatomie de l'organisation formelle débouchent sur des séries de principes universels d'organisation, moyens d'atteindre la coordination, sur un modèle idéal dont le respect doit conduire au maximum d'efficience et de productivité: il ne s'agit pas tant de découvrir ce qui fait que les structures sont ce qu'elles sont que de définir la "meilleure façon" de construire et de gérer une organisation (d'où les principes de spécialisation, d'unité de commandement, de hiérarchie verticale, etc, assez généraux pour s'appliquer à toute organisation quelle que soit sa nature ou sa forme)." Une autre critique qui peut être formulée à l'égard de l'école classique du management est qu'elle ne tient pas compte des interactions entre les individus et l'organisation. Qu'il s'agisse de la théorie administrative ou de la théorie scientifique du travail, tout se passe comme si les hommes qui composent l'organisation, abandonnaient leurs valeurs, leurs croyances en y entrant. En outre, ces théories qui adoptent une vision très mécaniste des hommes, en faisant abstraction des facteurs humains, adoptent finalement une représentation très partiale de l'homme et voisine de la théorie X de McGREGOR(9). Pour elles, les individus ne souhaitent pas prendre d'initiatives et fuient les responsabilités; ils sont allergiques au travail et il est nécessaire de les diriger avec fermeté. Leur motivation principale réside dans la satisfaction de leurs seuls besoins économiques, ce qui implique que la seule façon de les motiver est d'accroître leur revenu salarial. Enfin, une dernière critique adressée à ces théories, provient du fait qu'elles ignorent les interrelations entre l'entreprise et son environnment. Les spécificités sectorielles ne sont pas prises en compte, les problèmes de flexibilité, d'adaptabilité de l'entreprise aux contraintes de l'environnement,

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