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lus brut (net de la consommation de capital fixe), etc. Cela dit, l’épargne se mesure par des taux. La comptabilité nationale calcule deux taux d’épargne : le taux d’épargne brut, qui est le rapport entre l’épargne brute et le revenu disponible brut (non ajusté), et le taux d’épargne financière, qui est le rapport entre la capacité de financement des ménages et le revenu disponible brut (non ajusté). En analyse macroéconomique, l’épargne donne lieu à la mesure des propensions moyenne et marginale à épargner, qui correspondent aux ratios : S / Y et dS / dY. • Concernant le paradoxe de l'épargne : non-consommation ou investissement ?

QUESTIONS GÉNÉRALES § I- Question de l'effet de l'épargne sur l'activité économique : le débat théorique sur l'ajustement épargne-investissement. I-1) L'ajustement épargne-investissement chez les classiques et néoclassiques ; l'épargne a un effet positif. • Les classiques et la loi de Say : par le jeu du taux d'intérêt, l'épargne est entièrement placée. A distinguer la position de l'école anglaise optimiste (la raison qui pousse à épargner est "le désir d'améliorer sa condition") et celle de l'école anglaise pessimiste (le désir d'amasser une fortune peut conduire à un excès d'épargne et par là à une crise de surproduction). • Les néoclassiques et l'arbitrage consommation-épargne : le taux d'intérêt est le taux objectif d'échange entre le présent et le futur ; il est le prix de la renonciation au présent. Pour I. Fisher, l'épargne d'un individu dépend de son impatience à dépenser ce qu'il a gagné, laquelle impatience est fonction de l'âge. I-2) L'ajustement épargne-investissement chez Wicksell et les keynésiens ; l'épargne a un effet négatif. 2 2 Christian BIALÈS

• Wicksell : distinction entre taux naturel et taux monétaire, et déséquilibre cumulatif. • Keynes : Le taux d'intérêt commande l'arbitrage entre monnaie et titres, entre thésaurisation et placement. Il est le prix de la renonciation à la liquidité (d'où étude des motifs de la préférence pour la liquidité). L'épargne est fonction du revenu courant chez Keynes. Les nouvelles théories de la consommation font dépendre l'épargne du revenu relatif ou du revenu permanent, donc d'éléments liés au patrimoine. § II- Question des formes et des motifs de l'épargne (des ménages). II-1) Les typologies • Place des différentes formes d'épargne

Revenus primaires Prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) + Revenus de transfert = Revenu disponible Dépense de consommation finale Investissement en logement (accumulation réelle)

Épargne forcée, sociale

Épargne (libre, individuelle) Capacité de financement = épargne financière Thésaurisation (accumulation de monnaie)

Placements financiers (accumulation de titres financiers) Épargne financière "longue" (accumulation de titres "longs et risqués")

Épargne financière "courte" ou liquide (accumulation de titres "courts et non ou peu risqués")

Utilisation de l'épargne libre sous forme d'une accumulation en actifs de plus en plus liquides

• Typologie des formes d'épargne :

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Christian BIALÈS

Accumulation réelle = investissement (logement) Épargne libre et individuelle Épargne des ménages Épargne forcée et sociale Épargne spontanée ou volontaire Accumulation financière = placement (valeurs mobilières, livrets d'épargne) Accumulation monétaire = thésaurisation (or, devises, encaisses monétaires) Épargne contractuelle : assurance-vie, plans d'épargne-logement

Épargne définitive

Épargne active ou productive

Épargne provisoire Épargne oisive

Épargne forcée étatique : prélèvements obligatoires Épargne forcée sociétaire : autofinancement des entreprises Épargne forcée monétaire : inflation

• Typologie des motifs d'épargne : L'épargne d'accumulation L'épargne pour soi : -> investissement immobilier ; -> placements financiers ; -> thésaurisation. L'épargne pour autrui : -> épargne de "standing social" ; -> épargne de legs : legs involontaires : legs accidentels, legs capitalistes ; legs volontaires : legs altruistes, legs paternalistes, legs stratégiques. L'épargne de précaution L'épargne de précaution par peur de l'incertitude -> évolution anticipée de l'inflation (effets d'encaisse réelle) ; -> crainte de réduction du revenu ; -> crainte du chômage ; -> souci quant au niveau de la retraite ; -> souci quant à la fin de vie : risque de dépendance, financement de séjours en maison de retraite, … -> souci de l'avenir des enfants et des petits-enfants. L'épargne de précaution par peur d'illiquidité -> contrainte de liquidité en liaison avec l'endettement ; -> difficultés anticipées pour emprunter ; -> contrainte de liquidité liée à l'évolution attendue du taux de prélèvements obligatoires (comportement néo-ricardien). Christian BIALÈS

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L'épargne de prévoyance en vue des dépenses déjà programmées : préparation des vacances, paiement des acomptes de l'IR, achats de biens durables,... L'épargne de spéculation en fonction de l'anticipation des prix des différents actifs et de leurs rendements (=> partage épargne financière / épargne non financière). II-2) Les facteurs déterminants • Le niveau et l’évolution du revenu disponible réel et de ses composantes. À quoi il faut ajouter les anticipations concernant les rémunérations attendues. On peut donc faire ici référence à la théorie du revenu permanent de M. Friedman. • La situation initiale du patrimoine accumulé et par conséquent l'importance des flux présents et futurs de revenu que ce patrimoine génère, dont les effets de richesse. Les bulles spéculatives jouent un rôle important, comme c’est le cas dans la période récente dans le domaine de l’immobilier, et comme cela a été le cas précédemment dans le domaine boursier. • Le degré d’aversion pour le risque. • Le poids relatif de l'épargne décidée (ép. active) et de l'épargne résiduelle (ép. passive). • La structure du patrimoine accumulé et les anticipations de rendement net des différents actifs qui le composent. • La situation des rendements comparés des différents types de placements au sens large : pierre/actifs financiers/monnaie. • Les niveaux des différents taux : taux d'intérêt courts et longs, taux d'inflation, taux de chômage, taux des prélèvements obligatoires et taux de croissance ; et les anticipations sur l'évolution de ces différents taux, compte tenu des politiques économiques jugées probables (question du type d'anticipations : extrapolatives, adaptatives ou rationnelles). • Les anticipations concernant le taux d’inflation jouent un rôle spécifique : selon que le taux d’inflation anticipé est moyennement élevé ou très élevé, on peut envisager deux comportements dont les effets sur l’épargne sont opposés. Dans le premier cas, les agents ont tendance à épargner davantage pour maintenir la valeur réelle de leurs encaisses (effet d’encaisses réelles) alors que dans le second cas, ils réduisent leur épargne et s’engagent dans une fuite devant la monnaie. • Le niveau et l’évolution des taux courts réels ont une influence complexe. D’abord, ils exercent un effet de revenu puisque les revenus financiers que perçoivent les ménages en dépendent. Ensuite, ils exercent un effet de substitution puisqu’ils interviennent dans le calcul intertemporel des agents : ainsi, la progression de ces taux les pousse à épargner davantage pour bénéficier d’une consommation différée plus importante. Enfin, l’évolution de ces taux modifie la valeur actualisée des actifs qu’ont les agents : ainsi, quand les taux augmentent, 5 5 Christian BIALÈS

cette valeur actualisée diminue, d’où une augmentation possible de l’épargne pour répondre au souci qu’ont les agents de préserver la valeur économique des actifs qu’ils possèdent. • La politique monétaire et le comportement des institutions financières en matière de crédit : relation épargne / endettement / désendettement. Les crédits de trésorerie jouent un rôle particulièrement important puisqu’ils contribuent à desserrer la contrainte de liquidité, ce qui conduit à diminuer l’épargne de précaution. • La capacité des ménages à emprunter. Elle est fonction de l’écart entre la progression de leur revenu et l’évolution du taux d’intérêt à long terme. • Le dosage entre les objectifs de diversification du patrimoine et de spéculation, en fonction du degré d'aversion pour le risque de l'individu (théorie du portefeuille). • L'âge de l'individu : théorie du cycle de vie. • En application aussi de cette théorie du cycle

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