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La Tendre Indifference Du Monde

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cient et acceptant de l'irrationalité de tout. Le fait que Camus divise L’Etranger, en deux parties souligne la transition de Meursault d’un individu, rebelle contre son monde, à un homme satisfait et conscient de son destin absurde.

Pendant la première partie, Meursault est détaché sur le plan émotif, mal-a-droit dans les situations sociales, et très influencé par des forces externes. Ses besoins lui succombent et il ne peut jamais trouver la satisfaction en lui-même. Au début, Meursault est dépendant de la cigarette et il décide même que “cela n’avait aucune importance” s’il fume devant sa mère morte (17). Bien qu’il soit d’abord hésitant à cause de la moralité de l’action selon la société, Meursault succombe à sa nécessite physique et son incapacité de comprendre les règles sociaux. Cette idée revient dans ses rapports avec Marie, et son attitude envers les femmes en général. Particulièrement, quand lui et Marie nagent ensemble, Meursault est entièrement captivé par ses qualités physiques, comme “ses seins durs” et “le brun du soleil [qui] lui faisait un visage de fleur” (55). Selon les standards morales de la société, Meursault devrait être attiré avec émotion à cette femme, avec qui il considère de se marier. Le rapport entre Meursault et son bon ami, Céleste, le patron d’un café, est fondé sur la satisfaction d’un autre besoin physique : la faim. Le fait que les pensées et les relations de Meursault tourne autour ses nécessites physique et la satisfaction externe reflète son détachement affectif et isolement social. De plus, Meursault se semble gêné à cause de ce détachement. Par exemple, en demandant de son patron deux jours de congé pour l’enterrement de sa mère, Meursault dit, “‘Ce n’est pas de ma faute’” (9). Le fait qu’il n’est pas à l’aise avec son isolation représente son manque d’acceptation de sa vie à ce moment dans le roman. Il n’est pas du tout encore conscient que le monde ne fait pas de sens, et il s’isole parce qu’il ne peut pas conformer aux standards normales crées par une société ignorante de l'absurdité.

La première transformation de Meursault dans sa grande évolution est d’un personnage isolé dans la première partie (qui vit dans le présent) au prisonnier de la deuxième partie qui se nourrit des souvenirs obscurs du passé. Ce changement souligne sa dernière réalisation que l’absurde justifie toutes ses actions passées. La première implication de cette nouvelle capacité de se souvenir et revivre les événements passés arrive quand Meursault, en attendant son procès, décide “qu’un homme qui n’aurait vécu qu’un seul jour pourrait sans peine vivre cent ans dans une prison. Il aurait assez de souvenirs pour ne pas s’ennuyer” (121). Avant de ce moment dans le roman, Meursault ne s'était pas rendu compte de sa capacité de se souvenir ou d'apprécier sa vie passée. Cette récognition le mène de réfléchir sur toute sa vie. Après avoir réfléchi, Meursault apprend qu’il avait bien vécu, parce que toutes ses actions sont justifiées par l'absurdité. Plus tard dans la deuxième partie, pendant la plaidoirie de son avocat, Meursault se sent “assailli des souvenirs d’une vie qui ne [s]’appartenait plus, mais où [il avait] trouvé les plus pauvres et les plus tenaces de [s]es joies” et que tout ce qu’il a fait dans la vie est inutile (158-59). Sans la compétence (et le désir) de contempler sa vie passée, Meursault n’aurait pas pu juger cette vie, et ainsi de l’accepter. Donc, ses souvenirs sont nécessaires pour qu’il puisse concilier une vie inutile. Bien qu’elle ait manqué une signification avant la mort, cette sorte de vie est justifiée à cause de l’absurde. La seule chose d’importante est la joie dans la vie absurde.

La deuxième étape dans l'évolution de Meursault implique son acquisition de la capacité de se sentir (et exprimer) l'émotion. Cette transformation le mène du statu d’un étranger isole à un membre de la société qui peut communiquer ses émotions avec lui-même et les autres. De plus, en acquérant cette capacité, Meursault apprend à accepter l'absurdité de sa vie passée qui a manqué toute l'émotion. Par exemple, pendant le procès, Meursault dit calmement, “‘J’aurais voulu essayer de lui expliquer cordialement, presque avec affection, que je n’avais jamais pu regretter vraiment quelque chose’” (152-53). Ce fait qu’il est maintenant conscient et sensible de son défectif d'émotion fait signe à une grande transformation de ses réponses de sa vie. Comme Meursault apprend à se sentir, il conclut qu’il n’avait pas eu tort de vivre sans émotion, car l’absurde justifie qu’il n’y a pas de raison pour se sentir et risquer la déception. Ainsi, Meursault devient le héros absurde au moment précis où il se rend compte de son existence absurde. À la fin du roman, quand il se prépare pour son exécution, Meursault décide qu’il est heureux, et qu’il l’avait été toujours (184). Enfin, près de la fin de sa vie, il comprend vraiment son état émotionnel. Il peut seulement trouver le bonheur quand il accepte cette absurdité. Ainsi, son acceptation d’une vie sans émotion devient l’acceptation d’une vie absurde.

La dernière étape dans la transformation mène Meursault de la vie d’un banni isolé, qui suit les chemins les plus faciles, à un vrai personnage qui a envie des interactions sociales et d’attention. Cependant, ce désir est formulé seulement quand Meursault se rend compte qu’il s’en fiche de la société qui le juge. Par exemple, près de la fin du procès, Meursault voit que “[s]on sort se réglait sans qu’on prenne [s]on avis” (150). Le fait qu’il se rend compte que son destin est indépendant de sa volonté représente sa transformation au héros absurde, un individu assez différent pour lutter contre les normes et la morale arbitraire, mais qui peut donner un sens à sa vie en l’acceptant comme absurde. Meursault répète cette acceptation de sa position comme un paria plus tard, quand il annonce, “il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ile m’accueillent avec des cries de haine” (183).

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