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Littérature Étude De l'Homme

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s de la dernière moitié du XXe siècle, deux grandes phases se dégagent dans l’évolution du partage de la valeur ajoutée. Jusqu’en 1982, la part des salaires dans la valeur ajoutée augmente irrégulièrement. À partir de 1982, la situation s’inverse. La part des entreprises (taux de marge), qui jusque-là diminuait, croît au détriment de la part des salaires. Cette inversion de tendance résulte d’une politique de rigueur visant à lutter contre l’inflation par une modération des hausses de salaires. Cette politique s’est conjuguée aux pratiques d’individualisation salariale rompant avec le processus d’indexation (ajustement des salaires à la hausse des prix). Elle a favorisé le rapprochement de la croissance des salaires de celle de la productivité du travail, d’où l’augmentation du taux de marge et le ralentissement des coûts de production. De plus, en ajustant systématiquement leurs effectifs au volume de la production, les entreprises ont pu freiner la progression de la masse salariale, d’autant que la montée du chômage rendait le marché du travail plus concurrentiel et peu

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q L’évolution de la répartition de la valeur ajoutée en France

favorable aux revendications salariales. Enfin, les entreprises ont profité d’une conjoncture mondiale favorable entre 1986 et 1990, puis à la fin des années quatre-vingt-dix.

LA RÉPARTITION DES REVENUS PRIMAIRES

Dans le langage courant, un revenu est un flux qui revient à quelqu’un. Pour l’économiste, c’est ce qu’un individu peut consommer sans s’appauvrir. Toute ressource autre qu’une diminution du patrimoine est donc un revenu, même si elle est exceptionnelle (gain aux jeux).

Le revenu national est la somme des revenus versés aux agents nationaux (revenus primaires), les rémunérant pour leur contribution à la production. Tous proviennent par conséquent de la valeur ajoutée. La plus grande partie de cette richesse est créée sur le territoire économique; elle est mesurée par le produit intérieur brut (somme des valeurs ajoutées des unités de production résidentes, plus TVA, plus droits de douane, moins subventions à l’exportation). Une fois déduit l’amortissement, on obtient le produit intérieur net. Par ailleurs, une partie des revenus part à l’étranger. À l’inverse, des revenus perçus à l’étranger sont rapatriés par des résidents (travailleurs français frontaliers). Si l’on tient compte de ces mouvements, on passe du produit intérieur net au revenu national net aux prix du marché, c’est-à-dire à l’ensemble des revenus distribués.

q Le revenu national, somme des revenus primaires

Les ménages reçoivent plus de 80 % du revenu national, sous deux formes. Les revenus salariaux rémunèrent un apport de travail. Les revenus du patrimoine rémunèrent un apport matériel (loyer en échange d’un bâtiment ou d’un logement) ou un apport de capital (contre des dividendes et intérêts). Certains revenus sont appelés mixtes, ou revenus non salariaux, car ils résultent à la fois du travail et du capital fournis pour produire (honoraires ou bénéfices de l’exploitant agricole, l’artisan, ou du commerçant). Une autre partie du revenu national va à l’État sous forme d’impôts et taxes, qui sont destinés à faire fonctionner les services non marchands. La dernière partie du revenu national va aux entreprises sous forme d’épargne, qui leur permet d’accumuler du capital par l’investissement.

q La répartition du revenu national

L’ ÉVOLUTION

DES REVENUS ENTRE

1995

ET

2005

Évolution en %

Type de revenu

1995 2005 (en milliard d’euros)

Loyers perçus par les ménages Revenus des entrepreneurs indépendants Salaires

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