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Gestion De Conflit

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ises et fortement soutenues par l’opinion publique ; cette dernière comprend de moins en moins ces mouvements souvent jugés trop fréquents et perturbant parfois fortement le quotidien de chacun.

Les conflits sociaux pourraient se départager en deux parties avec d’un côté les « grands conflits », provenant de directives nationales ; et de l’autre les « petits conflits » agissant sur le plan local et confrontant les chefs de service à un problème direct.

2- Les conflits quotidiens

Les conflits quotidiens regroupent des individus autour d’intérêts communs et soudent leur solidarité par la lutte avec une collectivité voisine.

Un sentiment d’injustice est à la base même du conflit. Se forment alors des groupes constitués de personnes ayant un fort sentiment d’appartenance à ce groupe et répondant à un leader.

Nous pouvons ainsi prendre l’exemple des bandes où des clans se divisent et se disputent le contrôle de la cité. Mais au lieu de régler le problème le conflit ne fait, la plupart du temps, que dégrader un peu plus les relations humaines et bloque toute possibilité de négociation. A terme on ne se bat même plus pour une cause mais pour gêner l’autre groupe. Or pour que l’entreprise soit efficiente elle a besoin d’une bonne communication inter-service.

3- Les conflits individuels

Les conflits individuels sont les problèmes ressentis par un individu face à un autre à l’occasion des relations normales du travail.

On peut souligner les conflits hiérarchiques d’un côté et les conflits personnels de l’autre. Les premiers relèvent de la gestion des ressources humaines au sein de l’entreprise alors que les seconds relèvent plutôt de la personnalité de chacun.

Ils s’élèvent souvent sur des malentendus ou des causes cachées, ce qui entraîne une grande perte d’efficacité pour l’entreprise. Ce sont les plus difficiles à résoudre car on n’en connaît souvent pas les causes et les conséquences ont tendance à avoir un effet « boule de neige ».

2. Évolution des théories sur le conflit

A. L’élimination du conflit

Le conflit social a fait l’objet d’une élimination dite "magique " durant le milieu du XXe siècle. Le conflit social a fait l’objet d’une négligence dans les sciences sociales pendant plus de quarante ans, cette négligence peut s’expliquer par quatre principaux facteurs ;

Le premier facteur réside dans l’essor de la théorie du fonctionnalisme. Le fonctionnalisme est basé sur l’idée « d’une société qui est un système, qui tend vers l’équilibre, gouverné par des valeurs, elles-mêmes intégrées dans une culture admise par tous ». Ce courant a dominé jusque dans les années 1950, et d’après sa définition on voit bien que la question du conflit est éliminée.

A la même époque en Grande-Bretagne, sous l’impulsion de Malinowski est apparu l’ultra fonctionnalisme. Ce mouvement est défini comme « un tout indivis dont les divers éléments sont interdépendants ». Ainsi, les individus entretiennent des relations de coopérations et communiquent entre eux ce qui exclut toute forme de conflit

Le deuxième facteur étant l’utilisation des méthodes quantitatives. Ce courant utilise les quantitatives afin de s’intéresser à des phénomènes de masse, on parle alors de tendance générale, de standards. Il ignore les fractures, les oppositions, les exclusions leur permettant ainsi de négliger la question du conflit.

Le troisième nous montre qu’à cette époque les disciplines étaient très conformistes et interdépendantes. On observa donc un rejet commun du conflit.

Le dernier facteur est contextuel, en effet vers la fin de la Seconde Guerre mondiale les Etats-Unis et l’Europe ont connu une période de prospérité économique extraordinaire. L’harmonie et l’unité de cette période ont fait négliger aux sociologues de l’époque la question du conflit.

B. Le conflit toléré

C’est aux états Unis que naissent les premières critiques du fonctionnalisme et du quantitativisme. Trois modèles se développent alors l’individualisme méthodologique, l’interactionnisme symbolique et l’ethnométhodologie.

Cette remise en cause apparaît suite à de nouvelles politiques. En effet, la contestation de la guerre du Vietnam bas son plein aux Etats-Unis, de nombreuses manifestations étudiantes apparaissent, et il y a l’émergence des mouvements féministes.

De nombreux mouvements anti fonctionnalismes apparaissent, et apparaît ainsi l’individualisme méthodologique qui minimalise toujours le conflit. Ici l’agent est rationnel et les phénomènes collectifs sont des résultantes individuelles. Cela s’oppose à l’holisme méthodologique.

L’interactionnisme symbolique représente un autre mouvement contestataire. Dans cette théorie les agents sont des produits de la société et jouent des « rôles » comme des comédiens, ils reconnaissent une place entière au conflit. On retient alors quatre concepts fondamentaux : actes sociaux, rôles, symboles significatifs, et autrui généralisé.

Vers la fin du XXe siècle les sociologues ont également pris en compte le conflit mais en le minimalisant. On préfère alors parler de consensus plutôt que de dissensions, les conflits sont alors atténués. Dans la majorité des cas le groupe recherchera un consensus qui lui-même aboutira sur un compromis. Mais les méfaits du consensus peuvent aboutir à une normalisation.

Le conflit va ensuite être médité et négocié ce qui signifie que l’on a recours à la médiation et a la négociation. Puis il sera formalisé avec quatre types de conflits : attraction-attraction, attraction-répulsion, répulsion-répulsion, et le type double attraction-répulsion.

Pour conclure, le conflit ne serait pour certaines personnes qu’un jeu dans lequel la société est soumise au mécanisme de concurrence, de compétition et de sélection. Le modèle de la théorie des jeux apparaît alors avec par exemple, le très célèbre dilemme du prisonnier.

C. L’acceptation, intégration, exacerbation du conflit

D’autres théories sur le conflit existent, l’acceptation, l’intégration et l’exacerbation en font partie.

La guerre est un conflit accepté, on ne peut donc par conséquent l’exclure ou l’amoindrir. La guerre a une fonction de socialisation, selon Simmel, « La guerre nécessite une intense centralisation du groupe et le despotisme est le meilleur moyen d’obtenir cette concentration ». D’après cette citation la guerre aurait donc un effet positif. Le conflit est donc intégré dans la société puisque c’est un facteur de socialisation.

Mais le conflit peut parfois être exacerbé voire même passionné. La question du pouvoir va permettre de distinguer le conflit d’une simple contradiction interne à un système. Ainsi Selon Touraine les conflits apparaissent uniquement lorsque le pouvoir est introduit.

Selon Dahrendorf il y a conflit partout ou il y a de la vie. Il se différencie de Marx et de la théorie des classes en affirmant que celle-ci ne repose pas sur la propriété des moyens de production, mais sur l’autorité. L’autorité « constitue une relation sociale à la fois plus générale et plus significative », elle est associée à une position sociale. Pour lui le conflit est « toute relation entre des ensembles d’individus qui comprend une différence irréductible d’objectifs ».

D. Conflits et changements sociaux

La théorie du changement social repose sur le conflit comme base du changement social. Ces changements sont dus à quatre facteurs : la démographie, le progrès technique les valeurs culturelles et les conflits. Mais il ne faut pas oublier l’influence des cultures et des idéologies.

Cependant, les points de vue des sociologues divergent sur la théorie du changement social. Parmi les écrits de ceux qui sont en faveur de cette théorie, on peut souligner l’importance du facteur technique et du facteur "conflits sociaux".

On s’intéresse également aux conflits dans la sphère urbaine. Moscovici remet en question le modèle fonctionnaliste avec un nouveau modèle génétique selon lequel les minorités telles que les femmes, étudiants, homosexuels, ou encore groupes raciaux sont des sources d’innovation et de changement social. Ainsi, dans le modèle génétique, les individus et groupes « transforment leur condition et se transforment ainsi, les minorités déviantes deviennent des minorités actives ou encore créent de nouvelles façons de penser et d’agir ».

3. Les facteurs et causes génératrices de conflits

A. Les facteurs extérieurs qui déclenchent des conflits

1°) Les attitudes

Certaines attitudes peuvent déclencher des conflits, ce sont les premières causes de conflits. Tout d’abord, une personne sévère et rigide qui a une attitude de persécuteur peut provoquer des conflits. En effet, les personnes persécutées peuvent éprouver de la rancune par rapport au persécuteur, et cela peut déboucher sur un conflit.

Ensuite,

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