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Maupassant / Bel ami: incipit

Cours : Maupassant / Bel ami: incipit. Rechercher de 50 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires

Par   •  10 Mai 2022  •  Cours  •  1 884 Mots (8 Pages)  •  19 Vues

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2. Qui est le personnage principal ?

Nommé dès la première phrase : " Georges Duroy est sorti du restaurant ".

Ancien soldat démobilisé, désargenté

Le narrateur très rapidement nous informe de la piètre condition initiale de son personnage.

2. Analyser le nom « Duroy »

Duroy est un nom de famille, designe fils du roy, nom de dignité employé comme sobriquet .

  1. Definition of duroy : : a coarse woolen cloth made in England in the 18th century and used chiefly for men's wear

Définissez les éléments que le lecteur peut attendre de la suite du roman à la lecture de l’incipit.

Le pouvoir de séduction de Duroy apparaît dès les premières pages (les femmes tournent la tête sur son passage l. 8, p. 11, il espère faire une grande rencontre l. 51-52, p. 13). Le lecteur s’attend donc à trouver des intrigues amoureuses et des entreprises de séduction dans le roman. Duroy serait-il un nouveau Dom Juan ? Le fait d’être sans argent le contrarie : il exprime sa colère et sa jalousie envers les hommes fortunés assis aux terrasses des cafés, en les qualifiant de « cochons » (l. 91, p. 14). Dénué de moralité, le héros se sent prêt à « [tordre] le cou […] sans scrupules » (l. 93-94, p. 14) à l’un d’entre eux. L’argent est donc sa première préoccupation, et le lecteur peut s’attendre à ce que le personnage mette tout en œuvre pour faire fortune.  Les premières pages de Bel-Ami se caractérisent d’emblée par leur réalisme.

Relevez tous les éléments qui permettent d’ancrer la fiction dans un contexte bien réel (lieux, situations, allusions à l’actualité de l’époque…).

Pour donner à la fiction un caractère réaliste, Maupassant dresse un tableau du Paris populaire dès les premières pages : Duroy sort d’une gargote, croise les concierges et les filles des rues au cours de sa promenade (l. 12, p. 11 ; l. 45, p. 12 ; l. 58, p. 13). De nombreux noms de lieux parisiens bien réels sont mentionnés : la rue Notre-Dame-de-Lorette (l. 22, p. 12), les Champs-Élysées, l’avenue du Bois de Boulogne (l. 50, p. 12), la Madeleine (l. 67, p. 13), la place de l’Opéra (l. 127, p. 15), le café Américain, le Vaudeville (l. 119-120, p. 15), les Folies-Bergère (l. 332, p. 21)… De plus, Maupassant décrit avec beaucoup de réalisme la salle de rédaction de La Vie française dans les chapitres 1 et 3, notamment son odeur caractéristique (l. 238-240, p. 18), et son personnel. Enfin, une allusion à l’actualité de l’époque apparaît dès le chapitre 2, puisque les journalistes invités chez Forestier parlent des colonies (l. 218, p. 35)

Pour qu’il y ait ce mouvement de montée, il faut que le point de départ se situe fort bas, et à cet égard,  D’emblée, Duroy apparaît au lecteur comme un « joli garçon »2, à l’allure fière sous son uniforme de hussard mais il est aussi affamé et sans le sou, en tout cas sans assez d’argent pour envisager sereinement les repas des jours à venir. Après « deux années de désert » en Afrique, il se retrouve à Paris « la poche vide », une soif intense, et un désir, « celui d’une rencontre amoureuse »3. Autrement dit, c’est par des manques en série que se signale le personnage. À l’exception d’une moustache qui place son possesseur sous le signe d’une virilité élégante.

3. Thème

C'est un début de roman in media res, c'est-à-dire qui commence sur une action en cours.
Il domine cette première page, il est le sujet de tous les verbes de chaque paragraphe, excepté le 3ème, où il est le sujet des regards féminins qui convergent vers lui.

ne peut même pas combler ses besoins élémentaires. Il a des difficultés économiques, n’a pas d’argent pour survivre, il est seul dans une grande ville et il doit supporter la famine.

2. De quoi ?    De sa pauvreté, de sa difficulté à assurer sa subsistance. Le 4ème paragraphe de ce passage est le plus long, et c'est celui dans lequel sont développés tous les calculs approbatiques, auxquels se livre Georges Duroy. Le champ lexical de l'argent domine, il est annoncé d'ailleurs dès la première phrase : " Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du restaurant. " et est surtout présent dans le 4ème paragraphe :

 " 3 Francs 40, 22 sous au lieu de 30, coûtaient, 1 Franc 20 centimes de boni, dépense "

3. Où ?    Le mot " Boulevard " et " la rue Notre-Dame-de-Lorette " nous suggèrent que cette scène se passe à Paris.

4. Quand ?  Cela se passe au début de l'été : " On était au 28 juin " " On " a une valeur impersonnelle, indéfinie.

 Conclusion partielle : Chacune des questions trouve une réponse, plus ou moins précise : nous avons donc bien affaire à un passage de l'incipit.II. Portrait de Georges Duroy1. Le physique    C'est un portrait en mouvement : " sortit, cambra, marchait, avançait ". Georges Duroy est un personnage actif, on dira d'ailleurs plus tard que c'est un battant.
  Sa silhouette est marquée de son passé militaire qui lui a laissé une certaine prestance : " Comme il portait beau, par nature et par pose d'ancien sous-officier, il cambra sa taille, frisa sa moustache d'un geste militaire et familier " et également tout le cinquième paragraphe : " Il marchait ainsi qu'au temps où il portait l'uniforme des hussards, la poitrine bombée, les jambes un peu entrouvertes, comme s'il venait de descendre de cheval ; et il avançait brutalement dans la rue pleine de monde, heurtant les épaules, poussant les gens pour ne point se déranger de sa route. Il inclinait légèrement sur l'oreille son chapeau haute forme assez défraîchi, et battait le pavé de son talon. Il avait l'air de toujours défier quelqu'un, les passants, les maisons, la ville entière, par chic de beau soldat tombé dans le civil. ".
  D'autre part, " Son regard de joli garçon " nous apparaît dans les premières lignes, et est repris à la fin du passage. Il englobe la vivacité de Georges Duroy, qualifiée comme " des coups d'épervier ". " Frisa sa moustache d'un geste militaire et familier " nous montre que Georges Duroy est très viril.
  Ces deux points seront donc une arme de séduction que l'on retrouvera tout le long du roman.

2. Ces éléments suggèrent son portrait psychologique

    A la fierté de son allure militaire correspond une certaine forme de brutalité, de provocation " brutalement, heurtant, poussant, ne point déranger, défier "
    Les termes sont abondants et se résument par la gradation finale : " Il avait l'air de toujours défier quelqu'un, les passants, les maisons, la ville entière "
    Son esprit calculateur est décrit dès le 4ème paragraphe. Cette quasi obsession est dictée par la faim, la soif.


III. Les thèmes essentiels du roman affleurent dans ce passage

1. Le caractère naturaliste du roman

    Avec l'ambiance populaire (bocks de bières, pain, saucisson, gargote, collation), le caractère naturaliste est ici présenté et nous donne un aperçu de la vie parisienne, un soir d'été, près d'un boulevard.

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