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Les Typologies De l'Organisation Sociale

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s holistes, un nouveau type a pu se développer qui contredisait fondamentalement la conception commune. Comment cette transition a-t-elle été possible, comment pouvons-nous concevoir une transition entre ces deux univers antithétiques, ces deux idéologies inconciliables ? La comparaison avec l’Inde suggère une hypothèse. Depuis plus de deux mille ans la société indienne est caractérisée par deux traits complémentaires : la société impose à chacun une interdépendance étroite qui substitue des relations contraignantes à l’individu tel que nous le connaissons, mais par ailleurs l’institution du renoncement au monde permet la pleine indépendance de quiconque choisit cette voie. (…) Le renonçant se suffit à lui-même. IL ne se préoccupe que de lui-même(…)Nous vivons dans le monde social, il vit hors de lui. C’est pourquoi j’ai appelé le renonçant indien un « individu-hors-du-monde ».(….) A partir de lui, nous pouvons faire l’hypothèse suivante : si l’individualisme doit apparaître dans une société du type traditionnel, holiste, ce sera en opposition à la société et comme une sorte de supplément par rapport à elle, c’est-à-dire sous la forme de l’individu-hors-du-monde. Est-il possible de penser que l’individualisme commença de la sorte en Occident ? C’est précisément ce que je vais essayer de montrer ; quelles que soient les différences dans le contenu des représentations, le même type sociologique que nous avons rencontré dans l’Inde – l’individu-hors-du-monde – est indéniablement présent dans le christianisme et autour de lui au commencement de notre ère. »

Louis DUMONT, Essais sur l’individualisme, Genèse, I

II) Ferdinand TÖNNIES

« Le rapport lui-même, et par conséquent l’association, peut être compris soit comme une vie réelle et organique, c’est alors l’essence de la communauté, soit comme une représentation virtuelle et mécanique, c’est alors le concept de société(…). Il faut donc que quelques remarques préliminaires posent l’opposition comme une donnée ; tout ce qui est confiant, intime, vivant exclusivement ensemble est compris comme la vie en communauté. La société est ce qui est public ; elle est le monde ; on se trouve au contraire en communauté avec les siens depuis la naissance, liés à eux dans le bien comme dans le mal. On entre dans la société comme en terre étrangère. On met l’adolescent en garde contre la « mauvaise société », mais l’expression « mauvaise communauté » sonne comme une contradiction. Les juristes parlent, il est vrai, de société domestique, mais c’est qu’ils ne retiennent alors que le concept social de la relation. Au contraire, la communauté domestique, avec ses actions infinies sur l’âme humaine, est ressentie par chacun de ceux qui en font partie. C’est ainsi que les fiancés savent qu’ils entrent dans le mariage comme dans une pleine communauté de vie. Une société de vie est une expression contradictoire dans les termes. On se tient compagnie. Personne ne peut tenir communauté à un autre. On est admis dans la communauté religieuse ; les sociétés religieuses existent uniquement comme les autres associations, en vue d’un but quelconque, pour l’Etat, et ce but, en théorie, se trouve en dehors d’elles. Il existe une communauté de langue, de mœurs, de foi, mais une société du travail, du voyage, des sciences. Les sociétés de commerce sont, à ce point de vue, particulièrement significatives ; même s’il devait exister confiance et communauté entre les membres, on ne pourrait pas parler cependant d’une communauté de commerce. L’association des deux mots : communauté d’action, serait intolérable. Cependant, il y a la communauté de propriété : de champs, de bois, de pâturages. La communauté de bien entre les époux ne sera pas nommée société de biens. C’est ainsi

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