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Analyse de pratique professionnelle : la douleur

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Par   •  10 Septembre 2020  •  Cours  •  2 489 Mots (10 Pages)  •  1 267 Vues

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INSTITUT DE FORMATION EN SOINS INFIRMIERS

CHRU de TOURS

Semestre 5

ANALYSE DE PRATIQUE PROFESSIONNELLE

MAHIEDDINE-OURIACHI Manal

Promotion Collière

14/11/2016

Description de la situation:

Etudiante en troisième année j’effectue mon stage au sein d’un hôpital dans un service de chirurgie thoraco-vasculaire. Au sein de ce service, des personnes de tout âges sont admises pour des interventions chirurgicales souvent programmées et des séjours de courtes durées en moyennes 5 jours. Ce service est divisé en trois secteurs: seul le secteur un possède deux chambres doubles, le reste du service est composé que de chambres individuelles. Dans le secteur trois où je suis affiliée, dans chaque chambre il y a un scope permettant la surveillance continue des paramètres vitaux. Au sein de ce service il y a trois équipes une du matin (6h35-14h25), une du soir (13h40-21h25) et une de nuit. Chaque équipe se compose: d’une infirmière par secteur et deux aides soignantes le matin par secteur et une aides soignante par secteur le soir. De plus, en journée il y deux infirmières «dites

  • infirmières de coupures » qui s’occupent de la partie administrative, de la prise en charge des patients entrants et sortant et du relais entre infirmières et équipe interdisciplinaire composée des médecins, d’étudiants interne et externe en médecine et d’un kinésithérapeute. Il y a aussi la présence au sein du service de deux aides soignantes qui sont aussi brancardieres en charge entre autre du transport des prélèvements hématologiques et biochimiques au laboratoire et de la récupération des produits sanguins labiles, et une aide soignante qui est en charge de la partie hôtelières (préparation plateau, déjeuner,diner…) . Au sein du service, il y a aussi la présence de la cadre de santé qui s’occupe principalement du devenir des patients et s’assure du bon fonctionnement du service et de l’équipe.

La situation que je décris ci-dessous se déroule au cours de ma deuxième semaine de stage. Je suis du soir :13h35 à 21h25. Suite aux transmissions, nous commençons avec l’infirmière du secteur le tour de 14h durant lequel nous effectuons les surveillances des drains pleuraux,surveillance de l’ac-tivité hémodynamique (la tension, la saturation, le pouls, la fréquence respiratoire ), surveiller le bon fonctionnement des différents appareillages . Durant ce tour, nous évaluons aussi la douleur et agissons en conséquence en fonction des prescriptions que nous pouvons consulter tout le long du tour grâce au DPP ( dossier partagé du patient) un outils de transmissions écrites où je peux effec-tuer une traçabilité de toutes les surveillances et actions que j’effectue en temps réel.

Je prend en charge un patient agé de 31 ans , Monsieur B. marié, sans emploi d’origine maghrébine. Arrivée devant la chambre de Monsieur B. je frappe à la porte et j’entre. Ce monsieur a été admis pour pneumothorax droit récidivant traité par abrasion et talcage par vidéothoracotomie sous anes-thésie générale.

Ce patient est à son sixième jour post opératoire.Il est en chambre individuelle avec présence dans la chambre d’un scope permettant lors de mon passage d’effectuer la mesure des paramètres vitaux avec cet outils. Je commence à établir un contact avec le patient par des salutations et en me présen-tant « Manal étudiante en troisième année en soins infirmiers », je lui explique que je vais

  • prendre » ses paramètres vitaux si il me le permet. Je me saisis du brassard et lui me tend naturel-lement son bras gauche. Je lui met le brassard afin de mesurer sa pression artérielle , je met au bout de son index droit avec son consentement le saturomètre . Ainsi j’obtiens les mesures de sa fré-quence cardiaque, de sa saturation et de sa fréquence respiratoire.

Les mesures s’affiche sur l’écran du scope: une tension de 106 en systole et 56 en diastole, une fré-quence cardiaque de 77 , une fréquence respiratoire de 18 et une saturation de 97% sous air am-biant. Il s’agit donc de valeurs dans les normes ne signalant rien d’anormal. Ensuite pendant que je retire tous les appareillages, je lui demande si il a des douleurs , il me répond que oui. Je lui de-mande si il est possible pour lui de l’évaluer entre zéro sachant que zéro c’est absence de douleur et dix qui correspond à une insupportable douleur « tel un bus qui vous heurte ».Il évalue alors sa dou-leur à 7. Je suis surprise par la valeur car en effet le patient présente un faciès décontracté avec un sourire, absence de sueurs , bras détendus, position détendue avec les bras relâchés le long du corps, mains ouvertes, jambes en extension. La valeur de sa douleur me parait incohérente avec le non verbal, ainsi que les valeurs de ses constantes en particulier sa fréquence cardiaque qui est normal et sa fréquence respiratoire. Je décide alors d’utiliser une autre méthode d’évaluation de la douleur : l’échelle visuelle analogique qui présente sur une face des figures qui imagent les différents niveaux de douleur. Je pointe le curseur sur 7 et montre au patient quelle figure représente la valeur 7. Il voit que c’est un bonhomme qui a des larmes aux yeux. Il rigole et me dis « non quand même pas j’ai pas envie de pleurer » . Je lui explique que cette valeur n’oblige pas d’avoir des larmes mais qu’il s’agit d’une douleur très importante non supportable. Dés lors je lui sous entend qu’il peut ressentir cette douleur mais sans les larmes . Il souris et m’explique qu’en fait c’est une douleur qu’il ressent , qui est perceptible « mais pas plus ». Je lui demande alors de choisir l’image qui reflète pour lui son niveau de douleur en montrant que le premier est sans douleur et le dernier qui est rouge a une douleur insupportable. Il pointe alors le curseur entre le deuxième et troisième bon-homme qui correspond à une EVA=3. Je vais consulter la prescription médicale j’observe qu’il a eu du Skenan 30mg, du Paracétamol 1g et du Lyria 150mg à huit heure du matin, de l’Actiskenan 10mg à midi. En si besoin il a du Nefopam 2mL de prescrit. Suite à sa douleur je lui donne du Para-cétamol 1g et lui précise qui sa douleur ne passe pas avec le paracétamol qu’il n’hésite pas à nous prévenir afin de trouver une solution à sa douleur. Il me remercie et me précise que de toute façon la

douleur est surtout présente quand il se mobilise au niveau du drain pleural. J’en profite pour obser-ver son pansement et surveiller le drain pleural postérieur ainsi que le fonctionnement de la valise et du liquide ici séro-sanglant qui ne bulle pas et n’a rien donné en quantité de plus que ce matin soit 90mL. Je lui explique que la douleur au niveau du drain pleural est normal puisqu’il est en fonction et que pour soulager la douleur il peut aussi essayer des positions qui lui sont antalgiques et je lui repositionne son drain pleural qui peut parfois soulager le patient. Il me remercie du temps accorder. Je lui dis que c’est normal je suis la pour cela et que surtout si la douleur persiste de nous avertir en lui montrant la sonnette que je lui met à disposition. Puis je retire ma présence, me lave les mains avec la solution hydroalcoolique et sort de la chambre dont je laisse la porte ouverte à la demande du patient.

Ressentit:

Je me suis senti avec le recul mal à l’aise d’avoir remise question la première valeur d’évaluation de la douleur par le patient . Je craignais de brisé notre relation soignant-soigné en réévaluant sa dou-leur. Mais il me paraissait important d’avoir une valeur cohérente tant avec le non verbal que l’état clinique du patient car selon le niveau de douleur l’administration des thérapeutiques est différents.

Questionnement :

Pourquoi j’ai remis en question la valeur de la douleur donné par le patient?

Pouvons nous objectiver la valeur de la douleur?

Pouvons nous rendre la douleur objective alors qu’elle est ressenti par le patient et devient alors subjective?

La douleur n’est elle pas propre à chacun?

Questionnement professionnel principale:

En quoi les représentations sociales et professionnels ont un impact dans la prise en charge de la douleur du patient dans un contexte de soin aigue?

Concepts importants :

Douleur (définition, échelles d’évaluation)

Représentations

Relation soignant- soigné: communication non verbal et verbale , climat de confiance.

Analyse de la situation:

La douleur et sa prise en charge sont au coeur de la profession infirmière tant sur le plan du rôle propre que celui prescrit. Cependant l’infirmière prend en charge une douleur appartenant à autrui. Les notions de subjectivité, d’individualité apparaissent alors comme des notions importantes à developper . En effet, ici je prend en charge non une douleur mais un individu dans sa globalité avec son histoire. Cet élément est important car la douleur est selon l’ANAES « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable » (1) . Le terme expérience soulève le caractère individuel de la douleur d’autant plus qu’elle est « sous l’influence de facteurs environnementaux, profession-nels, familiaux, sociaux et culturels » selon R. Aubry et M-C Daydé (1). L’histoire de chacun ex-posé à la douleur joue un rôle dans le ressenti de la douleur. La perception de la douleur , selon Marchand Serge fait « intervenir quatre composantes:

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