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Le Romantisme

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à la raison mais c’est avant tout un mouvement de contestation mené par la jeunesse. De nombreux romans vont émerger de ce mouvement, mais c’est le roman « Les souffrances du jeune Werther » de Goethe qui va le rendre immédiatement célèbre. Le mouvement s’inspire beaucoup de Jean-Jacques Rousseau et de William Shakespeare. Ses thèmes sont souvent rattachés à la nature qui apparaît comme forme de liberté et lieu privilégié pour toutes les émotions.

Dès lors, trois grandes périodes vont rythmer le romantisme allemand :

La première période, la plus importante est dite du romantisme d’Iéna de 1797 à 1801

,avant tout un projet, un programme tracé pour la littérature. Il fut en premier lieu une affirmation de la poésie, conçue comme une exploration des territoires de l’imagination transcendantale (constitue une condition a priori de l'expérience).

Pour les auteurs d’Iéna, l’œuvre romantique mêlait la représentation naïve à la représentation réfléchie, tout art dans son essence devait être analysé voire remis en question.

La deuxième est celle du romantisme d’Heidelberg de 1804 à 1809 avec Achim von Arnim et Clemens Brentano où le projet romantique consistait à « romantiser » le monde, à tout transformer en poésie.

Enfin la troisième période n’ayant pas d’appellation précise donne à l’âme romantique une ouverture au lointain, à l’inconnu, à l’étrange et au surnaturel. Ainsi s’ouvre une période intense où s’invente les mélanges des genres, où la contradiction apparaît comme la loi même de la création. Comme exemple à cette période, l’on peut citer « les Contes » de Ludwig Tieck.

Jusqu’en 1810, le romantisme allemand est inventif : les premières années du 19ème siècle sont celles du retour aux sources légendaires de la nation allemande avec les contes de Grimm, les légendes du bas Rhin, Gautier, Nerval et Balzac.

En France

Avant la révolution française de 1789, c’est Jean-Jacques Rousseau qui ouvrit la voie du romantisme par ses « Rêveries du promeneur solitaire » ou par ses grandes utopies romanesques comme « la nouvelle Héloïse ». Mais la singulari52té de l’expérience française tient aux contradictions et aux déchirures que la révolution a laissées derrière elle.

Autour de 1800, alors que s’apprêtait à sortir « Atala » et « René » de Chateaubriand, la notion de romantisme n’existait guère que sous la forme de l’adjectif « romantic » tiré de l’anglais qui signifie « romanesque » et « pittoresque » ou de l’adjectif « Romantik en allemand « Romantique » prend alors en France tout son sens grâce à l’ouvrage « De l’Allemagne » de Madame de Staël qui est la première à décrire ce mouvement.

Socialement, les premiers romantiques français sont nobles : Chateaubriand, Lamartine, Vigny ou encore Musset. Ils semblent en quête de valeurs nouvelles .En outre, sur le plan thématique, les poètes romantiques utilisent souvent les mythes de l’antiquité grecque ou romaine. Politiquement, ils sont souvent monarchistes. Esthétiquement, ils sont d’abord poètes. Le romantisme français ne cesse de croître avec notamment la création de quelques salons littéraires comme celui de Nodier ou d’Hugo où ce dernier en profite pour rédiger le pamphlet anticlassique et pro romantique dans la préface de Cromwell en 1827. les règles du théâtre traditionnel ( règle de temps, de lieu et d’action )sont alors remises en question puis finalement complètement mises de côté par les romantiques. Et c’est encore avec le théâtre que le scandale advient lors de la mémorable « bataille d’Hernani » en 1830 où Hugo impose son esthétique nouvelle.

à la fois politique et littéraire essentiellement allemand de la deuxième moitié du 18ème siècle.

Caracteristique du romantisme

Ce qui caracterise le romantisme

C’est :

Le Mal du siècle

Goethe disait « Le classicisme, c’est la santé ; le romantisme la maladie ».

Les romantiques trop préoccupés par l’ennui de vivre, possédaient une sorte de fièvre en eux qui les poussaient à brûler leur vie toute entière en seulement dix ou vingt années d’existence adulte. D’ailleurs, le nombre de ceux qui sombrèrent dans la folie est plus grand qu’à aucune autre époque (Cowper, Hölderlin, Nerval…) et la liste des suicidés ou de morts jeunes est plus impressionnante encore. Comme le disait Musset dans ses « stances à la Malibran » « Le seuil de notre siècle est pavé de tombeaux ». Car par tout un côté contradictoire, le romantisme est un plongeon vers le noir, le bas, le lugubre et même la démence alors qu’il ne cesse de se démener pour atteindre la beauté, l’infini.

Le romantique lui par contre est perpétuellement en désir : la jouissance que retient d’autres hommes ne le captive pas, il n’y est pas sensible. Il ne goûte qu’un instant à cette illusion du bonheur pour aussitôt tourner son appétit insatiable vers d’autres objets qui ne le contenteront pas davantage. Par ce fait il est instable et sans cesse tourmenté car il n’arrive jamais à contenter ses projets, ses aspirations, il veut toujours plus quitte à détruire tout ce qu’il a construit auparavant pour satisfaire un nouveau désir. Ainsi le romantique fait penser à l’enfant qui tend ses bras pour saisir la lune. Il tend à l’impossible, il désire ce qui ne peut pas se réaliser puis ensuite pleure d’être incompris.

« Je me suis mis à sonder mon cœur, à me demander ce que je désirais. Je ne le savais pas ; mais je crus tout à coup que les bois me seraient délicieux. »

René, Chateaubriand.

2) L’importance du Lyrisme

Un des traits principaux du Romantisme est l’exaltation du « Moi ». En effet, le poète romantique expose ses états d’âmes en un épanchement qui trouve un écho dans l’affectivité de son lecteur. Par exemple « Les Nuits » de Musset ou « Les Contemplations » de Hugo retracent certains épisodes douloureux de la vie de leur auteur. L’utilisation constante du « Je » fait de l’écriture romantique une sorte de miroir dans lequel le poète, en se racontant et en se souvenant, s’observe et s’analyse.

Cette sorte de sensibilité se rattache souvent aux thèmes du temps qui passe et de la nature, par exemple sur la nostalgie de l’enfance ou l’importance de la mémoire. Dans sa quête de consolation le poète trouvera dans la nature une confidente en accord avec sa propre sensibilité. Cette nature est souvent sauvage pour mieux refléter les tourments qui agitent l’esprit romantique : bords de mer et tempêtes, bois profonds, forêts mystérieuses, volcans en éruption…

Le romantique est enfermé dans son « moi » comme en un mur infranchissable, il lui manque la capacité de sortir, par la sensibilité, de se transporter dans celle d’autrui. Et c’est peut-être pour cela que son désir est si inquiet, son besoin de sentir si exigeant car celui qui a des attachements, des liens, n’a pas le cœur nostalgique, l’amour constant apaise son désir. Mais être capricieux, n’aimer rien d’une manière forte, c’est le fait de celui qui ne se détache pas de lui-même, qui s’emprisonne dans sa sensibilité propre, qui n’arrive pas à se « poser ». Le romantique aimerait s’attacher à l’autre mais par sa nature inconstante et trop tournée vers lui-même il n’y arrive pas et pour cette raison se croit à chaque instant irrémédiablement seul.

Déjà le fait de désirer sans arrêt, d’échapper au processus normal de la sensibilité, marque une disposition inquiétante ; mais les tendances dont elle s’accompagne, cet enfermement du « moi » incapable de s’unir à d’autres par sympathie, cet isolement progressif de l’individu replié sur ses propres sensations entraîne le romantique vers la folie, la maladie.

« Il y a des jours où j’ai une lassitude immense, et un sombre ennui m’enveloppe comme un linceul partout où je vais : ses plis m’embarrassent et me gênent, la vie me pèse comme un remord. Si jeune et si lassé de tout, quand il y en a qui sont vieux et encore pleins d’enthousiasme ! Et moi je suis si tombé, si désenchanté. Que faire ? »

Mémoires d’un fou, Gustave Flaubert.

3) La recherche de l’évasion

L’expression lyrique du mal de vivre s’accompagne

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