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Littérature Française Ma

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onnante. La littérature du XVIe siècle, considérée dans son ensemble, laisse avant tout l’impression d’un prodigieux foisonnement, d’une richesse et d’une variété étonnantes : la richesse et la variété de la vie qui n’est jamais identique à elle-même. Car cette littérature est d’abord un hymne à la vie, qui donne au mot de Renaissance sa signification la plus belle et la plus profonde ; c’est la naturalisme de Rabelais, l’épicurisme de Ronsard, l’animisme d’Agrippa d’Aubigné. « Pour moi donc j’aime la vie », conclut Montaigne, ou encore : « Nature est un doux guide ». Il y a là un enthousiasme communicatif, un élan exaltant, une sève débordante qui confère à la langue même saveur et vigueur.

Ce torrent a tant de force que son cours n’est pas toujours limpide : les qualités grecques de mesure et d’harmonie font parfois défaut aux œuvres les plus représentatives. Écrivains et poètes sont en général des tempéraments puissants qui se livrent à leur verve, et Ronsard divinise l’inspiration. Le XVIe siècle ressemble un peu à une forêt vierge si on le compare au jardin à la française qu’est le XVIIe.

Humanisme. La Renaissance marque définitivement notre littérature en l’orientant dans le sens des humanités gréco-latines : le romantisme lui-même restera soumis à l’influence de Virgile et d’Homère. Presque tous les genres qui ont caractérisé jusqu’à nos jours les lettres françaises sont instaurés au XVIe siècle. C’est une vocation correspondant à l’origine historique de notre langue.

Aux hommes du XVIe siècle, rien n’est impossible : ils ne semblent pas embarrassés par les plus étranges contradictions. Dans leur vie comme dans leurs œuvres, ils ont su concilier ce qui nous paraît contradictoire, en particulier leur naturalisme païen et leur foi chrétienne. À la spontanéité de leur tempérament ils allient un art très conscient, très savant parfois. Enfin, s’inspirant des œuvres antiques, ils ont donné le jour à une littérature non point transplantée, mais conforme au génie de la nation et profondément française. L’homme est le centre de l’univers et on reprend les formes des thèmes de la littérature ancienne.

Dans le contexte historique, il y a un besoin de reformer la littérature en langue vulgaire pour démontrer l’importance du français. Erasme veut changer l’église. Les humanistes voulaient changent l’église selon la Bible. On change la littérature. La poésie doit servir à amuser. On crée des groupes qui revendiquent l’importance de la littérature (poésie)(Université) On commençait par imiter les italiens, la courtoisie de la femme (qui n’existait pas chez Platon) et l’amour telle qu’elle était idéalisée par Platon « amour platonique » (beauté de la femme absolue : divine)

Les étapes de la Renaissance des lettres.

La Renaissance, c’est au début un énorme appétit de savoir et un optimisme sans bornes. Pour Rabelais, il suffit de libérer le corps et l’esprit des contraintes du Moyen Age, en faisant confiance à la nature, pour que luise l’aurore d’un progrès illimité. Le gigantisme prend chez lui une valeur symbolique : l’humanité telle qu’il la conçoit est vraiment géante. Il est lui-même un « abîme de science », et son œuvre est comme un monde qui garde encore quelques traces du chaos.

La seconde génération se place sous le signe de l’art. On imite l’Italie, puis l’antiquité, mais bientôt l’imitation n’est plus un esclavage. C’est l’esprit de la Pléiade, le triomphe de Du Bellay et de Ronsard. A la verve rabelaisienne succèdent un goût plus raffiné, plus aristocratique, un idéal de perfection formelle qui annoncent le classicisme : les anciens donnent l’exemple de cette perfection. Ces gentilshommes se font la plus haute idée du poète et de sa mission, véritable sacerdoce. Ils ont conscience de leur grandeur ; ainsi la grâce de leur lyrisme, qui inaugure les thèmes « romantiques » de la nature, de l’amour et de la mort, se rehausse souvent de noblesse et de majesté.

Le dernier tiers du siècle est la période la plus complexe : l’art de la Pléiade, l’optimisme de Rabelais se trouvent remis en question. Certains disciples de Ronsard s’écartent du maître et s’orientent vers les recherches du baroque, mélange de réalisme cru et de maniérisme. Pris entre l’art de la Pléiade et l’esthétique classique, ce baroque français a été souvent traité par le mépris : sans doute il est précieux et rhétorique, mièvre et parfois ridicule chez Du Bartas, mais il aboutit avec D’Aubigné à une poésie vraiment saisissante. Cependant Montaigne soumet l’expression à la pensée, annonçant ainsi le naturel classique.

Les guerres de Religion inspirent de grandes œuvres à Ronsard et surtout à D’Aubigné, mais la littérature risque de dégénérer en propagande. L’élan qui tendait à la libération de l’homme risque d’aboutir à un asservissement de l’esprit. Montaigne a senti le danger et rappelle l’homme au sentiment de ses limites : mais il conserve le véritable esprit de la Renaissance : il croit à la vertu de l’instinct, et se consacre à la recherche d’une sagesse à la taille de l’homme.

L’École lyonnaise : Héroët, Maurice Scève et Louise Labé.

Malgré cette dénomination, il ne s'agit pas d'une école à proprement parler, mais d'humanistes liés les uns aux autres et qui tous, bien entendu, rimaient, et furent à des degrés divers disciples de Scève.

De 1530 à 1550, ce groupe lyonnais autour de Maurice Scève se signale par son indépendance, sa liberté d'écriture : l'alliance du platonisme et du pétrarquisme dans le motif de l'amoureux souffrant, ne l'empêche pas de donner corps à une voix personnelle, y compris féminine. Les principaux poètes sont : Maurice Scève, Pernette du Guillet, Louise Labé, Antoine Héroët, Guillaume des Autels et Pontus de Tyard.

Lyon sera jusqu’à 1550 la capital de la poésie

Dans la préface des Odes, Ronsard se plaint d’avoir trouvé la poésie française ‘faible et languissante’ ; parmi ses prédécesseurs immédiats retiennent notre attention Héroët et Maurice Scève, qui, fortement marqués par l’influence italienne, gardent avec l’ « école lyonnaise » une place tout à fait originale dans notre littérature.

Par l’intermédiaire de l’Italie, Héroët s’inspire de la conception platonicienne de l’amour. On peut voir une réaction contre les tendances gauloises de Rabelais dans cette poésie teintée de philosophie et de mystique, qui célèbre l’amour éthéré comme la source du bonheur.

Cette haute conception de l’amour inspire l’œuvre principale de Maurice Scève, Délie objet de plus haute vertu, longue suite de dizains en décasyllabes distribués en 4 vers plus six vers dans une strophe, après c’est le contraire. Il soigne beaucoup la forme, souci de la composition. Délie est sans doute la poétesse lyonnaise Pernette du Guillet, mais peut-être aussi la femme idéale. Dans sa jeunesse, Scève avait cru découvrir en Avignon le tombeau de Laure de Noves, chantée par Pétrarque ( XIVe siècle). Il imite alors Pétrarque lui-même et ses disciples italiens, tout en restant fidèle à la rhétorique et à la scolastique médiévales. Son inspiration n’est donc pas originale, mais elle est pleine d’élévation, de fraîcheur parfois et surtout de mystère. Sa langue annonce en tout cas la rénovation de la Pléiade : la poésie pour lui n’est plus un jeu, mais un culte, et il apparaît comme un précurseur de Du Bellay et de Ronsard pétrarquisants. Chez lui il n’y a aucune trace de religion. La seule religion est celle de la femme aimée. Le thème de « l’innamoramiento » est au début. La dame a des qualités et elle agira sur le poète qui la découvre par la rue. L’obstacle est important, sans lui le poète perd son intérêt. Mélange de douleur et joie, désir, jalousie, etc. Il ne cesse pas d’aimer jusqu’à sa mort physique et il pensait qu’après la mort, l’amour continuait vivant. Langage latiniste, recherches d’expressivité dans le langage. Images matérielles inattendues. Le microcosme est un poème où on voit le platonisme. L’univers tourne au tour de la terre (macrocosme). Ici c’est le corps humain qui prend le rôle de la terre.

Outre Pernette du Guillet, il faut citer dans le groupe lyonnais une autre poétesse, Louise Labé, la « belle cordière » (son mari était cordier), dont les sonnets sont remarquables par la sincérité des sentiments.

(texte Scève :Délie)

Rabelais

1er romancier français. Grand manipulateur de la langue française. Littérature parodique et systématique du esprit du Carnaval. Mais tout n’est pas carnavalesque chez lui. Son œuvre est la littérature populaire qui se nourrit des œuvres du Moyen Âge. Il invente des nouvelles historiques avec les personnages des chansons de geste ex. « Roland » Il transforme tout ce qu’il touche. Il fait des parodies des héros de l’époque comme Pantagruel. Il a le souci de montre l’éducation suivant le modèle d’un esprit humaniste mais avec la satire et la parodie. Il critique tout et il réécrit des choses pour tout rompre. Il change les sens des mots. Il se moque de l´église.

Sa vie

Né en 1494 (pas loin de Chinon), du père avocat. Il part à l’abbaye de Sevilly,

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