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Synthese Classe Ouvriere

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r en 1975 ; un sur quatre en 2003. Cette diminution a surtout concerné les ouvriers agricoles ( : 4 ) et les ouvriers nonqualifiés ( - 17% ) alors que le nombre d’ouvriers qualifiés augmentait ( + 28% ). ( Doc 1 et 2 ).

Par ailleurs, la classe ouvrière est devenue plus hétérogène. Une partie, les ouvriers qualifiés, a réussi à s’intégrer à la société de consommation de masse. Ainsi, elle a eu accès à

l’automobile ( les9/10ème en possède une en 2003 contre la ½ en 1975 ) et ses enfants ont pu poursuivre leurs études ( la part des étudiants d’origine ouvrière dans le total des étudiants a été multipliée par 1,35 entre1975 et 2003 ). Mais une autre partie, constituée d’ouvriers sans qualification et d’immigrés, s’est prolétarisée. Elle a subi le chômage ( 12,3% des ouvriers sont au chômage en 2003 contre 4,1% en 1975 et le taux de chômage des ouvriers est toujours supérieur au taux de chômage moyen ) et la précarité. Cette partie connaît un processus d’exclusion ( Doc 1 et 2 ).

Enfin, la classe ouvrière a perdu sa visibilité politique. Autrefois représentée par un Parti communiste fort et des syndicats revendicatifs, la classe ouvrière a perdu, avec l’effondrement du mur de Berlin, tout espoir de construire une société socialiste plus juste pour les ouvriers ( Doc 1 ).

B – Les causes de cet affaiblissement

On peut donner plusieurs raisons à cet affaiblissement de la classe ouvrière. Ces facteurs

s’enchaînent de façon dynamique ( Q2 ) :

La diminution du nombre des ouvriers s’explique par les gains de productivité obtenus dans

l’industrie. A la suite du progrès technique et de la robotisation des usines, ces gains augmentent plus vite que la demande de biens. En conséquence, il faut moins de travailleurs pour produire un

bien. Le secteur secondaire a perdu des emplois au profit du tertiaire ( Doc 1 ).

D’autre part, le progrès technique et le Toyotisme ont exigé des ouvriers de plus en plus qualifiés.

Ces derniers ont profité d’une augmentation de leur pouvoir d’achat et de la démocratisation de l’école pour s’intégrer à la société en adoptant les normes sociales en vigueur ( faible fécondité, habitat individuel…). En revanche, les ouvriers peu qualifiés ont subi les emplois précaires et le chômage imposés par le patronat pour flexibiliser le travail et diminuer les coûts de production ( Doc 1 et 2 ).

En conséquence, une fraction de la classe ouvrière a perdu sa conscience de classe : les ¾ des ouvriers avait le sentiment d’appartenance à la classe ouvrière en 1975 ; plus de la ½ ont le sentiment d’appartenir aux classes moyennes en 2003 ( Doc 1 et 2 ).

En perdant leurs poids, leur représentativité dans la société et leur capacité à transmettre leur culture, les ouvriers semblent ne plus constituer une classe sociale. Qu’en résulte-t-il pour les conflits du travail ?

2 – QUI MODIFIE L’ ORIENTATION DES CONFLITS SOCIAUX

A – Un affaiblissement des conflits du travail

Un certain nombre d’indicateurs indiquent, depuis la fin des années 1970, une diminution de la conflictualité du travail dans les entreprises ( Q4 ) :

Le nombre de jours non-travaillés pour fait de grèves a été divisé par 10 entre 1975 et 2002 : 5

millions de jours perdus en 1976 contre 0,5 million en 2002. Ce mouvement est encore plus sensible dans le privé que dans le public ( Doc 3 ).

Les syndicats ont perdu une grande partie de leur influence. Tout d’abord, le taux de syndicalisation a diminué : 22,8% des salariés étaient syndiqués en 1975 ; 8% en 2003.

Comment expliquer ce recul de la lutte des classes qui se traduit par la remise en cause d’une partie des acquis sociaux de la classe ouvrière ( désindexation des salaires, réforme des retraites, précarité de l’emploi...) ( Q5 ) ?

Tout d’abord, la croissance du chômage et la montée des emplois atypiques ont affaibli le

mouvement ouvrier. Lorsqu’on est au chômage ou dans la précarité, on ne fait plus partie d’un collectif de travail et on ne peut pas s’organiser pour lutter. De plus, les salariés intégrés modèrent leurs revendications de peur de perdre leur emploi.

Ensuite, la structure des emplois s’est modifiée. Les bastions industriels ( sidérurgie, charbon,

construction navale, textile ), qui regroupaient le fer de lance de la classe ouvrière, ont été

restructurés et ont perdus de nombreux emplois. Les emplois ont été créés dans des activités

tertiaires et dans des petites entreprises traditionnellement moins syndiquées. Or, la lutte des classes était un des moyen de solidariser les individus appartenant à la classe ouvrière.

Enfin, la société semble s’être « moyennisée » et individualisée. Le mode de régulation fordiste, l’institutionnalisation des rapports sociaux, l’élévation du niveau de vie, la démocratisation de l’école et le développement des mass medias ont permis l’intégration d’une partie la classe ouvrière à la société de consommation de masse. Or, une société individualiste est moins favorable à la mobilisation revendicative. Chacun attend les bénéfices de l’action syndicale sans y participer afin de minimiser les coûts personnels du conflit et d’en retirer les avantages puisqu’ils bénéficient à tous ( Mancur Olson ).

B – L’émergence de conflits sociaux concurrent

La conflictualité n’a pas disparu mais elle semble avoir déserté en partie le monde de l’entreprise. En revanche, de « nouveaux mouvements sociaux » ( Touraine ) se sont développés :

De nouveaux acteurs sont apparus dans le champ des conflits. Femmes, jeunes étudiants, homosexuels, régionalistes, « sans » ( emploi, logement, papiers )...Ils appartiennent souvent

aux classes moyennes, à l’exception des « sans » qui rassemblent les exclus de la société ( Q6 ). La société n’est plus industrielle mais post-industrielle. Les besoins fondamentaux sont globalement satisfaits pour les personnes qui sont intégrées à la société. De nouveaux besoins apparaissent : des produits sains,

...

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