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Lieu De Mémoire : Plateau Des Glières

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fournir en armes. Cette mission est menée par le lieutenant anglais Heslop et l'officier français Rosenthal. Ils examinent dés lors 6 terrains, et parmi ces terrains, ils choisissent le plateau des Glières. Ce vaste alpage est choisis grâce à son altitude (1400 mètres) au cœur du massif des Bornes, il est aussi tout à fait indiqué pour recevoir des parachutages de matériels. Le plateau des Glières est aussi un lieu relativement isolé, on ne pouvait y avoir accès qu'à pied car la route n'existait pas encore. De plus, il est facilement visible grâce à son alignement avec le lac d'Annecy.

Fin janvier 1944; le commandement des maquis est confiés au lieutenant Tom Morel, sa mission ne consiste pas à créer un camp de retrancher aux Glières mais à réceptionner les parachutages qu'on promit les anglais avec une centaines d'hommes. Cependant le 6 février, Tom Morel doit partir dans l'Ain où ses maquis sont aux prises des Allemands, il demande alors au capitaine Clair de le remplacer comme officier de liaison avec Londres. Le capitaine français Rosenthal dit Cantinier, convainc les autres responsables de rassembler le plus possible de maquis afin d'établir une base d'attaque contre l'Allemagne et de donner à Londres la preuve que la résistance des Glières ne s'exprimait pas que en paroles, mais qu'elle était capable de grande action. C'est une terrible décision pour les maquis mais elle est en réalité la seule qui puisse faire admettre aux Alliés que la Résistance intérieur est capable de combattre.

Le 31 janvier 1944, L'intendant de police Lelong tient en maintien la Haute-Savoie, tout individu porteur d'une arme encourt à la peine de mort. Les forces de Vichy pourchassent la majorité des maquisards qui, se retrouvant difficilement ravitaillés, montent au plateau pour constituer la base d'opérations prévue. Début février, ils sont rejoints par une cinquantaine de réfugiés républicains espagnols, anciens soldats aguerris, travaillant comme bûcherons dans la région. Puis fin février, début mars, ils sont rejoints par deux groupes de F.T.P qui veulent des armes. A partir du siège 13 février, ils sont assiégés par des centaines de gardes mobiles, de policiers et miliciens français, malgré cela, malgré le froid et la faim, les maquisards ,qui sont maintenant 450, réceptionnent trois parachutages : le 14 février, le 5 et 10 mars, soit au total plus de 300 conteneurs.

La première opération d'envergure du maquis des Glières sera menés lorsque Tom Morel conclut un accord de neutralité temporaire avec le commandant Raulet et l'officier de paix, Couret et que ce dernier ne respecte pas ses engagements. Dans la nuit du 9 au 10 mars 1944, cent cinquante maquisards cernent le village d'Entremont et capturent soixante GMR ( groupes mobiles de réserves ) au court d'un vif échange de tirs. Durant cette nuit agitée, Tom Morel réussit à s'emparer de l'hôtel de France. Au terme d'une violente discussion entre Morel et le commandant Lefèbvre, ce dernier sort un petit revolver et tire à bout portant sur le lieutenant Morel, qui meurt sur le coup d'une balle en plein cœur. Lefèbvre est directement abattu mais la mort de Tom laisse un grand vide dans ses troupes. Le 18 mars, le capitaine Anjot succède à Tom Morel.

Deux jours après le grand parachutage, les chalets sont bombardés par l'aviation allemande. Les GMR ainsi que la Milice française lancent quelques assauts mais ceux-ci se soldent par des échecs. A partir du 23 mars, quatre bataillons s'ajoutent aux quatre milles membres des forces de l'ordre françaises, dont la moitié encercle le plateau des Glières. Pour Anjot et ses hommes, il est raisonnable de se replier pendant qu'il est encore temps, mais pour cela, il leur faut renoncer à l'honneur. Or, depuis plusieurs semaines Cantinier réclame au nom d'une France libre, un combat exemplaire. Un duel sur les ondes opposent Maurice Schumann pour Londres et Philippe Henriot pour Vichy. Pour l'honneur, Anjot décide de se battre même si il sait ce combat désespéré, il veut sauvegarder l'honneur en épargnant le plus de vie possible.

Le combat débute alors. Le 25 mars, les chalets de Monthiévret sont détruits, le 26 mars, l'aviation incendie une dizaine de chalets et mitrailles les sous bois de plateau. Alors que les nouvelles tentatives de la Milice françaises échouent encore, les allemands lancent deux sections afin de tester la défense des maquis. La section liberté chérie repousse la première section tandis que la deuxième parviennent à surprendre la section Saint-Hubert obligeant les maquisards à se replier à la faveur de la nuit.

Le combat décisif débute le 26 mars, apprenant que les Allemands ont ouvert une brèche, Anjot ordonne l'exfiltration du bataillon des Glières à 22 heures. Les maquisards prisonniers des allemands tentent de s'échapper mais sont aussitôt repérés par les allemands qui sonnent l'assaut général, qui été initialement prévu pour le 28 mars. Une fois arrivés sur le plateau, les allemands trouvent le plateau déserté par ses défenseurs. Le lieutenant colonel SS adresse dés lors à ses supérieurs un télégramme : [...] l'opération a démarré aujourd'hui prématurément. [...] Le colonel Schwehr a été amené à prendre cette décision lorsqu'il a été en possession de renseignements sûrs disant que les terroristes avaient reçu l'ordre de quitter le plateau isolément. [...] Il ressort des dépositions des terroristes faits prisonniers qu'en raison du feu d'artillerie du 26 mars et de l'attaque d'une section d'assaut allemande le même jour, [les chefs de] ceux-ci étaient d'avis que l'attaque générale

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