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Etude de cas Métal Pro

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Par   •  1 Janvier 2026  •  Étude de cas  •  1 102 Mots (5 Pages)  •  9 Vues

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Contexte de l’entreprise Métal Pro

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L’entreprise MétalPro : "Forger l’avenir… mais à quel prix ?"

Créée en 1998 par Didier Moreau (ancien soudeur), MétalPro est une PME de 120 salariés près de Lyon, spécialisée dans la découpe laser et l’assemblage de pièces métalliques pour Renault et Peugeot. En 2015, l’entreprise signe un gros contrat avec un équipementier allemand et passe de 20 à 100 employés en 3 ans. Problème : les machines tournent à flux tendu, mais les conditions de travail se dégradent.

1998 : Didier Moreau, soudeur de formation, rachète un petit atelier de découpe à Vénissieux (près de Lyon) avec 5 salariés et 2 machines d’occasion. Son créneau : des pièces sur mesure pour les garagistes locaux. Son atout : une réactivité à toute épreuve ("On livre en 48h, même le samedi").

2008 : L’entreprise signe son premier contrat avec Renault Trucks et passe à 20 salariés. Didier embauche son beau-frère, Luc Mercier, comme responsable production. "À l’époque, on était une famille. On trinquait le vendredi soir avec une bière en regardant les camions partir", se souvient Luc.

2015 : Tournant stratégique :

  • MétalPro remporte un appel d’offres pour fournir des châssis légers à un équipementier allemand.
  • Investissement massif : achat de 3 machines CNC dernier cri (1,2 M€ de crédit bancaire) et embauche de 50 ouvriers en 6 mois.
  • Problème : les nouveaux salariés sont peu formés (recrutement en urgence via intérim). Les anciens grognent : "On nous colle des bleus qui savent même pas tenir une meuleuse".

2018 : Premiers signes de fissure :

  • Accident grave : un intérimaire se sectionne 2 doigts sur une presse mal réglée. Amende de 8 000 € pour défaillance dans la formation.
  • Premières plaintes pour acouphènes (bruit des nouvelles machines > 90 dB).
  • Didier licencie le responsable sécurité (poste non remplacé) et lance un slogan interne : "La qualité, c’est l’affaire de tous… mais la productivité, c’est sacré".

2020-2024 : La machine s’emballe

Année

Événement

Conséquence

2020

Pandémie : annulation de 30 % des commandes. Licenciements secs (10 % des effectifs).

Climat de méfiance. Les survivants triment pour compenser.

2021

Rachat d’un concurrent en difficulté → effectif passe à 120 salariés.

Surcharge des ateliers. Les cadences augmentent de 20 %.

2022

Inspection de la Carsat : avertissement pour bruit et stockage des solvants.

Didier négocie un délai… et ne fait rien.

2023

Grève de 5 jours après l’hospitalisation de Jérôme (brûlures au 3e degré).

Perte du contrat avec Peugeot (retards de livraison).

2024

Concurrence chinoise : un client menace de délocaliser 40 % des commandes.

La direction impose des heures sup’ non payées "pour sauver l’entreprise".

Oct. 2025

Vous arrivez en tant que RH avec un budget prévention de 7 000 € et un taux d’absentéisme record (11 %).

"Faites un miracle", vous dit Didier en vous tendant un dossier épais comme un annuaire.

Problématiques récentes :

  • 2023 : Amende de 18 000 € pour non-respect des valeurs limites d’exposition au bruit (90 dB dépassés en atelier).
  • 2024 : Grève de 5 jours après l’hospitalisation d’un soudeur pour brûlures au 3e degré (défaut d’EPI).
  • 2025 : Menace de retrait d’un client majeur à cause de retards liés à l’absentéisme.

Budget prévention : 7 000 €/an (alors que les arrêts maladie coûtent 250 000 €/an).

Dilemme : "On nous serre sur les prix, on nous demande de livrer plus vite… Mais si on continue comme ça, on va droit dans le mur." (Didier Moreau, fondateur)

Chiffres clefs 2025

Indicateur

Valeur MétalPro

Comparaison Sectorielle

Chiffre d’affaires

6,5 M€

Moyenne : 5,9 M€

Effectif

120 salariés (85 % hommes, âge moyen : 42 ans)

Turn-over : 22 % (contre 15 % dans le secteur)

Taux d’absentéisme

11 % (contre 6 %)

Coût : 200 000 €/an

Accidents du travail

18 en 2024 (dont 3 graves)

Moyenne : 9

Taux de satisfaction

65 %

Moyenne : 75 %

Travail à faire :

Par groupe de 3, analysez les documents fournis (entretiens, mail du médecin du travail, données chiffrées) pour répondre aux questions suivantes.

1. Identification des risques (20 min)

  1. Listez tous les risques mentionnés dans les entretiens et le mail de Céline R.
  2. Classez ces risques en 3 catégories : physiques / organisationnels / psychosociaux. Pour chaque risque, identifiez :
    -
    1 cause directe (ex : étagères trop hautes)

- 1 cause profonde (ex : culture du "débrouillage").

  1. Analyse des acteurs (15 min)

  1. Qui sont les acteurs internes impliqués ? (Listez 5 rôles clés).
  1. . Quel acteur a le plus de pouvoir pour agir ? Lequel est le plus vulnérable ?
  2. . Pourquoi le CSE n’a-t-il pas agi plus tôt ? (Hypothèses).

3. Coûts et enjeux (10 min)

3.1 Calculez le coût annuel total des risques pour LogiFast.

3.2 Comparez ce coût à celui des solutions proposées (8 000 €).

  1. Pourquoi la direction ignore-t-elle ces alertes ? (3 hypothèses).

4. Choisissez 2 risques prioritaires et élaborez un plan d’action pour chacun. Utilisez la matrice de criticité (gravité × probabilité) pour classer les risques (vue l’an dernier ou à chercher sur Internet pour les « têtes de linottes ».

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