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risques de surchauffe suite à l’émigration des capitaux vers ces pays. Aux Etats-Unis, le PIB a progressé de près de 2,8% sur l'année 2010. C’est deux fois moins que la moyenne des pays émergents, mais c’est nettement plus que la zone euro. La croissance globale de la zone euro pour 2010 n'est que de 1,8%. L’Allemagne se distingue par une croissance soutenue d’environ 3,6% et constitue la locomotive de la zone euro. En revanche, la Grèce et l’Irlande sont restées en récession et la croissance espagnole a été de près de (-0,2%).

Tableau 1 : Croissance du PIB des principaux pays avancés

2010 États-Unis Zone Euro Japon 2,8 1,8 4,3

2011 3 1.5 1.6

212 2,7 1,7 1,8

Source : FMI

Tableau 2 : Croissance du PIB des principaux pays émergents

2010 Chine Russie Brésil Inde

10,3 3,7 7,5 9,7

2011

9,6 4,5 4,5 8,4

212

9,5 4,4 4,1 8

Source : FMI

Par ailleurs, et selon ces perspectives, le niveau relativement élevé des prix alimentaires a eu des effets mitigés. Dans de nombreuses économies, la dépréciation du dollar, l’amélioration des conditions locales ont eu pour conséquence de maintenir la hausse des prix réels des denrées alimentaires. A cet égard, l’indice des prix alimentaires de la Banque Mondiale a progressé de 15 % entre octobre 2010 et janvier 2011. Il se situe aujourd’hui à un niveau supérieur de 29 % à celui d’il y a un an, et n’est plus qu’à 3 % de son plafond de 2008. De même, les cours du pétrole et des produits de base non pétroliers ont augmenté fortement en 2010, en raison de la vigueur de la demande mondiale, mais aussi des chocs du côté de l’offre de certains produits. Cette pression à la hausse devrait persister en 2011, car la demande demeurerait vigoureuse et l’offre ne réagirait que modérément aux tensions accrues sur les marchés. Pour ce qui est des produits de base non pétroliers, les dégâts causés aux cultures par les intempéries climatiques ont été plus importants que prévu à fin 2010, et leurs effets sur les prix ne devraient prendre fin qu’après la campagne 2011. En conséquence, les cours de ces produits augmenteraient de 11 % en 2011.

Tableau 3 : Croissance du PIB des pays de la région MENA et de l’Afrique subsaharienne

2010

Moyen Orient et l’Afrique du nord Afrique subsaharienne 3,9

2011

4,6

212

4,7

5,0

5,5

5,8

Source : FMI

www.mce.gov.ma

: +212 5 37 70 63 21 / 89 : +212 5 37 70 05 53

2. Bilan exceptionnel des échanges commerciaux en 2010

L’année 2010 constitue une année exceptionnelle pour le commerce extérieur marocain, après une année 2009 marquée par les effets de la crise économique et une chute historique du commerce mondial. Ainsi, les échanges des biens et services ont enregistré des performances importantes proches de celles de 2008, avec une croissance des exportations de l’ordre de 19% au moment où celle des importations n’a pas dépassé près de 14% par rapport à l’année de 2009. Une telle embellie n’a pas manqué d’influer positivement sur les indicateurs de la balance commerciale, avec un taux de couverture qui a gagné près de 3,6 points en se chiffrant à près de 74,3% au lieu de 70,7% une année auparavant. De même, le déficit commercial des biens et services a reculé de près de 383 millions de dirhams. En outre, la balance commerciale des services demeure excédentaire, avec près de 41,5 milliards de dirhams contre 43 milliards de dirhams l’année dernière. Ce repli du solde des services s’explique par la progression des dépenses se chiffrant à 15%, tandis que celle des recettes a été de près de 6%. Ces performances sont tirées dans une large mesure par les exportations des marchandises qui ont enregistré une progression record jamais constatée depuis 1983. Les exportations de biens ont réalisé une hausse de près de 31% par rapport à l’année précédente, dépassant ainsi celle enregistrée par les importations, avec un taux de près de 13% due essentiellement à la flambée des cours du pétrole et ce, sachant que la hausse des importations en dehors des produits énergétiques n’a pas dépassé 8%. Certes, les exportations des phosphates et dérivés ont contribué significativement à cette performance, avec une hausse substantielle de près de 97% en se chiffrant à près de 36 milliards de dirhams. Toutefois, les exportations hors phosphates et dérivés s’affirment progressivement, avec une progression de près de 18%, réalisée grâce aux résultats encourageants des secteurs dits « émergents », tels que l'automobile, l'électronique, l’électrique et l'industrie aéronautique.

Tableau 1 : Échanges des biens et services en valeur

(milliards de DH)

2009

Import Biens (FOB) Services Export Biens (FOB) Services

Taux de couverture (%)

2010

340,06 276,68 63,38 252,73 147,84 104,9 74,3

Évolution (en %)

299,48 244,18 55,3 211,77 113,02 98,75 70,7

13,6 13,3 14,6 19,3 30,8 6,2 +3,6 pt

Chiffres provisoires Source : Office des changes

Tableau 2 : Échanges des biens en volume

(Milliers de Tonnes))

2009

Import Export 37548.5 15898.3

2010

38988.3 23390.8

Évolution (en %)

3.8 47,1

Chiffres provisoires Source : Office des changes

Les principaux produits ayant contribué à cette performance sont les fils et câbles pour l’électricité (+43%), les composants électroniques (+24%) et les voitures industrielles (+14%). De même, les exportations de la pâte à papier ont poursuivi leur tendance haussière en se chiffrant à près de 986 millions de dirhams contre 415 millions de dirhams une année auparavant, en hausse de 138%. Certains produits ont échappé à la contre-performance des produits alimentaires, au cours de 2010. Il

s’agit des exportations d’huile d’olive brute et raffinée qui ont connu une augmentation substantielle de près de 423%, en se chiffrant à près de à 503 millions de dirhams, ainsi que celles des agrumes, des conserves de légumes et des poissons en conserve qui ont enregistré des progressions respectives de 10%, 8% et 2%. Les autres produits alimentaires ont accusé des contractions. C’est le cas des tomates fraîches (29,5%), des légumes frais, congelés ou en saumure(-14,5%), des poissons frais, salés, séchés

ou fumés(-10%) et des crustacés, mollusques et coquillages(-3%). En ce qui concerne les exportations d’articles d’habillement, les ventes d’articles de bonneterie ont terminé l’année avec une amélioration de près de 6%. Quant aux vêtements confectionnés, leurs contreperformances se sont beaucoup allégées par rapport à celles de la 1ère moitié de l’année, ce qui a limité leur régression à près de 2%, avec un chiffre d’affaires à l’exportation d’environ 17,4 milliards de dirhams.

www.mce.gov.ma

: +212 5 37 70 63 21 / 89 : +212 5 37 70 05 53

3. Evolution de la structure des exportations

Tableau 1 : Exportations des biens

(Milliards de DH)

Exportations des biens

2009

18,84 10,87 25,10 12,40 11,97 32,78

autres pdts

2007

Phosphate et dérivés Nouveaux métiers* Articles d'habillement Produits de la mer Produits alimentaires Autres produits Total

2008

51,46 14,99 26,16 13,24 13,50 36,38

2010

35,63 20,05 25,46 12,69 12,60 41,41

100% 80% 60% 40%

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