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La Démocratie Et Ses Fonctions

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rennent des décisions pour l’ensemble de la société, il n’y a donc pas vraiment de gouvernants. Les citoyens sont donc à la fois gouvernants et gouvernés, ils possèdent donc la même influence. Le peuple se représente lui même.

Le principe d’isonomie dans la démocratie athénienne (considérées comme directe). En effet leur statut de citoyen gagné à la naissance exclusivement leur permet d’obtenir des privilèges tels que : accès à la propriété foncière ou l’exercice du pouvoir. Dans ce type de démocratie gouvernés et gouvernants sont mélangés. Il n’y avait donc pas de question à se poser quant aux influences des uns sur les autres puisqu’ils étaient au même rang. Seul le tirage au sort permettait de décider qui exercera directement le pouvoir ou non au sein l’assemblée.

Le mandat impératif est aussi un exemple significatif de cette démocratie directe, elle permet aussi d’observer aussi l’influence des gouvernés sur les gouvernants lorsqu’il y en a. En effet, la personne élue qui reçoit un mandat impératif, reçoit un certain nombre d’instructions obligatoires auxquelles elle ne peut pas déroger sous peine d’être démis de ces fonctions. On voit donc ici que l’un des premiers rôles de la démocratie directe avec ce mandat impératif est de se débarrasser du gouvernant à partir du moment où il ne respecte plus les décisions du peuple.

2/ Des principes de démocraties directes dans une démocratie représentative : une démocratie semi-directe où l’influence des gouvernés augmente.

Le suffrage universel est le résultat d’une démarche égalitaire réalisant la création du citoyen au-delà de son statut social, mais c’est surtout un outil de la démocratie directe qui se retrouve dans la plupart des démocraties d’aujourd’hui qui se veut pourtant représentative. Le suffrage universel permet au peuple de donner son avis sur des décisions que vont prendre les gouvernants, et ainsi influencer ce dernier. On peut aussi prendre l’exemple de du général de Gaulle qui a démissionné deux mois après l’échec du référendum sur la réforme du Sénat et de la régionalisation, qui était pour de Gaulle une forme de plébiscite qui ici n’a pas eu lieu. Le suffrage universel a donc ici été en quelque sorte un moyen de se débarrasser du général de Gaulle et de ce fait un moyen des gouvernés de se débarrasser du gouvernant.

On peut aussi voir des techniques comme le « recall » évoquées dans l’introduction ou le droit de pétition comme un moyen de gouvernés d’influencer les gouvernants. En effet, les gouvernants ne peuvent ignorer l’appel du peuple, et la pétition est un moyen de créer cet appel.

B) Le pouvoir du peuple est illimité alors que celui des gouvernants est limité dans le temps et dans son objet.

En effet il y a une certaine limitation des pouvoirs des représentants. Tout d’abord dans le temps, les mandats électifs sont limités dans le temps, ce qui rend la démocratie « réversible ». Les élections : à intervalles réguliers, et ce sont ceux qui sont élus qui gouvernent. Cela permet des mandats à durée limitée. C’est une forme de contrôle régulier des représentés sur les représentants.

Ensuite, dans son objet, la séparation des pouvoirs permet de mettre en évidence cette limitation. En effet, si tous les pouvoirs étaient détenus par un même représentant, (c’est à dire pouvoir législatif, judiciaire et exécutif) on devrait craindre la tyrannie de ce dernier. C’est pourquoi toutes les constituions organisent la séparation des pouvoirs afin de ne pas permettre cette tyrannie, où le représentant ne serait plus du tout influencé par les gouvernés, puisque ces derniers n’auraient plus aucun pouvoir. Il s’agit ainsi de préserver l’équilibre des pouvoirs car comme le disait Montesquieu : « seul le pouvoir arrête le pouvoir ».

En ce qui concerne le pouvoir illimité du peuple, il est d’abord illimité dans le temps, tant qu’il y aura une démocratie le peuple aura son mot à dire et enfin dans son objet également. Par le biais d’un suffrage universel le peuple peut même modifier la constitution comme en 1962 rendant l ‘élection présidentielle au suffrage universel. Le peuple peut donc même valider une inconstitutionnalité. C’est ça qui montre l’influence que peut avoir et qu’aura toujours les gouvernés sur les gouvernants, grâce à l’élection le peuple influence les gouvernants qui suivent souvent les principes défendus lors de leur campagne. Le peuple influence donc ici les décisions qui vont être prises.

C) L’existence de contre-pouvoirs : la possibilité pour les gouvernés d’exercer directement une influence sur les gouvernants.

Le fonctionnement démocratique du système politique repose également sur l’existence de contrôles et de contre-pouvoirs. Un contre-pouvoir est une institution ou un groupement politique, économique ou social dont l’action vise à contraindre le pouvoir en place. Ce sont donc des personnes qui ne sont pas au pouvoir (des gouvernés) qui cherchent à contraindre le pouvoir en place (les gouvernants). Ces contre-pouvoirs sont rends possibles grâce au respect des libertés fondamentales exigé par la démocratie, la liberté d’opinion et d’expression, de croyance, de réunion, d’association sont donc permises par la démocratie. Parmi ces contre-pouvoirs on peut citer les syndicats. Le syndicalisme est exerce en effet un réelle pression sur le pouvoir afin d’influencer les décisions prises, il cherche à défendre les intérêts d’un groupement de travailleurs et cela par le biais d’un pouvoir de nuisance. (Ex : les grèves, manifestations). On peut également parler de la presse, l’indépendance médiatique qui peut être considéré comme le « 4ème pouvoir ». Les journalistes ont aussi une influence sur les décisions qui vont êtres prises et ce par le biais d’articles, de reportages qui vont passer dans les médias.

Le lobbying se rapproche également de cette définition et permet également à de simples citoyens d’exercer une influence directe sur les prises de décisions. En effet, un lobby est un groupe de pression qui tente d’influencer plus spécifiquement les lois, les réglementations, l’établissement de normes, les décisions en général et cela afin de favoriser leurs intérêts particuliers. (On peut parler de groupe d’intérêt, ou d’influence). Cependant le lobbying est pour certain une menace pour la démocratie car elle contribue a creuser le faussé entre les nantis et les plus démunis. Mais les lobbies restent quand même un moyen, même si seulement pour les gouvernés les plus riches, d’influencer les prises de décisions, voir de destituer un gouvernant si les décisions qu’il prend ne son pas en adéquation avec leurs intérêts.

L’opposition politique exercée par un pluralisme de partis politiques peut également être considérer comme un contre-pouvoir et permettre à des hommes politiques qui ne gouvernent pas en ce moment (donc des gouvernés) d’influencer les décisions des gouvernants. En effet, par le biais de votes lors des élections législatives ou autres, le peuple peut utiliser ce dernier comme un vote sanction en votant pour l’opposition afin d’influencer et de remettre en cause le gouvernement mise en place.

Transition : Même si la démocratie permet aux gouvernés d’influencer voir de démettre les gouvernants de leurs fonctions et ce grâce à une certaine influence, le pouvoir que leur confère la démocratie et des principes de démocratie directe ; cette influence est-elle toujours d’actualité aujourd’hui ? La mise en place d’une démocratie représentative n’encourage-t-elle pas l’indépendance des gouvernants vis-à-vis des gouvernés ?

II- … cependant cette influence est aujourd’hui limitée.

A) Par les principes même de la démocratie représentative.

Les gouvernants ont une marche d’indépendance par rapport à leurs électeurs. Les gouvernants n’ont pas à suivre un programme préétablit par la population comme avec les mandats impératifs. On parle aujourd’hui de mandats représentatifs. Ils ont pour seul but de chercher l’intérêt général et cela même au détriment de certains intérêts particuliers. Les gouvernants ont donc une grande autonomie par rapport aux gouvernés. (Même si on peut remettre en cause cette autonomie par rapport à leur parti politique) Les décisions prises par les gouvernants ne sont donc pas influencées par les gouvernés, et il semble qu’ils ne peuvent pas être démis de leurs fonctions avant la fin de leur mandant.

Le peuple, dans cette démocratie ne dispose que d’un pouvoir électoral. Aujourd’hui la seule sanction que peut donner les gouvernés sur les gouvernants est une non réélection. C’est par le vote et la non réélection que le peuple peut montrer sa désapprobation de la politique menée au cours du mandat du gouvernant. Il n’y a pas d’autres possibilités pour les gouvernés, il peut seulement montrer son consentement par le vote, de même pour son opposition.

B) Par un désintérêt de la population en ce qui concerne

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