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Que Veut Exprimer Le Cubisme?

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éel, ont montré qu’on pouvait en donner une image ne correspondant plus à l’idée qui était couramment accepté. Autrement dit, il était possible de représenter le réel de manière beaucoup plus artistique et innovante. Après ce premier pas, le mouvement s’est accéléré. Les audaces successives, du cubisme à l’art abstrait, allait enseigner que le réel n’était rien d’autre qu’un prétexte. De ce jour, l’art s’est débranché du réel, il vogue sur ces propres eaux. En 1955, André Breton à résumé cet entreprise fondamentale du XXème siècle. « L’a-t-on assez guigné, cet angle toujours fuyant sous lequel les choses s’estompent jusqu’à disparaitre, au prix de quoi commence seulement à se dévoiler l’esprit des choses. Ce sera le grand exploit de l’art moderne que d’avoir, de plus en plus durement, battu en brèche le monde des apparences, tenté de rejeter ce qui n’est que cortical pour remonter jusqu’à la sève… Dans l’art, cette quête a pris plus de trois quart de siècle un caractère de plus en plus impérieux. Larguer l’amarrage qui nous retient, autant par routine que par sentimentalité, au terre à terre de la perception ne pouvait s’accomplir en un jour. » Le cubisme est donc un mouvement nouveau répondant à une volonté de sortir du préconçu. Il sera le fer de lance d’un mouvement plus général, l’abstrait. Cette apparition marque le début de l’art moderne.

2) Le cubisme, une innovation constante.

Si l’attaque des modernes s’est d’abord porté sur le réel, c’est que l’art, par quoi se manifestait depuis des millénaires les civilisations agraires, ne pouvait être fondé que sur le culte de la nature dont elles vivaient : le monde de demain s’en sépare, au contraire, par des entreprises arbitraires exigeant au départ, la transmutation d’énergies cachées au cœur du réel et que l’homme réalise par un acte créateur non prévu dans l’ordre normal des choses. Seuphor nous révèle le mobile secret de l’entreprise : éliminer jusqu’à la racine ce que le passé et la tradition ont bâti pour retrouver le « point zéro » , mais d’où il sera possible de repartir vers une nouvelle édification. Cette innovation artistique n’est pas faite d’un bloc. La première phase importante du cubisme est le cubisme analytique (1908-1912) qui se voulait une analyse de la forme de l'objet pour la reproduire à l'aide de formes géométriques simples telles que le cube. Au lieu de mettre l'accent sur la couleur, sauf pour l'usage de teintes monochromatiques de gris, bleu et ocre. Le cubisme analytique est porté sur les formes comme le cylindre, la sphère et le cône afin de représenter le monde naturel. Au cours de ce mouvement, les œuvres produites par Pablo Picasso et Georges Braque partagent des similitudes stylistiques. Le cubisme s'est dirigé dans une période synthétique, entre 1912 et 1919, révélant le célèbre peintre Juan Gris. Opposé au cubisme analytique, cette phase introduit le collage dans l'œuvre. Pour la première fois, grâce à Gris, le collage a été considéré comme faisant partie des beaux-arts. Ce nouveau style marque la réapparition de couleurs plus vives et aussi de quelques éléments du réel. En effet, le principe du collage amène du réel sur le tableau, et peut aussi, dans certains cas, indiqué de quelle matière était l’objet représenté. Considérant que le cubisme analytique a été une analyse des sujets, le cubisme synthétique est plutôt une insertion de plusieurs objets les uns dans les autres. Opposé au cubisme analytique, ce style apporte moins de changements de plan de vue et moins d'ombrage, ce qui aplatit l'espace. Enfin, la phase orphique du cubisme (1914-1920) est plutôt mystérieuse. Par ses liens avec la mythologie grecque et les doctrines de Pythagore, ce mouvement est plus concerné par l'expression et le sens du sujet. Les orphistes sont enracinés dans le cubisme mais portés vers une pure abstraction lyrique en voyant la peinture comme une sensation de couleurs vives. Plus concerné par l'expression et l'importance de la sensation, ce mouvement utilise des sujets reconnaissables mais absorbés par des structures de plus en plus abstraites. La phase orphique est le point culminant de l’abstraction, et le mouvement le plus expressif. L'orphisme vise à se passer progressivement de la matière reconnaissable et à se baser sur la forme et la couleur pour en communiquer le sens. Le mouvement avait également pour but d'exprimer l'idéal de l'existence d'un état d'être infini.

Ces différentes phases du cubisme ont tut naturellement ouvert la voie à l’abstraction. On ne peut cependant parler ces mouvements sans parler de Picasso, de Braque ou encore de Gris ou Cézanne qui sont généralement reconnus comme leurs fondateurs.

3) Une école Picasso-Braque

On considéré souvent Picasso et braque comme les fondateurs de l’art cubiste. Il est cependant à noter que les idées de Cézanne ont joué pour beaucoup dans ce développement. En effet, En effet, dès 1879, ce dernier allia déjà dessin et couleur dans une forme cubique comme dans la nature morte « Verre et pommes ». Un autre exemple se situa en 1896 quand Cézanne laissa apparaître dans le tableau « Rochers dans la forêt », une construction géométrique qui tendait à une unité cubique. S’en suivi rapidement la réalisation des « Demoiselles d’Avignon » par Picasso, reconnu aujourd’hui comme le premier tableau cubiste. Dès 1907, Picasso et Braque ouvrirent la porte à toutes les conjectures, en créant leur Art sans que les critiques ou historiens d’art ne pussent véritablement définir leur rôle mutuel dans l’élaboration du mouvement qui, encore aujourd’hui, donne matière à débattre. Lors de l’exposition Braque à la galerie Kahnweiler, le critique Louis Vauxcelles, encore lui, donna naissance au mot « Cubisme » dans un article du 14 novembre 1908, en déclarant : « Monsieur Braque méprise la forme, et réduit tout à des cubes » . Picasso restait un intuitif extraordinairement doué pour le dessin, alors que Braque apparaissait plus comme un déductif qui devait son talent de parfait connaisseur de la couleur à son approche de l’Impressionnisme et du Fauvisme. Ils visaient cependant tous les deux un même résultat. Picasso cherchait à enrichir la forme par la couleur, alors que Braque désirait enrichir la couleur par la forme. Dans la première phase du Cubisme, de 1907 à 1909, les deux artistes cherchèrent à définir l’objet, ou les relations entretenant plusieurs objets entre eux, ainsi que leur position dans l’espace exprimée par des formes essentiellement géométriques, et taillées comme l’auraient été des cristaux. Mais Picasso et Braque, craignant que leur innovation fasse perdre à la peinture toute objectivité sensible, commencèrent à incorporer à leurs œuvres, en 1912, des éléments matériels tels que des morceaux de journaux, d’étoffe, du sable ou du verre, pour tenter de créer une animation dans la surface peinte. On peut donc clairement penser que ces deux peintres, avec la participation d’autres peintres comme Gris, sont les acteurs principaux de cette évolution qu’est le cubisme.

Le cubisme s’inscrit donc dans un mouvement général de révolte contre l’expression préconçu du réel, impropre, selon, à l’expression artistique. Mais le cubisme n’est pas le seul mouvement à exprimer cela. Qu’elle est donc la particularité du cubisme, et que veut-il exprimer ?

II. Le cubisme : la quête contre le préconçu

1) L’expression de l’intellect

« Je peins les choses comme je les pense, pas comme je les vois. » Cette célèbre citation de Picasso révèle l’expression de l’intellect dans l’art, ici pour la peinture. Selon, et les autres cubistes, le tableau n’appartient pas à son peintre si il ne fait que reproduire la réalité. Il y a toute une réflexion, une recherche quasi-scientifique derrières les premières œuvres d’art cubiste. Ainsi, lors de la première phase du mouvement, Braque et Picasso ont voulu analyser, tout en préservant la perception sensible, le rapport qui pouvait s’établir entre leurs regards posés sur le monde et les moyens picturaux connus d’eux ou ceux qu’ils s’inventaient au fur et à mesure de leurs besoins. Avec l’apparition des nouvelles technologies comme l’électricité ou l’automobile, c’est une nouvelle complexité du monde que Picasso et Braque vont mettre en forme. Ils voulaient saisir, dans leurs œuvres, non la vision simplement oculaire et la sensation qui en résulte, mais la connaissance que cette vision et cette sensation engendrent. Ils voulaient codifier l’ensemble de leur savoir pour découvrir ce qu’ils ne connaissaient pas encore de la peinture. Cette quête passe d’abord par la destruction de la forme, sa désarticulation, puis sa reconstruction géométrique à travers une multiplicité de points de vue, où la planéité du support imposera une mise à plat des différents éléments concaves et convexes et des structures, engageant la peinture vers des effets spatiaux jamais vus jusqu’alors.

2) L’idée de percevoir

Le cubisme, de par sa définition, rompt avec la vision naturaliste traditionnelle en représentant le sujet fragmenté : l'artiste le décompose en des plans géométriques inscrits dans un espace tridimensionnel sans profondeur. La plus grande innovation de ce mouvement fut de réussir à placer un sujet tridimensionnel

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