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Commentaire: Radeau De La Méduse

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sculpturale. Cette œuvre est au cœur de tensions sociales, politiques et artistiques auxquelles Géricault participe en même temps qu’il les subit.

Un peu d’histoire…

En 1815, Louis XVIII se réinstalle sur le trône de France. Le 17 juin 1816, une flottille appareille de l'île d'Aix sous les ordres du commandant Hugues Duroy de Chaumaray, commandant la frégate La Méduse.

L'inexpérience du commandant, dont les états de services remontent à l'Ancien Régime, crée un climat de tension, qui provoque l'échouage de La Méduse sur le banc d'Arguin, à 160 km de la côte mauritanienne. Les opérations de déséchouage se passent mal. Un radeau ayant été lourdement chargé, la Méduse flotte à nouveau, mais des avaries surviennent, qui rendent l'évacuation nécessaire (dix-sept marins restent à bord, dont seulement trois survivront).

Au bout de treize jours, le radeau est repéré par le brick L'Argus ; il n'a à son bord que quinze rescapés. Cinq meurent encore dans les jours qui suivent. Au total, le naufrage a abouti à la mort de plus de 150 personnes. Le commandant de Chaumaray est jugé et condamné à trois ans de prison militaire.

L’artiste choisit un sujet provocateur pour prouver son talent et se faire reconnaître par le grand public. Sur le plan politique, il s'agit d'une prise de position contre l’État monarchiste, qui a voulu étouffer l'affaire.

Sur le plan artistique, il est considéré comme réaliste, quasiment journalistique ; en fait, il s'agit d'une œuvre d'inspiration romantique, traitant de la vie et de la mort, de l'espoir et du désespoir, et de composition classique, les corps étant disposés de façon sculpturale. Cette œuvre est au cœur de tensions sociales, politiques et artistiques auxquelles Géricault participe en même temps qu’il les subit.

Histoire des arts

Le tableau ne comporte aucune symétrie ; il montre beaucoup de confusion volontaire qui s’apparente au thème, et plusieurs lignes de force, dont une principale, qui apparaît au premier plan (le radeau) et également au deuxième (le paysage), c'est une structure pyramidale sur une base instable (la mer).

Le regard est entraîné par la ligne ascendante qui part du cadavre en bas à gauche, dont les jambes pendent en dehors du radeau, pour aboutir au marin qui agite un linge en direction du navire salvateur. Le mouvement représenté est tout à fait logique, car il correspond à la réalité du fait divers historique : les quinze rescapés du radeau de La Méduse sont récupérés par un navire, L’Argus. Le sens ascendant de la ligne marque une succession dans les sentiments qu’éprouvent les naufragés, du désespoir à l’espoir (même les nuages fort sombres, les couleurs et la lumière sur les côtés et au second plan renforcent cette idée de salut). Ce symbole est encore accentué par la gestuelle et les positions des individus du radeau

Histoire des arts

Le tableau ne comporte aucune symétrie ; il montre beaucoup de confusion volontaire qui s’apparente au thème, et plusieurs lignes de force, dont une principale, qui apparaît au premier plan (le radeau) et également au deuxième (le paysage), c'est une structure pyramidale sur une base instable (la mer).

Le regard est entraîné par la ligne ascendante qui part du cadavre en bas à gauche, dont les jambes pendent en dehors du radeau, pour aboutir au marin qui agite un linge en direction du navire salvateur. Le mouvement représenté est tout à fait logique, car il correspond à la réalité du fait divers historique : les quinze rescapés du radeau de La Méduse sont récupérés par un navire, L’Argus. Le sens ascendant de la ligne marque une succession dans les sentiments qu’éprouvent les naufragés, du désespoir à l’espoir (même les nuages fort sombres, les couleurs et la lumière sur les côtés et au second plan renforcent cette idée de salut). Ce symbole est encore accentué par la gestuelle et les positions des individus du radeau

Romantisme

Cette toile se rapproche du romantisme engagé que du romantisme personnel puisque le tableau parle d’un accident publique avec aucun lien personnel avec le peintre.

Comme nous l’avons cité plus haut : “il s'agit d'une œuvre d'inspiration romantique, traitant de la vie et de la mort, de l'espoir et du désespoir.”

Romantisme

Cette toile se rapproche du romantisme engagé que du romantisme personnel puisque le tableau parle d’un accident publique avec aucun lien personnel avec le peintre.

Comme nous l’avons cité plus haut : “il s'agit d'une œuvre d'inspiration romantique, traitant de la vie et de la mort, de l'espoir et du désespoir.”

Mouvement

La toile représente un moment assez agité. La scène représentée, se déroule en mer, le radeau étant ballotté par les flots violents, les naufragés criant à l’aide afin qu’un navire vienne les secourir, les uns pleurant la mort d’un proche, les autres agonisant. Le moment précis de l’épisode est proche du dénouement de la tragédie alors que les survivants aperçoivent L'Argus. Le tableau conte ainsi, par toutes ces expressions de peur, d’angoisse, d’agonie ou encore d’espoir que l’on peut lire sur les visages si réalistes des personnages, l’histoire autour de laquelle tourne la toile de Géricault.

Géricault a soigneusement préparé la réalisation du Radeau de la Méduse et il en espérait beaucoup au Salon de 1819. L’artiste demanda même au charpentier de la Méduse, qui comptait parmi les survivants, de reconstituer le radeau. Il fit également des croquis de cadavres, et envisagea même que trois des survivants qui avaient publié un récit de leur aventure (le charpentier, l’ingénieur Corréard et le médecin Savigny) servent de modèles afin d’être le plus réaliste possible.

Couleurs et luminosité

La palette des couleurs utilisées dans Le Radeau de la Méduse, très réduite, va du beige au noir, en passant par le brun clair et le brun foncé. On obtient ainsi une atmosphère générale de tons chauds, avec des couleurs en bonne harmonie, mais dégageant une impression dramatique, de détresse. La couleur dominante du tableau est le beige, et les teintes sont généralement mates. Cependant, un élément se détache du tableau par sa couleur, il s’agit de l’étole rouge foncé que porte le vieillard qui tient un cadavre d’une main, en bas à gauche du tableau.

Le romantisme est caractérisé par des contours moins nets, plus flous que dans le néoclassicisme.

Le tableau, au premier abord, est plutôt sombre (ce qui est particulièrement vrai actuellement, non seulement par le souhait de l'auteur, mais aussi à cause du mauvais vieillissement des pigments utilisés) mais contient une ligne plus claire (le ciel jaunâtre qui apparaît derrière le radeau) et le contraste entre les deux parties n’est pas très fort car les tons appartiennent à la même gamme de couleurs. Les ombres présentes dans le tableau ont pour source

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