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Réflexion Sur La Commission Bouchard-Taylor

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Au début des années 2000, certains jugements ont été rendus par les tribunaux au sujet du port du Kirpan à l’école. Ces jugements se montraient favorables à ce qu’un élève puisse apporter avec lui à l’école une sorte de couteau, car cela démontrait sa foi. La population de souche québécoise n’acceptait pas du tout ce comportement pour des motifs de sécurité. Un peu plus tard, quelques autres cas ont été rapportés par les médias et les esprits ont commencé à s’échauffer. Par la suite, ont eu lieu les événements du 11 septembre 2001. Des actes terroristes qui ont mené à la mort plusieurs milliers d’américains et qui ont été revendiqués par Al-Qaïda, un groupe terroriste du moyen orient qui dit agir au nom de l’Islam. Cet acte barbare a ébranlé le symbole de la puissance et de la sécurité en Amérique. Bien que nous ne sommes pas américains et que nous ne partageons pas toujours leur mentalité, notre culture et nos origines sont sensiblement les mêmes. Nous sommes en majorité chrétiens, prenons nos origines de l’Europe, nous sommes capitalistes et vivons dans une démocratie. De ce fait, la majorité des québécois ont été ébranlés et apeurés par cet acte. Notre opinion sur le monde musulman a été ternie de beaucoup à partir de ce moment. Beaucoup de gens généralisaient en catégorisant les arabes comme du monde violent et sans pitié. Une sorte d’étiquette leur a été apposée.

La période où les esprits se sont le plus échauffés au Québec a été nommée la période d’ébullition. Cette dernière a eu lieu de mars 2006 à juin 2007. Au cours de cette période, les médias de masses ont rapporté de plus en plus de cas où des personnes de souche québécoise se sentaient lésées par le comportement de certaines ethnies et vice versa. Je crois que les médias ont voulu profiter du fait que le sujet des accommodements raisonnables était populaire et faisait augmenter leurs cotes d’écoutes. Les médias ont beau vouloir se montrer impartiaux mais il ne faut pas oublier qu’ils sont des compagnies et que le but d’une compagnie dans notre système capitaliste est de réaliser des profits. De plus, nous sommes à l’ère de la téléréalité et les conflits entre personnes attirent de plus en plus notre attention. De ce fait, je crois que dans ce laps de temps, les médias nous ont bombardé de cas illustrant de la discordance entre les cultures et ont contribué à faire monter la grogne. Je ne dis pas que tout a été inventé mais je veux préciser que la façon de présenter chaque cas était souvent coiffée de sensationnalisme, ce qui déformait probablement la réalité. Certains citoyens présentaient des cas étoffés et montraient du sérieux dans leur demande au gouvernement. Par contre, plusieurs autres se formaient une opinion sur des hypothèses qui leur avaient été rapportées et qui n’étaient pas nécessairement véridiques. Les gens se sont mobilisés de plus en plus pour montrer leur mécontentement. Le gouvernement en place se devait d’agir afin de cerner la situation et trouver des pistes de solution pour éviter que la situation s’envenime. Le 8 février 2007, le gouvernement Charest a ordonné l’ouverture de la commission sur les accommodements raisonnables dirigés par Gérard Bouchard et Charles Taylor.

La commission s’est déroulée en quatre étapes. En premier lieu, les intervenants ont dressé un portrait des pratiques d’harmonisations au Québec. Ensuite, ils ont analysé les enjeux de ces pratiques. Puis, ils ont mené une vaste consultation populaire auprès des citoyens de plusieurs régions du Québec. En terminant, ils ont formulé plusieurs recommandations au gouvernement.

En commençant, les intervenants se sont assurés d’assoir leur analyse sur des faits véridiques et non sur des informations faussées. Sur les 21 cas les plus médiatisés, ils se sont aperçus que dans 15 de ces cas, il y avait des distorsions importantes entre les faits reconstitués et les perceptions de la population. Cette problématique est clairement expliquée par le premier paradigme de la communication. L’émetteur transmet un message qui est teinté par ses expériences personnelles et ses propres préjugés alors que le récepteur interprète le message lui aussi à sa façon selon ses expériences personnelles. De ce fait le message d’origine et le message final diffèrent parfois de beaucoup.

Étude de cas

Après avoir fait la lecture de plusieurs cas d’accommodements raisonnables qui ont été médiatisés, Je crois qu’ils auraient du être classés en deux catégories car Ils ne se traitent pas de la même façon. D’un côté, les cas qui concernent des entreprises privées et, de l’autre, les cas qui concernent les différentes sphères relevants de l’état. En voici deux exemples qui vont nous permettre de comprendre le travail de la commission.

En premier lieu, le cas de la cabane à sucre de Mont-St-Grégoire. Un groupe de musulmans ont fait une réservation pour un repas à la cabane à sucre. Ils ont demandé au propriétaire d’adapter le menu afin qu’il réponde aux normes prescrites par leur religion. La viande de porc devait être exclue du menu car il est interdit de la consommer selon la religion islamique. Le repas s’est bien déroulé. Plus tard, le groupe de personnes désirait faire la prière et a demandé de déplacer les tables pour avoir plus d’espace. Comme d’autres gens attendaient pour s’assoir à la salle à diner pour consommer leur repas, le propriétaire a pris l’initiative de faire déplacer les personnes qui désiraient prier vers la piste de danse qui était presqu’inoccupée. Quelques clients ont du quitté la piste de danse pour laisser l’espace libre. Certains clients ont trouvé cette décision inacceptable et se sont plaints dans les médias.

Je considère cette étude de cas très pertinente car elle expose une controverse entre une tradition ancestrale du Québec ; les repas à la cabane à sucre, et les rituels religieux musulmans. Il est vrai que selon la tradition, nous mangeons des grillades de porc et des patates avec du lard. La musique écoutée pendant ces fêtes est typiquement québécoise et nous rallie à nos origines. La piste de danse d’une cabane à sucre est conçue pour danser des sept carré et non pour se mettre à genou pour vénérer Allah. Je serais peut-être moi-même un peu ébranlé de me rassembler avec ma famille pour festoyer et de voir que nos traditions sont en train de s’adapter à ce point. Par contre, l’érablière du Mont-St-Grégoire est une entreprise privée. Le propriétaire a le droit de gérer son entreprise de la façon qu’il le désire. Si je veux réserver la salle à manger d’un grand restaurant pour recevoir un groupe d’amis et que le propriétaire accepte de nous servir des chiens-chaud comme repas. Je crois qu’il s’agit d’une entente commerciale et personne ne peut s’y opposer. Si les clients de l’érablière n’ont pas apprécié que d’autres clients ne respectent pas la tradition, ils n’ont qu’à se plaindre au propriétaire et ne plus retourner manger à cet endroit. Selon moi, l’état n’a pas à trancher ou à légiférer dans ce genre de situation. Il s’agit d’une entente d’affaire entre le propriétaire et le groupe de personnes.

Un autre cas très simple à l’étude est celui qui oblige tout le monde à se découvrir le visage lors de la prise de photos pour le permis de conduire ou la carte d’assurance maladie. Je trouve ce cas très intéressant car je suis policier et je connais particulièrement l’utilité des photographies sur les cartes d’identités. Les femmes musulmanes ont l’obligation, lorsqu’elles sont en présence d’hommes, de se couvrir soit la tête et le cou, soit de se laisser seulement les yeux à la vue. Certaines femmes se sont alors présentées au bureau de la société d’assurance automobile avec leur voile et voulait se faire photographier de cette façon. Je trouve ce comportement inacceptable. Un permis de conduire est un papier d’identité officiel. La photographie sur ce permis doit répondre à des normes claires en termes de grandeur et de clarté. Elle ne doit pas être endommagée ou illisible. Cette photographie permet à plusieurs personnes de s’assurer que l’individu qu’ils ont devant eux est bien celui qui se trouve sur le permis de conduire. Il est impossible de reconnaitre à 100% une personne en ne lui voyant que les yeux. C’est la même chose pour la carte d’assurance maladie. Cette carte sert à effectuer le paiement pour des soins reçus dans notre système de santé. Si la personne sur la carte n’est pas identifiable, il est très facile de frauder le système. En bref, ce cas ne laisse aucune place aux accommodements. Il s’agit d’une norme établie par l’état. Cette norme devrait être écrite et respectée à la lettre. La seule chose qui laisse place à l’accommodement se retrouve au niveau de la prise photo. Si cela est possible, une femme pourrait prendre la photo de la femme musulmane qui pourrait alors retirer son voile. Par contre, cette mesure ne devrait pas engendrer de couts supplémentaires à l’état.

Recommandations de la commission

Après plusieurs mois de travail et plusieurs millions de dollars dépensés, la Commission Bouchard-Taylor a présenté cinq recommandations prioritaires :

-En premier lieu, la commission appelle à la définition de nouvelle politique relatif à l’interculturalisme et à la laïcité.

-deuxièmement

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