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Francis Ponge

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intéresse malgré tout à la Révolution russe.

En 1918, il est reçu au baccalauréat de droit, admissible en licence de philosophie, mais reste muet à l’oral : recalé. Il est mobilisé dans l’infanterie à Falaise, puis au G.Q.G. des Armées françaises à Metz. Il lit Nietzsche (la Naissance de la tragédie).

En 1919, il suit le G.Q.G. à Chantilly, et contracte la diphtérie. Il passe sa convalescence dans la villa d’Henry Bataille, où il écrit ' La promenade dans nos serres ', premier texte où apparaît le ' matérialisme logique '. A Strasbourg, avec G. Audisio, J. Hytier, il prépare l’Ecole normale supérieure : admissible, mais une fois de plus reste ' muet ' à l’oral. Il adhère au parti socialiste. Démobilisé, il se brouille avec sa famille.

En 1920, il mène une vie de bohême entre Caen et Paris.

En 1921, il rédige ' Esquisse d’une parabole ', apologue socialiste qui sera publié dans le Mouton blanc, revue dirigée par J. Hytier.

En 1922, il séjourne à Caen où il se réconcilie avec sa famille et connait une intimité intellectuelle avec son père. Il rencontre J. Rivière et J. Paulhan, nîmois et ami de la famille. Il écrit les ' satires ', ' Fragments métatechniques '.

En 1923, Armand Ponge est alité, frappé par la fièvre typhoïde. En février, Francis envoie les ' Trois satires ' à la NRF. Paulhan, séduit, lui propose un emploi de secrétaire de fabrication aux éditions Gallimard et c’est le début de la longue correspondance avec Paulhan. Le 18 mai, Armand Ponge meurt. Les ' Trois satires ' au sommaire de la NRF de juin. Sous le choc de la disparition de son père, il écrit ' La famille du sage ' et quitte son emploi. Il s’installe à Paris avec sa mère et sa sœur. En septembre, Paulhan lui écrit :

' Promettez-moi de ne plus me demander de conseils. J’aimerais écrire ce que vous écrivez, voilà. ' Il publie des textes sur J. Romains dans le Mouton blanc de septembre ; ' Esclandre et cinq autres poèmes ' dans le numéro de novembre ; ' Deux petits exercices ' dans le Disque vert, revue bruxelloise dirigée par Franz Hellens. Il s’intéresse à la revue Europe et au groupe de J. Romains, mais après une rencontre se refuse à entrer parmi les ' disciples ' du maître.

En 1924, il voyage en Italie et est témoin de violences fascistes et desautodafés. Il fréquente presque exclusivement J. Paulhan, B. Groethuysen et Alix Guillain. En 1925, la NRF refuse ' Du logoscope ', Paulhan qui lui reproche ses exigences typographiques. Il travaille à une ' tragédie contemporaine en alexandrins ' : Tigrane et Priscilla. Il lit Horace. En 1926 parait ' Douze petits écrits ', dédiés à J. Paulhan. Il connait des difficultés d’écriture et une fatigue nerveuse. Il part en Normandie, puis au Chambon-sur-Lignon où il redécouvre la nature et les choses.

En hiver 1927, il est au Grau-du-Roi (Camargue) où il pratique la chasse et la pêche. Proêmes sur la contemplation des choses et la nomination (' Ressources naïves '). Il écrit ' Trois impromptus sur Léon-Paul Fargue '.

En 1928, premières formulations du ' parti pris des choses ' (proêmes publiés bien plus tard dans Pratiques d’écriture). Il écrit ' Le galet ', première ' définition-description ' relevant de la méthode du ' parti pris '. Il se rapproche du groupe surréaliste. Il relit Voltaire, Diderot, les Encyclopédistes.

En 1929, il rencontre Odette Chabanel à Chambon-sur-Lignon. Des différends politiques et l’accumulation de ' malentendus ' l’éloignent de Paulhan. Il écrit ses principaux proêmes de la ' période surréaliste ' (' Des raisons d’écrire ', ' Raisons de vivre heureux ', ' Rhétorique '...)

En 1930, il rompt avec Paulhan après le refus de la NRF de publier son compte rendu de séance du procès de l’anarchiste Odéon. Il signe le second manifeste surréaliste, ' le Surréalisme au service de la Révolution '. ' Plus-que-raisons ' est au sommaire du numéro 1 de la revue du groupe.

En 1931, il épouse Odette Chabanel en juillet. Il entre aux messageries Hachette, où il fera la connaissance de Jean Tardieu et y restera jusqu’en 1937. Durant cette période, travaille ' vingt minutes ' chaque soir à ces petits textes qui constitueront le Parti pris des choses et l’essentiel de Pièces. Il publie ' Végétation ' dans la NRF de décembre (la première depuis 1926) et renoue avec Paulhan. Dans le Tableau de la poésie française de la NRF, il demande à figurer dans la deuxième partie, parmi les ' poètes inconnus '. Il participe avec Tardieu aux manifestations antifascistes après les émeutes de février. Il écrit ' Opinions politiques de Shakespeare ', ' Coriolan ou la grosse mouche '. Sa fille Armande nait. ' Le cageot ' est au sommaire du n° 1 de Mesures. Il Fréquente les réunions de la revue Mesures. C’est le début de son amitié avec Henri Calet. Il participe activement aux grèves et à l’occupation des locaux d’Hachette et devient responsable syndical, membre du comité intersyndical lors des négociations avec la direction.

En 1937, il adhère au Parti communiste. Il Prononce un grand discours au Moulin de la Galette devant mille personnes à l’occasion d’un meeting syndical. Il est licencié par Hachette etr se retouve au chômage. Ses textes envoyés à Paulhan pour ' L’air du mois ' de la NRF sont jugés trop politiques et refusés.

En 1938, il est commis d’assurances pour la compagnie Soleil-Aigle, puis pour le porte-feuille P. Wurmser. Il écrit ' Notes prises pour un oiseau '.

En 1939, Le Parti pris des choses est prêt, la guerre en retarde la publication. Il est mobilisé au IIIe C.O.A. de Rouen. Il commence ' La guêpe '.

En 1940, il écrit 'Souvenirs interrompus'. L’éxode le mène à Blois, Saint-Jean-d’Angély, la Garonne, puis il rejoint sa famille à Saint-Etienne. Il passe l’été au Chambon-sur-Lignon, commence le ' Carnet du bois de pins ' puis s’installe à Roanne et travaille comme agent d’assurances pour ' le Patrimoine '.

En 1941, il travaille aux textes qui constitueront la Rage de l’expression : ' Le mimosa ', ' Les berges de la Loire ', ' L’œillet '. Il correspond avec G. Audisio sur ' Le carnet du bois de pins '. Il noue de nombreux contacts avec Pascal Pia, journaliste et ami, qui cherche, avec A. Camus, à créer une ' sorte de NRF de la zone libre '. Il héberge des responsables du Front national (mouvement de résistance du Parti communiste).

En 1942, il entre au Progrès de Lyon grâce à Pascal Pia : y rédige les ' Billets hors-sac ', articles non signés. Il publie le Parti pris des choses. Il devient chef de centre du Progrès de Lyon à Bourg-en-Bresse jusqu’à l’invasion de la zone libre par les Allemands. Après le sabotage du Progrès, il s’installe à Coligny. Il fait l’agent de liaison de la Résistance en zone Sud, sous la couverture de représentant des éditions Seghers, Confluences, Fontaine. Il rencontre Joe Bousquet et Jean Tortel.

Il rencontre Camus en janvier 1943. Il écrit les ' Pages bis ' de Proêmes, en réponse au Mythe de Sisyphe de Camus. Il publie ' La pomme de terre ' dans Confluences : la presse collaboratrice du Sud s’indigne. A des éditeurs suisses qui le sollicitent, il envoie ses derniers textes. Il participe à l’anthologie clandestine l’Honneur des poètes avec un texte de 1930, ' Dialectique non prophétie', sous le pseudonyme de Roland Mars.

De retour à Paris après la Libération, il dirige les pages littéraires d’Action (hebdomadaire du Parti communiste) et se lie amitié avec Braque. Il fréquente les peintres : Picasso, Fautrier, Dubuffet et écrit ses premiers textes sur la peinture. Il rencontre aussi Ungaretti. Dans Poésie 44, il fait paraitre une longue étude de Sartre sur le Parti pris : ' L’homme et les choses '. Il projette la publication des proêmes sous le titre Moments critiques ou Moments. Il publie dans le numéro 1 des Temps modernes ses ' Notes premières de l’Homme '. Il s’installe rue Lhomond dans l’ancien appartement de Dubuffet. A Proêmes, retenu pour le prix de la Pléïade, le jury préfère un recueil de R. Breuil ; Paulhan a voté contre Ponge.

En 1946, il travaille sur le Savon. Il quitte le journal Action.

En 1947, il écrit ' La Seine '. Il Rompt avec le Parti communiste. Il part en Algérie en décembre.

En 1948, il est à Sidi-Madani, en Algérie, jusqu’en février, avec Calet, Leiris, Kermadec ; il y écrit ' My creative method ', ' Pochades en prose ', ' Le porte-plume d’Alger '. Il publie Liasse, Proêmes, le Peintre à l’étude. Début des difficultés matérielles. Dans la NRF : ' Note hâtive à la gloire de Groethuysen '.

En 1949, il prononce une conférence à Lausanne et Zurich. Difficultés matérielles importantes malgré l’aide de J. Paulhan. Il collabore de nouveaux avec des peintres : Dubuffet

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