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Analyse de situation en EHPAD

Rapport de stage : Analyse de situation en EHPAD. Rechercher de 48 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires

Par   •  24 Mai 2021  •  Rapport de stage  •  2 442 Mots (10 Pages)  •  48 Vues

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Sommaire :

Description de l’établissement …………………………………………………………………………………………………………. 2

Description de la situation ……………………………………………………………………………………………………………….. 2

Questionnement et problématique …………………………… ……………………………………………………………………. 3

Recherches ………………………………………………………………………………………………………………………………………..3

Analyse de la situation ……………………………………………………………………………………………………………………….5

Identification des éléments de professionnalisation ..………………………………………………………………………..6

Bibliographie ……………………………………………………………………………………………………………………………………..7

Analyse de situation sur l’évaluation de la douleur auprès d’une personne ayant des troubles cognitifs. Cette analyse est centrée sur une résidente : Mme C âgée de 81 ans. J’ai choisi cette situation parce que je me suis questionnée moi-même sur comment prendre en charge une patiente qui se plaignait tout le temps de douleurs. Je me demandais si j’avais fait les bonnes actions et je voulais en savoir plus sur l’évaluation de la douleur.

Description de l'établissement :  

Mon premier stage de troisième année se déroule dans un EHPAD (Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes). L’établissement comporte 86 chambres sur 5 étages. A ce jour, il y a 49 résidents sur les 4 étages. Le dernier étage étant fermé pour manque de résidents. 

Il a pour objectif d’accompagner les personnes âgées en perte d’autonomie dans les soins quotidiens ainsi que dans les soins médicaux. Les activités dans cet EHPAD sont variées et régulières. Il a pour objectif de stimuler les personnes âgées, de maintenir des liens sociaux et de prévenir des troubles cognitifs en utilisant des activités d’ordre ludique, physique, manuel ou intellectuel. Les activités proposées sont : l’art-thérapie, la gymnastique douce, les ateliers mémoire, la célébration des anniversaires, etc.

Les professionnels qui interviennent dans la prise en charge des résidents sont : 3 infirmières, 4 aides-soignantes, 3 agents de services hospitaliers, un médecin coordinateur (qui est présent le lundi et le jeudi), un psychologue (présent le lundi, mardi et le jeudi) et un ergothérapeute (qui est présent le vendredi).

Situation : 

La situation se déroule lors de la première partie de stage. J’étais du matin et je faisais la distribution des traitements aux résidents à midi accompagnée d'une infirmière.

Mme C. est une dame âgée de 81 ans, elle est admise en EHPAD depuis le 19 septembre 2019. Son motif d’admission est le suivant : accident vasculaire cérébral ischémique avec hémiplégie gauche résultant donc à une impossibilité de retour à domicile. Elle à également de l’hypertension et à des troubles cognitifs vasculaires. Elle est italienne et ne comprend pas très bien le français.

En arrivant sur la table de Mme C., je remarque qu’elle se plaint de douleurs et met en avant les vertiges qui l’animent ainsi qu'elle fait qu’elle voit tout tourner. Elle le montre également avec des gestes circulaires avec sa tête. 

Je lui fais donc une évaluation de la douleur en m'adaptant la communication avec la résidente. C'est-à-dire que je lui ai demandé si elle a “un peu mal, mal ou beaucoup mal”. Elle me répond qu’elle a beaucoup mal. Je lui demande où elle a des douleurs, elle me dit partout. Par la suite, je regarde les traitements qu’elle a pour ce midi, j’ai pu voir qu’elle a 2 gélules de Dafalgan 500 mg en systématique. Je lui ai donc donné ses traitements. 

Je reviens vers la résidente deux heures plus tard. Je remarque qu’elle me dit exactement la même chose de ce qu’elle m’a dit à midi. Ainsi que les mêmes gestes. Je me demandais si le traitement que je lui avais donné était efficace ou pas. Je reviens vers l'infirmière et je lui ai expliqué la situation. Elle me dit que Mme C. faisait tout le temps les mêmes gestes et qu’elle a un patch de Durogesic de 12 mcg/h tous les 3 jours. Et que malgré cela, elle a tout le temps des douleurs.

Cette situation m’a rendu perplexe parce que je me rendais compte de la difficulté à savoir le niveau de la douleur notamment chez les personnes ayant des troubles cognitifs. 

Questionnement : 

Est ce que j’ai utilisé le bon moyen pour évaluer la douleur ? 

Est ce que la résidente m’avait comprise lorsque je lui ai posé les questions ? 

Quels sont les autres moyens pour évaluer la douleur sans utiliser la communication verbale?

Est-ce que Mme C. a vraiment des douleurs? Est ce que je dois prendre en compte les douleurs qu’elle me dit ? 

Est-ce parce qu’elle a des troubles cognitifs qu’elle dit qu’elle a mal ? Comment être sûr qu’elle a vraiment des douleurs ? 

Problématique :

Comment évaluer la douleur chez les personnes ayant des troubles cognitifs ? 

Recherche :

Tout d’abord, je voulais savoir ce que c’est la douleur. Selon le Larousse[1], la douleur est une “sensation pénible, désagréable, ressentie dans une partie du corps”. Mais si on cherche plus loin, la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle déplaisante ressentie par l’individu liée à une lésion du tissu potentiel ou existentiel[2].

Derrière la douleur, se trouve donc une blessure qui peut être réelle ou potentielle.  

Cependant, en recherchant les antécédents de Mme C., je ne trouve pas de causes concrètes qui provoquent ces douleurs chez elle. 

En effet, comme antécédents chirurgicaux, elle a : 

  • endartériectomie
  • appendicectomie
  • amygdalectomie
  • arthroplastie des deux genoux
  • intervention pour éventration

Et comme antécédents médicaux, elle a :

  • une notion de bronchopneumopathie chronique obstructive 
  • des vertiges 
  • AVC ischémique en 2014 avec hémiplégie gauche séquellaire

Elle est également hypertendue, est diabétique insulino requérant et à des troubles cognitifs.

On peut voir dans les antécédents que Mme C. avait déjà des vertiges, ce qui encore d’actualité parce qu’elle nous montre par des gestes circulaires avec ses mains et sa tête.

Par contre, pour sa douleur, il n’y a pas de causes apparentes. On peut faire des hypothèses avec son diabète par exemple. Effectivement, l’élévation du glucose dans le sang va altérer des tissus de l’organisme mais en particuliers les nerfs provoquant donc des douleurs et des engourdissements[3].

Il est important que, malgré les causes de la douleur, la douleur est une expérience personnelle qui peut être ressentie différemment d’une personne à une autre. La douleur peut être également influencée par différents facteurs comme les facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Par exemple, les personnes ayant des douleurs chroniques forment de l’anxiété parce qu’elles anticipent le retour des douleurs.

Il est également important de respecter et de prendre en charge la douleur que la personne dit avoir.

En effet, selon l’article L1110-5 du Code de la Santé publique : “Toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée” 

Pour pouvoir prendre en charge la douleur, on doit pouvoir l’évaluer. Plusieurs types d’échelle de la douleur peuvent être proposés selon la personne. Les plus connus sont[4] : 


  •  L’échelle numérique, où le patient doit placer sa douleur sur une échelle de 0 à 10. Je ne pouvais pas utiliser cette échelle chez Mme C. parce qu’elle était un peu trop complexe pour elle, sachant que sa langue parlée est l’italien.


  • L’échelle visuelle analogique (EVA), c’est une échelle qui se présente sous forme d’une réglette. Sur cette réglette, se trouve un curseur allant à “pas de douleurs” jusqu'à "douleur maximale imaginable”. Le patient doit montrer avec son doigt son degré de douleur. L’EVA ressemble aussi à l’échelle des visages, qui se présente également sous forme de réglette, mais représenter avec des visages allant de neutre jusqu’à très douloureux. Je n’ai pas également pu utiliser cette échelle parce que je n’avais pas le matériel nécessaire.
  • L’échelle verbale est simple. C’est une échelle simple et rapide en utilisant des mots simples et faciles à comprendre (comme par exemple : un peu, moyen, beaucoup). A chaque qualificatif, un score est attribué de 0 à 4. Allant donc à pas de douleurs à douleur extrêmement intense. Elle est souvent utilisée chez les personnes âgées pour faciliter la compréhension du niveau de leurs douleurs.

C’est l’échelle que j’ai utilisée chez Mme C. Cependant elle est beaucoup moins sensible que les autres échelles parce qu’on utilise seulement 3 à 5 réponses possibles alors que pour les autres échelles, les réponses peuvent être plus précises[5].

En complément des échelles verbales, on peut utiliser la communication non verbale : expression du visage, regard, etc qui peut montrer que le résident a des douleurs. Cette communication non verbale est utilisée chez les patients non communicants. L’échelle est adaptée en fonction : l’évaluation de la douleur se fait par des échelles comportementales (algoplus par exemple).

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