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Commentaire de texte Les Halles, Emile Zola

Rapport de stage : Commentaire de texte Les Halles, Emile Zola. Rechercher de 48 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires

Par   •  28 Février 2021  •  Rapport de stage  •  1 087 Mots (5 Pages)  •  70 Vues

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Emile Zola est un écrivain du 19ème siècle qui s’inscrit dans le mouvement du naturalisme qui a pour but de décrire la réalité en s’inspirant des méthodes scientifiques. Dans ce texte, Zola décrit les halles à travers la vision d’un personnage affamé. On peut se demander alors de quels points de vue les Halles sont-elles représentées par Zola. On va y répondre en développant les quatre aspects suivants : une opposition entre la lumière divine et le feu diabolique ainsi qu’une cité de bruits et un coté bestial, bondé et mal famé du lieu comme s’il était une ferme.

Tout d’abord son aspect lumineux et grandiose évoquant le divin et le paradis. La métaphore de l’effet de la lumière sur les pavillons « trouant la masse des pavillons » à la ligne deux met en relief la beauté du paysage. Le champ lexical de la lumière employé de la ligne deux a la ligne cinq à travers les mots « lumière, rayon, s’allumait et goutte de clarté » il est construit des halles une image presque divine. La métaphore évoquant les halles « une cité tumultueuse dans une poussière d’or volante » à la ligne six donne une ampleur aux halles, elles sont saturées de gens qui forme un écosystème a part, une ville dans la ville. L’hyperbole « la ville entière, toutes les voix, épanouissement magistral » a la ligne neuf donne de la grandeur au lieu et par rapport à lui, le personnage est tout petit et est comme noyé par sa grandeur. Le champ lexical de la musique et la métaphore de la voix des maraîchers « des notes aiguës de petite flute…basses sombres de la foule » montre que le son émanant du marché est organisé comme dans un orchestre ce qui rajoute au caractère sublime du lieu par cette symphonie sonore. Enfin la grandeur et la beauté du lieu sont également exprimées par l’hyperbole « Vigueurs superbes » et la double personnifications « L’aquarelle tendre des pâleurs de l’aube.

A l’opposé de cette présentation Zola nous apporte une vision dystopique du lieu en le rendant maléfique et plongé dans les flammes de l’enfer. La métaphore des rayons « Les flammes d’incendie du soleil » renvoie a un atmosphère désagréable et lourde. Le champ lexical du feu employé de la ligne un a quatre « Flammes, incendie, ardente, flambaient » donne une image des halles comme d’un lieu infernal, provenant des enfers. L’oxymore « pluie ardente » ligne trois, exprime de manière marquante la souffrance du personnage. La personnification hyperbolique « énorme charpente en bois » à la ligne quatre, fait insister sur la vision apocalyptique qu’est ce lieu. A travers le champ lexical du bruit et le vocabulaire animalier « bourdonnaient, grondaient, glapissement de criée » Zola cherche à déstabiliser le lecteur par ce désordre et ce chaos bruyant complètement opposé à l’harmonie vue précédemment. Un effet d’étouffement par la chaleur est créé par la métaphore l’hyperbole et le champ lexical du feu dans « Le soleil enflammait les légumes, les cœurs élargis des salades brûlaient, les navets devenaient incandescents, brasier triomphal » de la ligne quinze à la ligne dix-sept. Zola fait ne fais pas seulement appel a la vue, dans ce texte pour transcrire l’ambiance il sollicite également, virtuellement, l’ouïe et l’odorat.

        En effet, pour approfondir cette description de Halles, l’auteur nous plonge, également à travers les oreilles et le nez du personnage, dans ce lieu. Ala ligne quatorze, la personnification « le murmure des marchés » souligne l’animation et la vitalité du marché couvert. Le champ lexical du bruit, « ronflement, roulement » met en relief l’agitation du lieu saturé de gens. L’accumulation et les indications spatiales à droite, a gauche, de tous côtés » nous font comprendre la grandeur des Halles remplies d’activité. La répétition de verbe être et l’accumulation aux lignes douze et treize « c’était la marée […] c’était la viande » fait du marché un lieu très vivant et rempli de produits. De plus le double sens du mot « marée » rend cette abondance de produits oppressante pour le personnage a tel point qu’il a l’impression d’en être submergé. Enfin les adverbes de temps « encore, toujours » souligne que ce flot d’activité est continu, il ne s’arrête jamais. Pourtant malgré ces apparences il y a encore un visage des Halles a découvrir.

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