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Module 5

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habituel et qu’elle n’a pas de craintes à avoir.

Après quelques minutes de discutions elle accepte de le prendre assez facilement.

Elle se confie et dit être une ancienne comédienne, un métier qu’elle affectionnait particulièrement.

Les jours qui suivent je continue à prendre en charge et attribuer le traitement de Mme Q sous délégation de l’infirmière, je l’aide aussi à prendre sa douche et la stimule afin qu’elle prenne ses repas. Jusqu’à lors tout se passait bien.

Le 15 Décembre 2011, j’apprends lors des transmissions que Mme Q, fût agitée durant la nuit et qu’elle aurait hurlée et très mal parler a une collègue aide-soignante.

En effet je retrouve Mme Q dans sa chambre, peu communicante et assez confuse. Elle me parle d’une répétition, me demande à qu’elle heure elle est, je lui explique qu’il n’y a pas de répétition aujourd’hui. Je lui explique et lui rappelle ou elle est et j’essaye de la recadré dans le temps et l’espace et lui dit que son ami viendra lui rendre visite dans l’après midi.

Lorsque son ami arrive, nous lui expliquons la situation, il semble complètement bouleversé et désemparé par la situation dans laquelle se trouve Mme Q, il demande si avec son traitement elle redeviendra la femme qu’elle était avant. Pourtant les médecins lui ont déjà bien expliqué que le traitement servait surtout à stabiliser son état, selon l’équipe soignante Mr Q semble être dans le déni.

Vers 16h00 Mme Q doit prendre son traitement. Son mari étant là, l’infirmière lui donne le cachet afin qu’il lui administre mais contrariée de sa journée Mme M refuse, elle continue à parler de « sa répétition », qu’elle est en retard, qu’elle doit s’y rendre… Mais son ami impuissant, s’agasse, il dispute Mme Q et la menace de lui jeter un verre d’eau dans la figure, si elle continue. Il insiste éperdument pour quelle prenne le cachet, en lui enfonçant de force dans la bouche.

J’interviens avec un infirmier me rendant compte que Mr P est entrain d’envenimer la situation, nous lui demandons de sortir de la chambre et d’aller se calmer, il pleurait.

Avec mon collègue, nous avons tenté de rassurer Mme Q, elle tremblait, tenait un discours incohérent et malgré tout s’est mise à hurler en sortant de la chambre.

Le médecin alerté par les cris est sorti de son bureau, a constaté la situation et à pris la décision de lui faire une injection, intramusculaire de LOXAPAC( (utilisé en cas d’état d'agitation, d'agressivité et anxiété associée à des troubles psychotiques ou à certains troubles de la personnalité). À quatre nous avons dû la maintenir afin de pouvoir lui injecter le produit, alors que la patiente se débâtait et hurlait en même temps.

Mme Q n’est toujours pas calmée, elle est toujours agitée, elle souhaite marcher dans le couloir. Le médecin donne son accord mais nous demande de rester avec, car selon les effets secondaires du traitement elle pourrait avoir une baisse de tension et d’autres effets indésirables.

Apres 30 minutes, elle finit par s’apaiser, nous discutons avec elle de tout et de rien à la fois. Le lendemain Mme Q était effectivement plus calme, mais je ne parvenais plus à lui faire prendre son traitement, elle me disait qu’on voulait l’empoisonner, que ce n’était pas son traitement habituel, elle me demandait de la laisser tranquille.

Je suis sortie de la chambre déçue car la confiance que j’avais réussi à établir était comme, rompue. Brisée.

Analyse de la situation :

J’ai pu constater que lors de cette situation j’ai autant été confrontée à des moments forts comme à des moments douloureux.

En effet quand on arrive dans un service et que lors des transmissions on entend certains commentaires sur certains patients, quelque part on se dit que ce n’est pas possible, qu’ils extrapolent la ou les situations.

Pour ma part, ce genre de confrontation me donne envie à chaque fois d’être la personne qui va réussir à résoudre ou du moins améliorer la situation.

C’est ce qui s’est passé avec Mme Q lors des transmissions, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi cette patiente ne voulait pas prendre son traitement et pourquoi on disait autant de choses négatives sur elle. J’ai donc décidé d’aller voir par moi même et de faire la connaissance de celle-ci. Je me suis aperçue qu’en lui accordant un peu de temps chaque jour, qu’en la rassurant et qu’en essayant de la comprendre, que Mme Q était une patiente comme les autres. Je me suis dit aussi que certains soignants baissaient trop vite les bras, ou ne prenait pas le temps même si je reconnais qu’une journée de travail est très chargée.

J’ai alors pris la décision de prendre en charge cette patiente. Tous les jours je la stimulais pour prendre ses repas, l’aidais à se préparer et discutais avec elle de ses passions, de son fils, de tout ce qu’elle avait envie de me raconter. C’est pourquoi les infirmières me chargeaient de lui attribuer son traitement que je parvenais à lui donner tous les jours.

C’était une victoire pour moi et surtout pour ma patiente !

Jusqu’au jour où la maladie de Mme Q reprit le dessus, cette fois-ci aux transmissions je comprenais que c’était grave, elle venait de luxer le doigt d’une collègue.

Les transmissions terminées je me rends dans sa chambre, je tente d’établir une communication mais en vain. Mme Q est dans une phase d’angoisse, elle est confuse, elle évoque une certaine répétition. Je décide de ne pas l’embêter et de la laisser seule, sachant bien que son ami allait venir et selon moi qu’il l’aiderait.

C’est comme si elle ne me reconnaissait plus, la communication était rompue. J’étais déçue et obligée d’accepter. Les collègues auraient-ils raison ? Je ne voulais pas laisser tomber, mais n’allait pas non plus insister car je pense qu’il faut savoir laisser le temps faire les choses. Il fallait qu’elle se calme et ma présence ne semblait pas l’aider.

Mais la deuxième frustration fût quand son mari la brusquait, lui criait dessus et ce n’était pas la première fois. J’étais révoltée et je ne savais pas quoi faire car je voulais aller l’aider sauf que je ne voulais pas m’immiscer dans leur dispute. Je trouvais ça trop intime.

J’en ai parlé à un infirmier qui voyant la situation à décider d’intervenir, sauf que la patiente étant très agitée j’ai dû aider à la maintenir contre son gré afin de lui injecter un « calmant » ce qui fût très difficile pour moi à accepter.

En effet j’avais toujours réussi jusqu’à présent à la raisonner et lui donner son traitement. C’est alors que je me suis aperçue que malheureusement en tant que soignant on ne peut pas toujours aider tous nos patients comme on l’aimerait. La maladie est bien plus forte.

Ma pensée a été confirmée le

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