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Anthologie Poetique.

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me est considéré comme très mystérieux.

Pierre de Ronsard est parmi les plus grands auteurs du XVIe siècle il a entre autre écrit « Amour me tue » poème d’amour qui parle aussi notamment de la mort, ce sonnet (deux quatrains et deux tercet) est une déclaration, du fait que De Ronsard préfèrerait mourir plutôt que d’arrêter d’aimer.

Premier Poème :

Au lecteur.

La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,

Occupent nos esprits et travaillent nos corps,

Et nous alimentons nos aimables remords,

Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ;

Nous nous faisons payer grassement nos aveux,

Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,

Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste

Qui berce longuement notre esprit enchanté,

Et le riche métal de notre volonté

Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !

Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;

Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,

Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange

Le sein martyrisé d'une antique catin,

Nous volons au passage un plaisir clandestin

Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,

Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,

Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons

Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,

N'ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins

Le canevas banal de nos piteux destins,

C'est que notre âme, hélas ! N’est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,

Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,

Les monstres glapissants, hurlants, grognant, rampants,

Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !

Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,

Il ferait volontiers de la terre un débris

Et dans un bâillement avalerait le monde ;

C'est l'Ennui ! - l'œil chargé d'un pleur involontaire,

Il rêve d'échafauds en fumant son houka.

Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,

- Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !

Charles Baudelaire. (1821 – 1867)

Deuxième Poème :

La jeune fille.

Brune à la taille svelte, aux grands yeux noirs, brillants,

À la lèvre rieuse, aux gestes sémillants,

Blonde aux yeux bleus rêveurs, à la peau rose et blanche,

La jeune fille plaît : ou réservée ou franche,

Mélancolique ou gaie, il n’importe ; le don

De charmer est le sien, autant par l’abandon

Que par la retenue ; en Occident, Sylphide,

En Orient, Péri, vertueuse, perfide,

Sous l’arcade moresque en face d’un ciel bleu,

Sous l’ogive gothique assise auprès du feu,

Ou qui chante, ou qui file, elle plaît ; nos pensées

Et nos heures, pourtant si vite dépensées,

Sont pour elle. Jamais, imprégné de fraîcheur,

Sur nos yeux endormis un rêve de bonheur

Ne passe fugitif, comme l’ombre du cygne

Sur le miroir des lacs, qu’elle n’en soit, d’un signe

Nous appelant vers elle, et murmurant des mots

Magiques, dont un seul enchante tous nos maux.

Éveillés, sa gaîté dissipe nos alarmes,

Et lorsque la douleur nous arrache des larmes,

Son baiser à l’instant les tarit dans nos yeux.

La jeune fille ! — elle est un souvenir des cieux,

Au tissu de la vie une fleur d’or brodée,

Un rayon de soleil qui sourit dans l’ondée !

Théophile GAUTIER

Troisième Poème :

Le Pont Mirabeau.

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu'il m'en souvienne

La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure.

Les mains dans les mains restent face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse.

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure.

L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'Espérance est violente.

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure.

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine.

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure.

Guillaume Apollinaire.

Quatrième Poème :

Honte.

Tant que la lame n'aura

Pas coupé cette cervelle,

Ce paquet blanc, vert et gras,

A vapeur jamais nouvelle,

(Ah ! Lui, devrait couper son

Nez, sa lèvre, ses oreilles,

Son ventre ! et faire abandon

De ses jambes ! ô merveille !)

Mais non ; vrai, je crois que tant

Que pour sa tête la lame,

Que les cailloux pour son flanc,

Que pour ses boyaux la flamme,

N'auront pas agi, l'enfant

Gêneur, la si sotte bête,

Ne doit cesser un instant

De ruser et d'être traître,

Comme un chat des Monts-Rocheux,

D'empuantir toutes sphères !

Qu'à sa mort pourtant, ô mon Dieu !

S'élève quelque prière !

Arthur Rimbaud

Cinquième Poème :

Amour me tue.

Amour

...

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