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Synthese Sur Berlin Durant La Guerre Froide

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ique de l’Allemagne (qui, pour le moment, ressemble à un champ de ruines)

Durant la guerre froide Berlin va être au cœur de l’affrontement entre le bloc de l’ouest et le bloc de l’est.

En juin 1948, Staline ordonne aux troupes soviétiques stationnées en Allemagne de couper les routes et les voies ferrées qui mènent à Berlin-Ouest. Cet acte de guerre fait scandale en Occident (ainsi, aux États-Unis, le caricaturiste Dick Spencer représente Berlin prise entre les griffes de l’ours soviétique représentée ci-contre). L’objectif de ce blocus est de mettre la main sur Berlin-Ouest. Mais les États-Unis décident la mise en place d’un pont aérien pour ravitailler les Berlinois de l’ouest. En 318 jours, les Américains, les Français et les Britanniques effectuent 278 228 vols et acheminent dans la ville plus de 2 millions de tonnes de nourriture, au rythme d’un atterrissage par minute. Le 12 mai 1949, l’URSS lève le blocus de Berlin-Ouest : c’est une humiliation pour Staline et une victoire pour les États-Unis et leurs alliés. Le blocus de Berlin-Ouest montre bien que l’URSS et les États-Unis sont incapables de s’entendre sur le sort de la future Allemagne. En conséquence, deux Allemagne voient le jour, séparées par une frontière hermétique, « le rideau de fer ». En mai 1949, la RFA (République fédérale allemande) proclame son indépendance. Elle rassemble en un même État les trois zones d’occupation américaine, britannique et française, ainsi que Berlin-Ouest. Son gouvernement, démocratiquement élu, s’installe à Bonn. En octobre 1949, la zone d’occupation soviétique devient officiellement la RDA (République démocratique allemande). Contrairement à ce que son nom suggère, cette république est une dictature contrôlée par un parti unique, le parti communiste allemand. C’est un État satellite de l’URSS Dans les années 1950, l’écart de richesse et de développement entre les deux Allemagne s’accroît sensiblement. En RFA, la reconstruction est rapide, elle s’accélère avec la mise en œuvre du plan Marshall, dès 1947. L’aide financière massive des États-Unis permet un véritable boom économique. C’est le « miracle économique » ouest-allemand. La RFA entre pleinement dans l’ère de l’abondance. La reconstruction de Berlin-Ouest, véritable vitrine du « mode de vie américain » (l’american way of life), impressionne. En RDA, en par contre, la population vit à l’heure de la planification et de la collectivisation, l’économie est entre les mains de l’État, c’est-à-dire du parti communiste est-allemand. Le niveau de vie augmente, mais beaucoup plus modestement qu’en RFA. Les libertés individuelles et collectives sont inexistantes, la police politique (la Stasi) traque la moindre dissidence, espionne et arrête les opposants au régime. En 1953, quelques mois après la mort de Staline, des grèves éclatent à Berlin-Est et dans plusieurs villes ouvrières de RDA : la répression, violente, ne se fait pas attendre. Les chars du Pacte de Varsovie entrent à Berlin-Est et rétablissent l’ordre dans un bain de sang. Dès lors, on comprend que beaucoup d’Allemands de l’Est, privés de liberté dans leur propre pays, choisissent « de voter avec leurs pieds » et de quitter la RDA pour la RFA. Il leur suffit pour cela de se rendre à Berlin-Ouest et d’utiliser le pont aérien mit en place par les occidentaux. Ainsi, de 1949 à 1961, plus de 2 millions d’Allemands de RDA passent à l’Ouest. Et cette hémorragie s’accélère : 200000 départs pour la seule année 1960...

A partir du moment où le mur de Berlin va être érigé, la ville va subir de grandes évolution, de la détente à la chute du mur.

Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les autorités de RDA, déterminées à stopper la migration de leurs propres citoyens vers l’Ouest, décident de construire un mur de 155 km de long, afin d’encercler complètement Berlin-Ouest. La police de RDA (les VoPos) entoure d’abord Berlin-Ouest de fils de fer barbelés, puis dans les jours suivants, des maçons venus de toute la RDA sont mobilisés pour édifier le mur. Peu à peu, le mur se consolide : dans les années 1970, il prend sa forme définitive. Les Etats-Unis condamnent officiellement la construction du Mur : lorsqu’il se déplace à Berlin-Ouest, en juin 1963, et prononce son célèbre discours, « Ich bin ein Berliner » (Je suis un Berlinois), le président américain John Fitzgerald Kennedy stigmatise avec éloquence ce mur de la honte, qui signe selon lui « la faillite » du communisme. Mais en réalité, les Etats-Unis s’accommodent très bien de la situation établie par la construction du Mur : le Mur, par sa seule présence, garantit l’existence de Berlin-Ouest, cette enclave du « monde libre » entourée par la RDA communiste. Des changements politiques importants se sont produits en URSS et dans le bloc de l’Est dans les années 1980 : l’URSS, épuisée par la guerre qu’elle est en train de perdre en Afghanistan et par les conséquences dramatiques de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (1986) tente désespérément de se réformer. L’heure est à la perestroïka (libéralisation de l’économie) et à la glasnost (le rétablissement de la liberté de la presse). Cette politique est conduite par un homme nouveau, Mikhaïl Gorbatchev, au pouvoir depuis 1985 à Moscou, persuadé que le communisme peut être réformé en profondeur. L’onde de choc de la perestroïka se fait très vite sentir dans les démocraties populaires, en 1989, dans plusieurs pays d’Europe de l’Est, des élections libres sont organisées. Puis, au cours de l’été 1989, les dirigeants communistes de Hongrie prennent une décision lourde de conséquence : ils ouvrent leur frontière avec l’Autriche. Pour de nombreux Allemands de l’Est (environ 200 000), c’est l’occasion d’accomplir un rêve : quitter la RDA pour la RFA en passant par la Hongrie et l’Autriche. Encore intact, le mur de Berlin n’a donc plus aucune utilité...Au même moment, en RDA, les manifestations se multiplient, réunis dans les églises, des habitants demandent le rétablissement des libertés et la chute du régime communiste. Leur slogan est clair : « Nous sommes le peuple ».

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