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La Crise Des États - Ont'Ils Encore Confiance Dans Leur Gouvernement?

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d'abord nous intéresser au contexte actuel des pays à travers le monde. Nous aborderons ainsi le rôle que jouent les instances interétatiques[1] dans les prises de décisions mondiales mais également l'influence qu'ont les nouvelles puissances émergentes sur le contexte politique mondial. Nous terminerons la mise en contexte par la situation actuelle des pays en voie de développement suite à leur colonisation par les pays du nord.

Après avoir dressé le panorama général de la problématique nous analyserons les conséquences qu'engendrent de telles situations. Pour les pays du nord nous pointerons la crise financière actuelle ainsi que de l'insertion des nouvelles puissances dans les prises de décisions politiques; ayant un impact significatif sur la confiance des citoyens en leur gouvernement.

Quant au pays du sud, nous constaterons leur faible participation aux décisions mondiales et nous nous intéresserons particulièrement aux révoltes sociales notamment au printemps arabe.

Bien qu'après avoir approfondi les différentes causes et conséquences il serait facile de se laisser tenter à un pessimisme inéluctable, il existe néanmoins des solutions pour envisager un avenir meilleur.

Dans cette optique nous proposerons entre autre un rééquilibre de pouvoir dans les prises de décisions mondiales. Et nous envisagerons aussi l'utilité d'une suppression, partielle ou non, de la dette du tiers monde.

2. LE CONTEXTE

2.1 – Le système économique et politique mondial actuel reposant sur de grosses institutions

Depuis les accords de Bretton Woods, la mise en place de ses institutions interétatiques, FMI et Banque mondiale et la création de l'ONU, la souveraineté des nations a été mise en cause. Comme conséquence de la mondialisation en premier lieu et ensuite de la globalisation, des tendances qui caractérisent notre époque. Nous avons vu les états perdre de plus en plus leur pouvoir de prise de décisions.

Au cours des années les organisations internationales se sont multipliées rapidement et aujourd'hui nous voyons une multitude d'institutions interétatiques qui règlent, coordonnent, décident sur un éventail très vaste de domaines. Aux institutions multilatérales s'ajoutent les sociétés multinationales, les banques, d'influentes relations diplomatiques... Le résultat est une fuite de compétences des états vers les grandes organisations internationales, les banques dans lesquelles les puissantes sociétés privées limitent ainsi le nombre de voix ayant accès au processus décisionnel.

Au fil du temps le secteur économique a pris le dessus sur d’autres domaines, plus précisément l'idée de la croissance économique comme facteur de développement et de bien-être, et les pratiques néolibérales se sont répandues non seulement dans les pays de l'occident mais aussi au sein de la majorité des PED, son adoption étant une condition requise pour pouvoir obtenir des aides financières, accéder aux organisations internationales ou encore pour avoir un poids économique ou politique au niveau mondial[2].

De plus, l'importance du secteur économique d'un pays, en d’autres termes, sa puissance économique au niveau international et ses richesses financières, déterminent souvent le poids et l'influence de ce pays au sein des organisations internationales et au niveau des prises de décisions mondiales. Les pays dont le secteur économique n'a pas pu se développer pour causes internes ou externes à la nation, sont donc défavorisés dès le départ par rapport aux nations qui ont une économie puissante selon les idées libérales voir capitalistes.

L'extension du libre échange aux services, la libéralisation des flux financiers, l'ouverture des marchés publics à la concurrence internationale, a non seulement créé des doutes sur le pouvoir des politiques étatiques mais a aussi permis aux grandes entreprises d'effectuer des expansions au niveau mondial de leurs activités en créant ainsi un réseau fermé de firmes dominantes, majoritairement européennes, américaines et japonaises, qui organisent leurs activités de façon à presque en détenir le monopole, rendant la concurrence quasi impossible. La quasi totalité des activités économiques mondiales sont donc dans les mains de puissantes entreprises privées.[3]

Nous arrivons en fin de compte dans un système mondial d'interdépendance, que cela soit au niveau politique, financier, économique, social ou encore environnemental.

En effet le fonctionnement de chaque pays dépend de celui des autres pays. Dans la pratique, ceci ce traduit par le fait que des décisions prises par une nation ou par une minorité de représentants des pouvoir mondiaux et concernant un domaine bien précis, entraînent des conséquences non seulement au niveau des autres nations mais se répandent aussi sur d'autres domaines déclenchant ainsi une succession de changements qui, souvent, ne sont pas favorables aux populations locales. C'est par ce même processus qu'une crise nationale peut entraîner une crise économique, financière, sociale et politique universelle. Et que les citoyens subissent les répercussions de cette crise complexe causée par les décisions prises par une minorité de représentants ignorants les réalités locales, dans un monde qui ne reflète pas leur quotidien.

2.2- L'émergence de la classe moyenne dans les nouvelles puissances économiques

La dernière décennie a marqué l’émergence de nouvelles puissances économiques comme la Chine, l’Inde ou encore le Chili.

Leur rapide croissance économique a permis ainsi la naissance d’une classe moyenne ayant accès à une certaine éducation lui permettant donc de se positionner quant à sa situation actuelle.

Ce phénomène peut facilement s'expliquer par des avancées tant au niveau de l'instruction que de l'accès à la richesse.

En effet, le contexte économique favorable a permis à toute une couche de la population de ces pays de se constituer une épargne. Phénomène nouveau pour ces économies où les disparités de revenu étaient telles qu'une minorité disposait de la plupart des richesses et la majorité restante ne disposait que de quoi survivre.

Avec ce capital nouvellement acquis, la couche moyenne de la population a pu investir d'avantage et améliorer significativement ses conditions de vie. Actuellement, il n'est plus rare de compter des foyers chinois avec, par exemple, une voiture.

Cette augmentation de la richesse a également permis d'envisager les notions de temps libre et de divertissement. En effet, le travail n'occupant plus la totalité des occupations, les citoyens moyens peuvent consacrer ce temps à des formations ou à l'apprentissage de nouvelles compétences.

Il faut également noter, dans la réalisation de la classe moyenne, la volonté des gouvernements d’offrir un système d'éducation de plus en plus démocratique et ouvert à tous. Cela contribue à l’augmentation générale du taux d'instruction de la population et facilite donc grandement la mobilité sociale.

Toutes ces avancées cumulées favorisent donc la création d'une classe moyenne, instruite et ouverte sur le monde, qui est à même de revendiquer un état de droit et des conditions de vie décentes.

2.3 - Situation des pays en voie de développement suite à la décolonisation

Afin de mieux comprendre le contexte actuel des pays du tiers monde, il convient de se pencher sur leur passé historique et sur les conséquences qui en ont découlé.

Nous allons particulièrement nous intéresser au phénomène de décolonisation. En effet, la décolonisation, survenue à partir de la seconde guerre mondiale, a profondément marqué le développement des pays du sud.

Ainsi les états qui ont revendiqué leur indépendance, l'ont fait principalement unilatéralement. Bien que cette aspiration de liberté fût légitime, elle n'en constitua pas moins un désastre pour l'économie et la politique.

En effet, d'une part, la population n'était pas assez formée pour assurer les taches économiques. Il en a résulté un véritable gaspillage des moyens de production et un net recul dans l’évolution de la production. Les richesses de ces pays n'ont donc pas pu être mises en valeur et les états se sont concentrés sur une économie du secteur primaire.

D'autre part, la population locale n'était pas assez instruite pour former, dans de brefs délais, un système politique stable et démocratique. De nombreuses dérives n'ont donc pas tardé à voir le jour. On peut notamment noter la prise de pouvoir par des minorités ethniques ou sociales comme ce fut le cas au Rwanda ou encore la corruption généralisée qui paralyse toutes tentatives de développement durable dans la majorité des pays africains.

Avec toutes ces conséquences réunies, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi les états du Sud ont accusé un retard par rapport à leurs voisins du nord. Mais il faut également souligner que les pays du Nord ont leur part de responsabilités dans ce retard économique et social. En effet, de nombreux pays tels que les USA ont savamment entretenu cette fracture afin de garantir leur suprématie tant économique

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