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Émile Ou De l'Éducation. Livre Ii. Rousseau

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ce difficile, cherchant divers protecteurs et vivant avec Thérèse Levasseur qui lui donnera cinq enfants, abandonnés à l'Assistance Publique. À la même époque il rencontre Diderot et écrit des articles sur la musique pour l'Encyclopédie, cependant, s'il participe à l'esprit des Lumières par son rejet des régimes autocratiques, il s'en sépare sur l'idée d'un « heureux siècle de fer » et de progrès cher à Voltaire. Entretenant de façon générale des relations interpersonnelles difficiles, il se réfugie plusieurs fois dans la solitude séjournant de nouveau en Suisse en 1762 après la condamnation de ses ouvrages par le Parlement de Paris. Il entreprend alors d'écrire son autobiographie pour se justifier et multiplie les lieux de résidence pour finalement retourner à Paris en 1770 et vivre en copiant de la musique. Il meurt à 66 ans en 1778.

Parmi ses ouvrages, il faut mentionner ses brefs essais Discours sur les sciences et les arts (1750) et De l'Inégalité parmi les hommes qui opposent l'état de nature qui faisait le bonheur de l'humanité, à l'état social, source des insatisfactions générales ; le Contrat social (1762), réflexion sur le fonctionnement d'une société démocratique, et Émile, ou De l'éducation (1762).

À continuation, ayant situé le texte et identifié l’auteur, nous allons nous centrer sur l’argument de l’extrait en question et le thème.

L’extrait auquel nous avons affaire « Aimez l’enfance… » appartient à l’ouvrage Émile ou de l’éducation. Il vient compléter des œuvres précédentes de Rousseau qui posent les fondements d’un projet de société (La nouvelle Héloïse, Du contrat social). En passant par un élève imaginaire, Émile, Rousseau expose ses théories sur l’éducation. Son projet pédagogique consiste à respecter l’évolution naturelle de la personne, son développement physique, intellectuel et moral afin d’élever un homme naturel capable toutefois de s’adapter à la vie en société. Plus qu’un traité sur l’éducation, il s’agit d’un traité sur la nature humaine.

Dans cet extrait, Rousseau oppose deux conceptions de l’éducation des enfants : l’éducation « classique » qu’il décrit comme une éducation placée sous la ligne de la souffrance (l.13 et 14 « remplir d’amertume et de douleurs » et du manque de liberté (l. 9 «ôter […] la jouissance », l. 17 « en leur ôtant ») où le sacrifice du présent est rendu absurde et aléatoire par l’incertitude de l’avenir (l. 15-16 « savez-vous le moment où la mort attend vous enfants ? », l.19 « à quelque heure que Dieu les appelle », l.24-25 « qui compte toujours le présent pour rien ») ; et un type d’éducation nouveau basé, d’abord, sur la défense du plaisir, il faut favoriser les plaisirs de l’enfant (l.5-6 « favoriser ses jeux, ses plaisirs », l.7-8 « le rire est toujours sur les lèvres », l. 19-21 « sentir le plaisir d’être ; faites qu’ils jouissent ; […] goûté la vie »), ensuite sur la restauration de valeurs humanistes comme la sagesse et l’amour de l’enfant : pour Rousseau, éduquer c’est avant tout aimer (l.5 « aimez l’enfance »), et sur une nouvelle conception de l’enfant : il est innocent (l. 9 « ces petits innocents), il a des droits : au bonheur, à la liberté, et à suivre ses instincts (l.6 son aimable instinct ») car l’enfance passe vite (l.13 « ses premiers ans si rapides », l. 17 « le peu d’instants », l.26-28 (« un avenir qui fuit à mesure qu’on avance, à force de nous transporter où nous ne sommes pas, nous transporte où nous ne serons jamais »). Rousseau appelle donc à la responsabilisation du père qui doit respecter son enfant plutôt que le punir (l. 15-16 « Pères, savez-vous le moment où la mort attend vos enfants ? »)

Nous pouvons résumer le thème principal de l’extrait avec la phrase suivante « aimez l’enfance, laissez agir la nature pour avoir des hommes sages, heureux et libres »

Pour Rousseau, aimer l’enfance signifie respecter la Nature qui régit la vie des hommes : le temps que nul ne peut maîtriser (l.25-26 « poursuivant sans relâche un avenir que fuit à mesure qu’on avance »), qui est bonne pour l’homme (l.29 « la nature veut que les enfants soient enfants avant que d’être hommes »). Il pense que l’absence de liberté ne peut que mener à la misère (l’asservissement des enfants entraîne leur malheur). Le bonheur est donc nécessaire pour la vie. Le bonheur dans l’enfance

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