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La Vie Est Belle

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gagner un char d'assaut, un vrai.

La musique choisie contribue beaucoup à cet univers de conte : il existe plusieurs thèmes musicaux dans le film, un principal (le plus fréquent), un lors de scènes d'amour (comme quand Guido se retrouve seul avec Dora) et celui de la mort (comme quand ils sont emmenés au camp)…

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Fiche technique[modifier]

* Titre : La vie est belle

* Titre original : La vita è bella

* Réalisation : Roberto Benigni

* Scénario : Roberto Benigni et Vincenzo Cerami

* Musique : Nicola Piovani

* Production : Elda Ferri et Gianluigi Braschi pour Melampo Cinematografica et Cecchi Gori Group Tiger Cinematografica

* Sociétés de distribution : États-Unis Miramax Films ; Suisse romande : Ascot Elite2

* Langue : italien, allemand, anglais

* Genre : Comédie dramatique

* Durée : 117 minutes

* Dates de sortie :

* Italie : 20 décembre 1997

* France : 21 octobre 1998 au Festival de Cannes

* Canada : 3 septembre 1998 au Festival des films du monde de Montréal

* Belgique : 14 octobre 1998

* France, Suisse romande3 : 21 octobre 1998

* Canada : 6 novembre 1998

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Distribution[modifier]

* Roberto Benigni (VF : Dominique Collignon-Maurin) : Guido Orefice

* Nicoletta Braschi : Dora

* Giorgio Cantarini : Giosué Orefice

* Giustino Durano : l'oncle de Guido

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Récompenses[modifier]

* Trois Oscars (acteur principal, film étranger et musique)

* César du film étranger

* Grand prix du jury à Cannes

* Prix du public aux festivals de Montréal, Toronto et Vancouver

* Neuf Donatello aux Oscars italiens.

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Commentaire[modifier]

Même s'il n'est volontairement jamais cité puisque le film est avant tout une fable, un conte moderne et non un film historique4, le camp dans le film est en partie inspiré d'Auschwitz-Birkenau5 (le camp d'Auschwitz est cité dans le générique de fin). Tous les camps d'extermination nazis étaient situés en Europe de l'est, et ont été libérés par l'Armée rouge. Or le camp (comme tous les camps de concentration en Europe de l'ouest) est dans le film libéré par l'armée américaine.

J’ai pensé à Trotski et à tout ce qu’il a enduré : enfermé dans un bunker à Mexico, il attendait les tueurs à gages de Staline, et pourtant, en regardant sa femme dans le jardin, il écrivait que, malgré tout, la vie est belle et digne d’être vécue. Le titre est venu de là…

Rire nous sauve, voir l’autre côté des choses, le côté irréel et amusant, ou réussir à l’imaginer, nous aide à ne pas être réduits en miettes, à ne pas être écrasés comme des brindilles, à résister pour réussir à passer la nuit, même quand elle s’annonce très très longue. Dans ce sens, l’on peut faire rire sans blesser personne : l’humour juif est téméraire.

l’Italie de 1938 n’est pas minutieusement reconstituée. Un historien crierait probablement au scandale… Il en est de même pour le camp. C’est une idée - au sens quasi platonicien - de camp, l’idée d’une antre du Mal, d’une antre du monstre. Comme dans un conte pour enfants.

Celui que j’ai créé est un juif intégré, assimilé, qui vit sa vie, qui ne s’occupe pas de politique, qui fait son travail, et dont la vie est tout d’un coup brisée par une hache, comme c’est arrivé dans la réalité. Un personnage avec lequel tout le monde puisse s’identifier.

Comment est née l’idée du père protégeant son fils ?

Quoi de plus beau, quoi de plus émouvant, qu’une histoire d’amour avec un enfant ? A la base, il y a le principe d’éviter le traumatisme aux enfants, de protéger la pureté. Le sentiment le plus ancien, le plus grand et le plus profond que les hommes puissent posséder. Mais il y a aussi le fait que les enfants doivent savoir, et dans le film, comme dans un conte, c’est comme si l’enfant vivait à travers mon regard. Quand je meurs, c’est comme s’il savait tout.

Pour le personnage de Giosuè, j’ai choisi l’âge que Conrad définit comme celui de la “ligne d’ombre de l’enfance”, l’âge où l’on comprend tout mais où on peut aussi croire qu’il s’agit d’un jeu. Giosuè a probablement tout compris…

Mais, bien que je sois un comique, dans le film il n’y a plus d’humour à partir du moment où j’entre dans le camp. A ce moment-là, le film devient tragique.

Le film est clairement construit en deux parties. Et la première a pour fonction d’installer le climat de conte de fées, de montrer que Guido est un personnage poétique qui peut reconstruire la réalité…

C’est l’histoire des personnages qui est divisée en deux, mais pas le film. Dans la deuxième partie, mon personnage et celui de Nicoletta Braschi sont exactement les mêmes que dans la première partie, mais ils se trouvent dans une situation extrême : celle d’un camp d’extermination, ils réagissent donc en conséquence.

Mais le film est aussi et surtout cela : l’histoire d’une famille heureuse qui soudain, en n’ayant commis aucune faute et sans aucune raison, est jetée dans l’horreur. Tout comme malheureusement cela arrivait à l’époque.

Le film est aussi une histoire d’amour…

Oui, Guido meurt parce qu’il part à la recherche de sa femme. Et l’amour pour sa femme est très fort dans le personnage : il parle sans cesse d’elle, voudrait la revoir. Comme dans “Maus”, de Spiegelman, cette bande dessinée où les juifs sont des souris et les allemands des chats. Un chef-d’œuvre absolu, une œuvre à mettre au rang des grands romans. Dans “Maus”, le personnage cherche toujours sa femme, c’est une histoire d’amour extraordinaire.

“La Vie est belle” rappelle aussi que les persécutions contre les juifs n’ont pas eu lieu uniquement avec l’arrivée des Allemands, mais qu’en Italie elles existaient avant. Il semble qu’il y ait en Italie une occultation de ce passé antisémite et raciste. Le film est-il aussi une réaction à ce tabou de l’histoire italienne ?

Les historiens ont là-dessus des avis divergents.

Le fascisme était une chose épouvantable. Mais il est facile de le dire après coup : moi, je voulais aussi le présenter comme une clownerie, un cirque stupide. Il n’y a pas de haine dans mon personnage.

Mais quand Guido arrive chez son oncle, et croise les trois voyous, ceux qui vont ensuite peindre le cheval en vert, il est clair que c’est à cause d’eux, de leurs “plaisanteries” que Guido sera déporté. Quand le fascisme a permis, comme il l’a fait à Trieste, à Florence, dans de nombreuses villes, de faire des razzias dans les bars, de casser les vitrines et de frapper impunément les juifs, c’était les étudiants qui faisaient ça. Ils pissaient sur les tables, ils faisaient ce qu’ils voulaient dans tous les lieux où il y avait des juifs et ils n’étaient pas punis. Ce n’était pas permis par la loi, mais par le gouvernement. On disait à l’époque : “Ils s’amusent, ce n’est rien”. Mais c’est justement ce genre de choses qui effraye le plus parce que cela conduit à la barbarie.

Avec ce film audacieux, Roberto Benigni revient sur le tragique

épisode de la Shoah, l’extermination des juifs orchestrée par

Hitler durant la Deuxième Guerre mondiale. Benigni et son fidèle

scénariste, l’écrivain Vincenzo Cerami, ont rédigé l’histoire à partir

des témoignages de deux survivants d’Auschwitz. Bien qu’il ne

soit pas juif, Benigni a également beaucoup appris sur les camps de

concentration via son père qui fut interné.

Peut-on tout

...

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