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Phillipe Ariès, l'Enfant Et La Vie Familiale Sous l'Ancien Régime

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Il veut nous montrer que la mentalité des adultes changent dans le temps et que l'enfant prend une place de plus en plus important dans la société. Cette préface est influencée par les travaux des sociologues américains ainsi que les différentes critiques qu'elle a connues. Ariès écrit deux thèses, une concernant la relation de l'enfant au Moyen-Age et, la seconde, à la fin du XVIIème et au début du siècle des Lumières qui, pour lui, marque une véritable rupture dans la relation adultes-enfants.

- Premièrement, il prétend qu'au Moyen-Age, l'enfant est considéré comme le mignotage des adultes, un animal avec lequel on s'amuse. La durée de l'enfance est réduite à sa période la plus fragile. La transmission des valeurs et des savoirs par l'apprentissage n'est pas contrôlée par la famille. Cette dernière n'avait pas de fonction affective mais avait plutôt une optique de conservation d'une pratique commune d'un métier au fur et à mesure des générations. Les échanges affectives et les communications sociales sont plutôt assurés en dehors de la famille comme les voisins et les amis.

- Vers le milieu du Moyen-Age, dans une société chrétienne, certains parents oubliaient de baptiser leurs enfants. Rien ne les contraignaient à part la pression du peuple. On baptisait quand on le voulait, voire plusieurs années plus tard car il fallait attendre des dates fixes. Dans cette société chrétienne, on voit bien que certains parents étaient indifférents par rapport au baptême.

- Deuxièmement, à la fin du XVIème siècle, Ariès affirme que l'école s'est substituée à l'apprentissage. L'enfant est donc maintenu à l'écart des adultes. Pour Ariès, ils sont en quarantaine avant d'être lâchés dans le monde des adultes. C'est ce qu'il va appeler la scolarisation. De plus, au XVII, la famille va devenir un lieu d'affection nécessaire.

- La relation mère-enfant a changé à partir du XVIIIème siècle grâce à la modernisation de l'habitat. Avant le XVIIème siècle, l'habitat était un lieu ou il n'y avait pas d'intimité et où tout le monde pouvait entrer et sortir. Au fur et à mesure, l'habitat se réduit et donc cela renforce le lien familial mère-enfant.

III / Les différents points de vue sur l'enfance.

Ces thèses ont reçu des avis assez mitigées. Sa seconde thèse a rencontré une quasi-unanimité alors que sa première a divisé les avis des historiens. Cela a donc alimenté les débats sur l'enfant. Ariès a retenu deux critiques : celle de Flandrin et celle de Davis. Cette préface est intéressante à lire car il reprend ces deux critiques et il essaie de rectifier, d'améliorer ou de se justifier par rapport à ces propos originaux. Il explique point par point les différents positions qu'il prend concernant ses thèses. Il avoue aussi être d'accord avec ces critiques par exemple le fait qu'il ait été trop obsessionnel pour Flandrin. On remarque bien que cette préface a été écrite pour répondre à ces critiques.

Phillipe Ariès a retenu deux critiques qu'on lui a faites. D'une part, celle de Flandrin qui soutient que Ariès a été trop obsessionnel. Ce dernier voit l'évolution de l'apparition des sentiments pour l'enfant au Moyen-Age comme une innovation absolue. Flandrin lui reproche que cette terme est assez démesuré pour ce que c'est et il préfère parler de changement de nature. Pour Flandrin, l'enfant est différent seulement par la taille et par sa force par rapport à l'homme.

La deuxième critique retenue par Ariès est celle de Davis. Ce dernier reproche à Ariès d'avoir oublié de parler du concept de jeunesse. Chaque âge aurait sa fonction. Au Moyen-Age, l'apprentissage est incompatible avec le système des classes d'âges. Il force l'enfant à vivre au milieu des adultes. Les adultes surveillaient leur gestes, leur sexualité ainsi que l'organisation des fêtes. Les jeunes du Moyen-Age étaient sans cesse surveillés et Ariès définit cela par la jeunesse des célibataires.

Phillipe Ariès répond donc à ses critiques dans

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