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Qu'Est Ce Qu'Une Oeuvre D'Art

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ut ce que l’on crée peut alors être montré, vu sans nous.

La question que l’on pourrait alors se poser, c’est quand est-ce qu’on passe d’une œuvre à une œuvre qualifiée d’artistique ? Quelles sont les distinctions entre les deux ? Et où est la frontière ?

Une œuvre d’art ce serait donc une œuvre à laquelle on aurait ensuite ajouté la qualification d’artistique. Une œuvre d’Art, comme une œuvre en générale, existerait donc d’abord dans l’esprit de son créateur, ici l’artiste, seulement elle n’aurait pas de fonctionnalité définie, elle ne répond pas à un besoin. Elle peut être le témoin d’une réflexion engendrée par l’artiste, d’une perception sentie ou imaginée, d’un concept. Il réside alors dans l’acte créateur, une liberté qu’on ne retrouve pas dans une œuvre au sens propre.

On dénote donc une certaine distance entre les deux termes. Il faut distinguer d’un côté l’œuvre qui relève de l’invention technique et technologique, et de l’autre la création artistique. L’œuvre d’art n’a pas de visée purement technique. En générale, on s’accorde pour dire que l’Art est perceptif, intuitif, s’intéressant à représenter des particularités, et à l’inverse que la Science est relative à la Connaissance, et s’intéresse aux généralités. Dans la Science, on doit répondre à des problèmes, proposer des solutions, c’est alors le but de l’œuvre en générale, de l’objet qui a pour vocation de satisfaire l’homme par sa consommation. L’œuvre est au service de l’envie, du désir. L’œuvre d’Art est donc un objet non consommable, à regarder, à admirer, à percevoir, qui peut susciter une émotion.

Cependant dans les courants artistiques contemporains, la frontière à tendance à être plus floue. L’art Contemporain brouille les pistes, on peut ici donner l’exemple du Redy-Made où des objets du quotidien deviennent œuvre d’Art. Robert Filliou créa La Joconde est dans l’escalier en 1969, œuvre composite dans laquelle il met en scène un sceau, une serpillère et un balai, tout trois objets du quotidien, mis en exergue par un écriteau que lequel est écrit « la Joconde est dans l’escalier ». L’exposition et la mise en scène de ces objets du quotidien contribuent à la fois à flouter les frontières de la réalité et de l’œuvre d’Art mais aussi à rendre ce personnage fictif, qu’est la Joconde, réel et par ce même effet, démystifié. De plus, les objets consommables ici représentés, par leur exposition et immobilisation dans un musée, sont comme statufiés et deviennent par conséquent non consommables. Le fait d’exposer un objet dans un contexte différent change sa nature. Ainsi, la composition globale, la finalité forme une œuvre d’Art.

Néanmoins on pourrait dire qu’un risque demeure quant à élever au rang d’Art du n’importe quoi, en exposant des objets du quotidien de diverses sortes ; ou à l’inverse, il n’y aurait pas d’œuvres d’Art mais tout pourrait l’être. Alors quelles différences y a-t-il entre les objets du quotidiens et ceux exposés dans les musées ? A cela on peut répondre qu’il y a un engagement, un discours qui accompagne et qui explique l’œuvre et l’intention de l’artiste.

Ainsi, on peut contempler une œuvre d’Art pour son esthétisme mais aussi de manière plus spirituelle où l’on chercherait les messages hypothétiques que l’auteur a voulu transmettre. L’œuvre d’Art est donc au service de l’esprit et des sens. Il y a donc un critère de beauté quant à la lecture d’une œuvre d’Art mais au profit des intentions de l’artiste.

Dans un deuxième temps, nous nous interrogerons sur le processus de création comme cœur à la réalisation d’une œuvre d’Art. Est-ce l’acte créateur qui entraine la production d’œuvre d’Art? Faut-il juste qu’il y ait une intention créatrice ?

Lors de la création, l’artiste perçoit une émotion. Il peut percevoir une image mentale, qu’il retranscrit, interprète, voir réinterprète. Il peut aussi, grâce à sa mémoire, à son imagination, retranscrit un sentiment, un évènement ou toute autre perception.

Mais alors, si c’est le geste créatif qui compte qu’est ce qui distingue un artiste de celui qui ne l’est pas ? N’y aurait-il pas un risque d’imposture ?

On observe par exemple que certains artistes méritent d’être considérés comme tels et non comme des simples amateurs. L’originalité de l’œuvre et la personnalité de l’artiste retranscrite dans cette dernière contribuent à lui donner son statut d’œuvre d’art.

Une fois l’acte créateur accomplit, qui décide de dire que l’objet est une œuvre d’Art?

Il est évident que le créateur ne peut s’autoproclamer artiste, son avis étant trop subjectif et intéressé. Le talent de l’auteur est reconnu de manière plus ou moins subjective par le spectateur, on pourrait dire que c’est lui qui lui donnera ou non son rang d’artiste. Ce serait en effet la confrontation au public, qui rendrait accessible le fait d’être reconnu comme œuvre d’Art.

Nous pouvons ici donner l’exemple du peintre Van Gogh, qui a été reconnu pour son œuvre, bien après sa mort. Ses œuvres restées dans l’ombre le temps de son vivant, n’étaient pas reconnues en tant qu’œuvres d’Art, seulement certaines ont étaient vues car utilisées comme monnaie d’échange pour vivre.

Alors comment se met en place la reconnaissance du public ? Qu’est ce qui entre en jeu pour celle-ci ?

Tout d’abord, nombreux critères émanent de l’œuvre d’art .On ne perçoit d’elle que des formes, des couleurs, une lumière, une texture. Ce sont les propriétés de celle-ci qu’on perçoit. Quand on perçoit une œuvre d’Art par ses propriétés , on sait aussi qu’elle a une identité,

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