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Évolution Économique Et Sociale En France

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ns le cadre d'une planification indicative à moyen terme ( 4 ou 5 ans ).

Se sont succédés des plans de modernisation et d'équipement, puis des plans de développement économique et social.

Le progrès des investissements a contribué à moderniser les équipements et à améliorer la productivité dans les exploitations agricoles et dans les usines.

Quant aux débouchés offerts aux productions nationales, ils se sont développés :

- sur le marché intérieur, grâce à la croissance de la population et à l'augmentation de son pouvoir d'achat ;

- à l'extérieur avec l'essor des exportations et la diversification des ventes en direction de l'Europe dans le cadre de l'union douanière constituée au sein de la Communauté économique européenne ( CEE ) créée en 1957 par le traité de Rome.

• Les aspects de la croissance

De 1945 à 1973, La France a connu la plus forte expansion économique de son histoire et l'une des plus élevée du monde industriel.

L'économiste français, Jean Fourastié, lui a donné le nom de «Trente Glorieuses ».

Cette croissance soutenue s'est accompagnée de profondes mutations de l'appareil de production et de services.

Dans l'agriculture, les exploitations se sont progressivement agrandies et modernisées, les rendements et la productivité ont augmenté.

Les conditions de vie du monde paysan se sont améliorées, grâce à la garantie des prix obtenue dans le cadre de la Politique agricole commune ( PAC ) adoptée en 1962 au sein de la CEE.

Dans l'industrie, les entreprises françaises se sont concentrées, internationalisées et modernisées afin de faire face à une concurrence accrue du fait de la libération des échanges en Europe ( suppression des droits de douane dans la CEE ) et dans le monde ( accords du GATT ).

Dans la distribution enfin, les magasins à grande surface se sont multipliés.

• Les limites et les problèmes de la croissance

Dans le domaine économique, les handicaps restaient nombreux : déficit et dépendance énergétique vis-à-vis du pétrole importé ; maintien de structures archaïques ( petites unités de production de type artisanal encore dominantes ) ; déséquilibre du commerce extérieur.

Les disparités se sont aggravées entre les secteurs, les branches d'activité ( déclin du charbon, de la sidérurgie, du textile ), les régions et les catégories sociales.

Dans le domaine financier, l'inflation persistante provoqua à plusieurs reprises la dévaluation du franc

3. Les politiques économiques

La conjoncture a été marquée par l'alternance de phases d'expansion durant lesquelles furent adoptées des mesures pour combattre l'inflation, et de phases de ralentissement qui ont vu se mettre en place des politiques de soutien à l'économie.

Ainsi, pendant la IVème République, les mesures déflationnistes du gouvernement Pinay ( 1952-1953 ) ont été suivies d'une politique de relance ( 1953-1957 ).

Sous la V ème République, des politiques de stabilisation ont été appliquées en 1958-1959 par Antoine Pinay, puis en 1963 par Valéry Giscard d'Estaing, mais sans remettre en cause la forte croissance des années 60, pourtant marquées par la crise sociale de 1968.

B. UNE CROISSANCE PLUS LENTE ET PLUS INCERTAINE DEPUIS 1974

Face à la crise économique mondiale de 1974 qui a révélé les faiblesses de l'économie française, les gouvernements successifs se sont efforcés de lutter simultanément contre le chômage et l'inflation, et de mettre en œuvre des politiques d'adaptation aux contraintes de la construction européenne et de la mondialisation

1. Les manifestations de la crise

a/ La croissance, les prix et l'emploi

• Stagflation de 1974 à 1982 : une croissance faible et une forte hausse des prix

Le taux moyen annuel de croissance a diminué de plus de moitié par rapport aux années19 60 ( 2,5 % contre 5,7 % ) en raison du recul de l'investissement productif.

En effet, les possibilités d'autofinancement des entreprises ont baissé car les coûts de production se sont élevés et les charges se sont alourdies du fait de la hausse des prix du pétrole et des coûts salariaux et sociaux.

Le taux moyen annuel d'augmentation des prix à la consommation s'est envolé ( près de 12% entre 1974 et 1982, au lieu de 5% entre 1967 et 1973 ).

L'inflation était liée à l'augmentation du prix de l'énergie importée ( facture pétrolière multipliée par 10 entre 1973 et 1982 ), et à l'indexation de l'évolution des salaires sur les prix.

• Désinflation et reprise fragile après 1983

La hausse des prix est tombée en dessous de 5 % en moyenne annuelle dès 1983, date à laquelle elle

était inférieure à celle de l'Allemagne.

L'économie française a profité de la baisse des cours du pétrole liés au contre-choc pétrolier et de la politique gouvernementale de lutte contre l'inflation.

Les taux de croissance se sont redressés entre 1987 et 1989 mais, après la guerre du Golfe, l'économie française a replongé dans une récession dont elle a eu du mal à sortir.

• La montée inexorable du chômage

Les demandeurs d'emploi, étaient 2 millions en 1982 et plus de 3 millions à la fin des années 1990, ( plus d'un actif sur dix ).

La montée du chômage est liée à la croissance économique plus lente, moins régulière, mais aussi à la modernisation des usines, les entreprises réduisant leurs charges en automatisant leurs procédés de fabrication et en délocalisant les activités à fort coût de main d'oeuvre.

b/ Les problèmes financiers

• L'aggravation des déficits

Le déficit des comptes publics s'est dégradé au fur et à mesure qu'augmentaient les dépenses d'indemnisation du chômage, de santé et de paiement des retraites, dans une population vieillissante où l'on vit de plus en plus longtemps.

Le déficit budgétaire a contraint l'État à emprunter et à s'endetter tandis que le « trou » de la Sécurité sociale se creusait.

Le déficit du commerce extérieura dépassé 500 milliards de francs durant la période 1974 -1990, en raison du renchérissement du pétrole de 1974 à 1980, de la hausse du dollar de 1981 à 1986, et des médiocres performances de l'industrie française jusqu'au milieu des années 90.

• La dépréciation de la monnaie

Les difficultés de l'économie ont contribué à affaiblir le franc qui s'est dévalorisé d'un tiers par rapport au mark de 1979 à 1990 sans que pour autant la France ait cessé d'être déficitaire dans son commerce avec l'Allemagne.

2. Les politiques conjoncturelles

a/ Des choix difficiles, une politique hésitante et fluctuante de 1974 à 1982

• Les gouvernements de droite confrontés aux 2 chocs pétroliers de 1974 à 1981

Les hésitations du gouvernement Chirac se sont manifestées par la succession de deux politiques opposées, le « plan de refroidissement » ( c'est-à-dire de lutte contre l'inflation ) de juin 1974 étant abandonné en septembre 1975, au profit d'un plan de « soutien » visant à relancer l'économie face à la montée du chômage.

Le gouvernement Barre a donné la priorité à la lutte contre l'inflation, en mettant en place en 1976 un plan de lutte contre l'inflation et le chômage qui freinait la hausse des salaires et exonérait les entreprises de charges sociales pour qu'elles puissent embaucher. Les résultats ont été décevants puisque l'inflation n'a pas été jugulée et qu'elle a même été relancée par le deuxième choc pétrolier en 1979, tandis que le nombre de demandeurs d'emploi doublait de 1976 à 1980.

• La gauche et la relance ( 1981-1982 )

Après l'élection de François Mitterrand, la lutte contre le chômage est redevenue prioritaire avec la création d'emplois publics ( augmentation du nombre des fonctionnaires ) et la relance de l'activité par la consommation populaire grâce à une revalorisation des salaires et des prestations sociales.

Cette relance reposait sur l'adoption d'importantes mesures sociales concernant

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