DissertationsEnLigne.com - Dissertations gratuites, mémoires, discours et notes de recherche
Recherche

Des Souris Et De Homme

Compte Rendu : Des Souris Et De Homme. Rechercher de 51 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires
Page 1 sur 8

°) Expliquez le titre du livre. (2points)

| Correction du contrôle de lecture sur Des souris et des hommes de Steinbeck |

1°) La règle des 3 unités :

A) Le temps de l’histoire dure 3 jours et 3 nuits : l’action débute le jeudi soir, puisque le lendemain soir, dans la troisième partie du roman, Whit dit : « vous vous amenez un vendredi… ». Elle s’achève le jour de repos des travailleurs, lorsque dans la 5° partie le narrateur précise « c’était dimanche après-midi ».

B) L’utilisation de l’espace est très concentrée, à savoir les bords de la rivière dans la première et la dernière partie : « La Salinas descend » (p27), « l’eau de la Salinas » (p165) ; les quatre autres parties se déroulent à l’intérieur du ranch, « le baraquement » (p51 et 79) pour les parties 2 et 3, « l’écurie » (p117 et 143) pour les parties 4 et 5. L’enfermement des parties centrales s’oppose à la nature sereine et indifférente qui borde la rivière. On peut aussi voir un recul de l’espèce humaine vers l’animale dans ce cheminement physique.

C) L’enjeu de l’aventure est ce rêve sans cesse ressasser par George et Lennie : « Un jour, on réunira tout not’pez, et on aura une petite maison et un ou deux hectares et une vache et des cochons et…- On vivra comme des rentiers, hurla Lennie. Et on aura des lapins » (p44 etc.). L’unité est tellement respectée que c’est exactement le même rêve qui est évoqué à la fin du récit, sans bien sûr qu’il soit accompli. C’est un rêve sans envergure, sans ambition démesurée, il s’agit juste pour ces errants d’avoir un toit et quelques animaux pour survivre sans rien devoir à personne. Aspect tragique : c’est bien sûr lorsque le rêve devient réalisable, palpable, « dans un mois exactement » (p108) à savoir lorsque Candy propose son argent : « on le fera, dit-il. On l’arrangera cette bonne vieille maison et on ira y habiter. »(p107). Il faut évidemment rapprocher ce passage au futur avec le conditionnel qu’emploiera Candy après le meurtre : « J’aurais pu sarcler leur jardin et laver leur vaisselle » (158).

2°) La mise en scène

A) L’entrée sur la scène du baraquement est la même pour chacun des personnages : tous apparaissent dans l’encadrement de la porte : « Le loquet de bois se souleva. La porte s’ouvrit[…]Le loquet de bois se souleva de nouveau et la porte s’ouvrit. Un petit homme trapu se tenait sur le seuil. […]Il s’avança vers la porte ouverte et regarda au dehors. …Le vieux entra. […] » et ainsi de suite. Le seuil de la porte symbolise physiquement l’entrée des personnages, Steinbeck y accorde beaucoup de soin allant jusqu’à le mettre en scène avec les éclairages : « Les deux hommes levèrent les yeux car le rectangle de soleil de la porte s’était masqué. » (p68) A noter qu’en anglais, le seuil se dit frame qui signifie également « piège à souris »…

B) La scène est construite sur une opposition lumière/obscurité. Ainsi la chambre est plongée dans le noir comme l’est le monde à cet instant-là : « clarté du soir, l’intérieur du baraquement était sombre, le clair-obscur, les coins de la chambre restèrent sombres ». C’est exactement l’heure que l’on nomme dans la tradition populaire « entre chien et loup » ! La lumière est représentée par « l’ampoule électrique » mais c’est une lumière diffuse, « atténuée par un abat-jour de fer blanc », ce qui crée une atmosphère douce et rassurante. De plus, le faisceau de la lampe « rabattant tout droit la lumière », les personnages semblent protégés par un halo bienveillant, isolés du monde obscur par cette lumière apaisante, d’où le caractère intimiste. Une telle ambiance ne peut que favoriser les confidences…

C) La scène cette fois est construite sur une opposition silence/ bruit. Afin de respecter la peine de Candy, mais aussi sans doute à cause d’un certain malaise, d’une probable culpabilité, les hommes du baraquement se taisent et évitent d’émettre le moindre son : « Georges ne battit pas les cartes. […] Le silence retomba dans la chambre. Une minute s’écoula, puis une autre minute. […]Le silence de nouveau, avait envahi la chambre. […]silencieux. » Chaque silence est rompu par un bruit très faible, qui augmenta la tension ( d’où la reconnaissance avec laquelle ils accueillent le rat qui vient alléger l’angoisse, et le fait que Whit éclate) ressentie par les personnages : « le petit claquement, un grignotement, dit, éclata ». Enfin, le seul bruit que tous guettaient : « Une détonation retentit dans le lointain », un son étouffé par la distance. Dans cette scène tout se joue sur l’immobilisme des personnages et sur l’échange des regards : « attira les regards, contemplait, Slim le regarda, les hommes baissèrent les yeux avec reconnaissance, les hommes regardèrent rapidement le vieux… »

3°) Le tragique

A) L’instance avec laquelle George demande à Lennie de se souvenir de ce lieu en cas de problème sous-entend le fait que George est conscient ou du moins pressent que de nouveaux ennuis peuvent et vont se produire, sans doute pour les mêmes raisons qui les ont poussés à fuir de Weed. « Tu te cacheras dans le fourrés jusqu’à ce que je vienne te chercher. »(p46) // « Me cacher dans les fourrés et attendre que George arrive. » ( p166).

B) Le récit de George sur ce qui s’est passé à Weed « tu te cramponnes à elle comme si c’était une souris » (p40) et la souris morte que Lennie garde dans sa poche tendent à prouver que ces actes criminels ne peuvent que se reproduire. Lennie n’est pas conscient de sa force : « je leur pressais un peu la tête et elles étaient mortes » (p38), il ne souhaite en réalité qu’un peu de douceur, que ce soit grâce à la fourrure des souris ou la robe des

...

Télécharger au format  txt (9.6 Kb)   pdf (93.7 Kb)   docx (9.2 Kb)  
Voir 7 pages de plus »
Uniquement disponible sur DissertationsEnLigne.com