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A Une Passante, Baudelaire, Oral

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rs 3 et 4. Dans le vers 4, les quatre groupes de trois syllabes impriment rythmes et harmonies de la démarche. Quant au vers 5, il constitue du point de vue de la structure une sorte d'enjambement sur le deuxième quatrain et surtout élargit le portrait en apportant des éléments d'ordre moral. Ici, la beauté morale se joint à la grâce du corps et aboutit à l'idéalisation de la beauté dans l'expression "avec sa jambe de statue". Dans le 1er quatrain, il faut aussi retenir l'expression "en grand deuil" qui évoque la tristesse et le malheur. Baudelaire a expliqué que la notion de tristesse accompagne pour lui celle de beauté.

II. Les réactions du poète

Le narrateur, face à cette apparition, ne peut être qu'un spectateur "paralysé", "fasciné", "médusé", souligné part le terme "crispé" au vers 6. Le narrateur a une réaction émotionnelle incontrôlée. La comparaison au vers 6 "comme un extravagant" souligne l'opposition des attitudes entre "elle" et "lui". Dans les vers 3 et 4, la régularité s'oppose à l'irrégularité du vers 6. Il faut attendre le vers 8 pour trouver le complément d'objet direct du verbe "buvais". Le verbe boire dénote l'avidité alors que le participe "crispé" indique que la paralysie de l'attitude du poète est à la fois ardente et timide.

Dans le vers 7, Baudelaire est sensible au regard de la femme, regard agrandi à la dimension d'un ciel d'orage : "livide", "bleu gris".

Nous retrouvons là les deux composantes de l'amour baudelairien. Les sonorités de "douceur", de "fascine" et de "plaisir qui tue" donnent une impression de sentiments agréables, de glissement. Deux mono syllabes: "qui tue".

III. Les réflexions du poète

Changement de ton: on passe du vouvoiement au tutoiement. Le poète s'adresse directement à la femme. La réflexion fait suite à la description. Au vers 9 s'établit une rupture suivie d'interrogation. Le vers 9 résume symboliquement une rencontre avec la passante : le poète est illuminé "un éclair", puis désemparé "la nuit". Il y a donc un renversement.

La rencontre appartient au passé et la femme ne sera plus l'objet de contemplation que dans un futur mystique : vers 11. Cette forme interrogative appelle une réponse affirmative donc un espoir : vers 10. Il s'agit là d'une galanterie précieuse mais surtout, il faut comprendre que la femme ici, a permis d'apercevoir. La triple exclamation du vers 12 scande les étapes de la dégradation de tout espoir. Le vers 13 tire sa force d'un paradoxe. La construction en chiasme (je, tu, tu, je) souligne qu'il existe une apparente similitude de destin (chacun fuit en ignorance de cause) ce qu'il ne fait que les éloigner davantage l'un de l'autre. Au vers 14, c'est un appel voué à ne pas être entendu. Là encore, il y a une sorte de paradoxe. Le conditionnel passé rejette tout accomplissement dans l'irréel mais le verbe aimer exprime une certitude, celle de l'amour. Le deuxième hémistiche concentre tout le mystère de la rencontre et toute l'amertume du poète. La passante s'est-elle détournée par indifférence, Par pudeur, par fierté ou par cruauté ? Baudelaire a exprimé ici le drame de l'incompréhension entre l'homme et la femme.

Conclusion

Dans ce sonnet, Baudelaire exprime des sentiments violents, poussés à leur paroxysme. D’abord, c’est un contexte agressif et bruyant qui est le cadre d’une rencontre

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