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Introduction à La Linguistique

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80), Rousseau (1712-1778) ou l’allemand Herder (1744-1803) se rejoignent à peu près pour dire que le langage trouve son origine dans des gestes monstratifs ou imitatifs, ou encore dans des cris naturels expressifs, et que, en raison de son efficacité, la voix a pris le dessus sur le geste, pour articuler des sons dans des combinaisons de plus en plus complexes au fil des générations.

Le 19ème siècle : romantisme historique, « réaction de l’époque classique »

* Expression de la sensibilité individuelle

* L’étude du romantisme par rapport à la linguistique se fait essentiellement par des linguistes allemands.

* C’est le siècle du comparatisme, de la grammaire comparée.

On y constate deux périodes :

* La première du début du 19ème siècle jusqu’en 1860, ici, le fait de comparée consistait seulement à chercher des correspondances avec une langue antérieure. C’est une comparaison brute entre une variante très ancienne et une variante moderne, avec des recherches de similitudes

* La deuxième de 1860 au début du 20ème siècle : avec la recherche de toutes les étapes entre deux versions données, l’établissement des lois générales d’évolutions, on remarque une sorte de rupture entre les 2 périodes (référence au romantisme)

1ère période :

Les tentatives pour répertorier les langues et les classer en les comparant ne sont pas toutes à fait nouvelles. Une étape importante, que l’on peut situer vers la fin du 18ème siècle fut de chercher à les regrouper à partir d’origine communes, et c’est dans ce contexte que le discours de Jones prend son importance. Une autre étape majeure au début du 19ème siècle, fut de proposer une comparaison des langues fondée sur leur structure grammaticale, et c’est dans ce cadre que Wilhelm Von Humboldt (1767-1835) ou Friedrich Schlegel (1772-1829), qui est le premier à parler de grammaire comparée, proposent une typologie des langue fondée sur leur structure. Mais la grammaire comparée n’est pas encore née pour autant, car cette typologie oppose des types de langues et ne cherche donc pas à évaluer un degré de parenté entre elle. Cela n’exclut pas pour autant de la part de Humboldt des réflexions sur l’historicité de la langue. D’une manière générale, la réflexion de Humboldt sur le langage s’inscrit dans un cadre anthropologique, ce qui le conduit à a associer langue et peuple dans une formule célèbre : « la langue d’un peuple est son esprit, et son esprit est sa langue ».

Une étape décisive est franchie grâce au Danois Rasmus Rask (1787-1832), ainsi qu’aux Allemands Franz Bopp (1791-1861), Jacob Grimm (1785-1863) et August Schleicher (1821-1868).

Bopp publie en 1816 son mémoire sur le système de conjugaison du sanskrit comparé à celui du grec, du latin, du perse et du germanique, dans lequel il confronte les formes grammaticales (en particulier les désinences) de plusieurs langues indo-européennes. Dans ce mémoire comme dans les travaux qui suivront, l’ambition est de décrire en les comparant les langues indo-européennes, mais aussi de remonter à un état originel qui serait l’indo-européen. Les changements phonétiques, d’abord négligés, sont davantage pris en compte par la suite : Bopp estime qu’ils ne sont pas le fruit du hasard, mais que pour autant, ils ne sauraient pour la plupart être décrits au moyen de lois qui observent une régularité absolue. La démarche de Bopp est exempte de préoccupations anthropologiques, mais elle demeure dans son ensemble plus typologique qu’historique.

En 1814, Rask rédige un mémoire intitulé Investigation sur l’origine du vieux narrois ou islandais qui n’est publié que quatre années plus tard. Il y étudie les relations entre l’islandais, les langues scandinaves et germaniques, le grec, le latin, le lituanien, le slave et l’arménien. Les comparaisons reposent principalement sur des critères grammaticaux, mais estime qu’on peut s’intéresser au vocabulaire de façon secondaire, et c’est en cela que sa contribution est essentielle : s’intéressant aux changements de lettres et aux transformations phonétiques, il évoque la nécessité d’établir des correspondances, c'est-à-dire des règles de passage d’une langue à l’autre. La comparaison n’est plus seulement grammaticale mais aussi lexicale et phonique et, pour être scientifiquement valide elle doit se doter d’une méthodologie rigoureuse. Pour Bopp et Rask, la comparaison n’est pas encore à proprement parler historique car elle ne fait que comparer des états de langue.

Elle le devient véritablement grâce à Grimm qui, dans sa Deutsche Grammatik (1819), compare les langues dans une perspective historique fondée sur des critères morphologiques d’abord, phonétiques ensuite.

Exemple :

* Langues germaniques : p -> f père (fr) fater(all) father (an) vader (néerl) fader (suédois)

* Langues non germaniques : père (fr) pater (latin) pitr (sanskrit)

Sous l’influence de Rask, il suit une démarche scientifique en cherchant à établir des lois de changement (et non plus simplement de correspondance) phonétique. Désormais l’impulsion est donnée.

August Schleicher s’appuie sur des lois de transformations phonétiques systématisées pour tenter de remonter à une hypothétique langue originelle. Placée sous l’influence de darwinisme (La théorie de l'évolution des espèces telle qu'elle fut initialement conçue par Charles Darwin en complément d'autres théories de l’époque. La théorie de Darwin explique la sélection naturelle des espèces vivantes depuis le début de la vie sur Terre) qui rayonne à l’époque sur la plupart des disciplines scientifiques (une langue naît, se développe, puis décline et meurt), cette recherche le conduit à l’élaboration d’un arbre généalogique des langues permettant de situer la famille indo-européenne par rapport à d’autres familles linguistiques (Stamnbaum Theorie).

2ème période :

La fin du 19ème siècle voit l’apparition d’un courant formé à Leipzig (Allemagne) par de jeunes linguistes sous le nom de néo-grammairiens, appellation qui leur avait été donnée par mépris et qu’ils reprennent par orgueil. Ils protestent contre les lois de transformation formulées jusque-là (notamment par Grimm) insuffisamment régulières à leurs yeux compte tenu du nombre d’exceptions qu’elles admettent. Ils se donnent pour ambition d’établir des lois à caractère universel et immuable, par la prise en compte de nouveaux facteurs d’évolution, par exemple, le contact géographique entre langues. Ces orientations sont liées au développement de la dialectologie, sciences de l’étude des dialectes. Ils se coupent définitivement des théories darwiniennes et de l’influence romantique qui prédomine en Allemagne dans la première partie du siècle, en rejetant tout démarche spéculative (recherche d’une langue originelle) et en préférant travailler exclusivement à partir des données.

* 2 noms à retenir : Bréal et Darmesteter

* Ex : amant et maitresse

Au 17ème, ils signifiaient l’amour porter à son/ sa conjoint(e)

Au 19ème, usage péjoratif, relation adultérine

Interprétation de cette évolution qui tend vers un euphémisme

Cours du 11/10/2011 et du 18/10/2011

Le 20ème siècle : Ferdinand de Saussure (1857-1913)

Biographie :

Il est né à Genève le 26 novembre 1857, et décédé le 22 février 1913 à Vufflens-sur-Morges, est un linguistique suisse. Il est un contemporain de Bréal, il enseigne à Paris, néanmoins les 3 dernières années de sa vie, il rentre enseigner en suisse.

« La linguistique a pour unique et véritable objet la langue envisagée en elle-même et pour elle-même. » Cette célèbre phrase qui clôt le Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure (1916) est fondatrice parce qu’elle institue la linguistique en tant que science autonome, indépendante des autres disciplines. Elle doit cependant s’accompagner de deux réserves.

La première : rien ne garantit qu’elle ait été écrite ni même prononcée par Saussure, qui n’a jamais publié de son vivant ce qu’il avait écrit ; le cours, en effet, est la publication posthume par deux disciples, Charles Bally et Albert Séchehaye, de notes de cours amplement réorganisées et remaniées.

Seconde réserve : la nécessité de faire du langage l’unique fin de la réflexion linguistique

La pensée saussurienne telle qu’elle est exposé dans le Cours s’articule autour de cinq points fondamentaux :

(Dichotomie= opposition entre 2 termes)

* La distinction entre langue et parole : la première est un fait social extérieur à l’individu, la seconde relève de la variation individuelle dans l’utilisation de la langue.

Langage / langue / parole

Selon Saussure, la matière de la linguistique

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