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Corrigé Du Texte De Kant Extrait De La Critique De La Raison Pratique (Sur La Liberté)

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connaissance, étant entendu que toute connaissance sur le terrain du suprasensible est impossible ?

2) lignes 4 à 31 : les rapports entre liberté et conditions de la connaissance : est-on inéluctablement mené à une contradiction avec nos conditions de connaissance ? –Kant réfléchit sur ce problème en rappelant les conditions auxquelles sont soumises toutes nos intuitions, et applique la distinction entre deux sortes de catégories, concepts constituant les objets d’expérience possible : il y a ceux se rapportant à leur constitution, et ceux ayant trait à leur existence, ou, aux relations entre les phénomènes.

a) problème : lignes 9 à 16 : au niveau des catégories constitutives, la liberté ne paraît pas pouvoir être l’objet d’une intuition possible, et avoir une quelconque réalité, pouvoir satisfaire aux conditions de toute connaissance. Est-ce à dire qu’elle n’a aucun sens ? Est-ce là la seule manière possible d’exister pour ce que nous connaissons ?

b) lignes 16 à 22 : est-ce à dire que la liberté n’a aucun sens possible ? Est-elle incompatible avec la deuxième sorte de catégorie, seule restante, et seule susceptible, dès lors, de lui donner un sens ? L’antinomie ne vient-elle pas au contraire de ce qu’on est resté sur ce terrain ? C’est ce que montre Kant, en rappelant qu’au niveau des catégories dynamiques, on trouve de quoi remplir les attentes de la synthèse de l’inconditionné et du conditionné qu’exige l’Idée de liberté afin d’être possible.

c) Lignes 22 à 28 : solution de l’antinomie : elle n’en est pas vraiment une, car l’être se prend en deux sens. Liberté et déterminisme naturel ne s’excluent pas, ou encore, causalité inconditionnée et causalité conditionnée ne s’excluent pas l’une l’autre, et il est donc possible de penser sans contradiction la liberté ; ie la liberté est possible, et cela est prouvé par nos catégories. On peut penser une action comme à la fois déterminée dans l’expérience, et non soumise aux conditions de cette expérience ; mais, alors, à un autre niveau. Nous ne rompons pas, par là, la synthèse (pas de « saut » à l’intérieur même de notre expérience). Kant rétablit donc, pour des besoins pratiques, l’existence de l’intelligible, un mode d’être intelligible, qu’il avait banni de son système de la raison pure.

d) Lignes 28 à fin : conclusion de l’auteur, qui est une réponse à la question au début du texte.

Première partie : position du problème posé par l’idée de liberté : elle appartient au domaine des Idées rationnelles/ spéculatives, et par conséquent, elle ne devrait nous donner aucun accès à une expérience possible, et, par suite, à aucune extension de nos connaissances (lignes 1 à 4)

A- Dès le début du texte, Kant se place sur le terrain de la métaphysique.

1) Il présuppose en effet que la liberté est quelque chose de métaphysique :

En effet, il dit bien que le concept de liberté est une des Idées de la raison pure spéculative, Idées qui, comme l’a montré la CRPure, sont l’apanage de la raison spéculative –raison faisant un usage métaphysique des concepts de l’entendement.

Si ce n’est que dans la suite du texte que le contenu, ou le sens, de cette idée sera déterminé, nous devons dès maintenant y référer pour bien saisir toute l’importance de la question que se pose ici Kant (« d’où vient que (ce concept) possède exclusivement une si grande fécondité ? »). L’Idée spéculative ou rationnelle de la liberté stipule que la liberté est une certaine sorte de causalité, mais qu’elle est « inconditionnée », et, comme il le dit dans la fin du texte, intellectuelle -ceci, certes, après sa démonstration, mais, toutefois, nous pouvons dire que Kant suppose tout de suite que cette idée de liberté, si elle correspond à quelque chose, nous place dans le terrain ou dans le champ du suprasensible, ie, au-delà de l’expérience possible, comme il l’a assez montré tout au long de sa Critique de la raison pure, où il critiquait les prétentions de toute métaphysique dogmatique à dire quoi que ce soit de sensé ou de réel.

2) la liberté est métaphysique : sa signification du côté spéculatif -la liberté ne peut étendre nos connaissances théoriques, puisqu’elle appartient, ou est quelque chose, de suprasensible.

Le problème posé par cette idée de liberté, ie, à la fois celui de savoir si cette idée est possible, et si elle est réelle, apparaît donc bien du fait de cette appartenance : en effet, le statut des idées métaphysiques, ou “rationnelles”, semble bien nous indiquer que nous sommes ici sur un terrain où, normalement, nous ne pouvons rendre ces idées effectives, ou avoir affaire, à travers elles, à quelque chose de réel, puisque :

(1) leur terrain est celui du “suprasensible”, et que

(2) comme nous le dit Kant, ces idées de la raison ne font que “désigner une place vide pour des êtres d’entendement purement possibles”, mais “n’en peuvent déterminer le concept par rien”.

(1) les idées de la raison pure spéculative ne nous donnent accès à aucune expérience possible, car le suprasensible, qui est leur domaine de prédilection, est par définition ce qui n’est lié à aucune condition sensible.

Sous-entendu : si la liberté est par définition ce qui n’est pas lié aux conditions sensibles de la connaissance, si elle est quelque chose d’absolu, d’inconditionné, alors, elle est inaccessible à toute connaissance, puisque rien dans l’expérience ne peut y correspondre –principe selon lequel toute connaissance ne peut être possible seulement avec des concepts, mais selon lequel il faut remplir nos concepts par une intuition (cf. « n’en peuvent déterminer le concept par rien »). En effet, dans le domaine théorique, on ne peut donner de contenu à un concept que par l’expérience possible. Le concept de lui seul ne renvoie à aucune expérience,et ne peut être producteur de réalité.

(2) les êtres d’entendement sont pour Kant, les purs concepts de ce qu’est un objet en général. Il critique dans CRPure, les métaphysiciens, et notamment Leibniz, pour avoir cru, par ces concepts, élargi leur domaine des connaissances. Par exemple, Leibniz, a cru, en se seravnt du pur concept d’entendement qui est celui de la substance (permanence dans le temps selon Kant), pouvoir en déduire, sans passer par l’expérience, que tous les êtres existants sont des substances. La thèse, ou l’idée de Kant, est ici que la raison spéculative, qui a un usage théorique, ne peut déterminer à elle seule ses concepts, elle ne peut par elle-même leur donner un contenu (cf. “n’en peuvent déterminer le concept par rien”) ; en effet, dans le domaine théorique, de la connaissance, on ne peut donner de contenu à un concept que par l’expérience possible. Le concept de lui seul ne renvoie à aucune expérience, et ne peut être producteur de réalité.

B- mais il y a un moyen (pratique) de lui donner une signification légitime : elle a un statut particulier -étant liberté, elle a à voir avec le domaine pratique, en plus du domaine suprasensible

Si donc on ne peut, selon Kant, avoir accès à des connaissances par l’intermédiaire de l’entendement seul, il reste que ces idées, si elles n’ont, dans CRpure, reçu aucune signification théorique, aucun usage légitime, elles pourront avoir un usage “pratique”.

Pratique, pour Kant, réfère, comme chez Aristote par exemple, au domaine de l’action, mais, plus spécifiquement, à l’action qui n’est déterminée par aucune inclination sensible, mais qui n’est due qu’à la causalité de la raison, qui a le pouvoir de se déterminer indépendamment des conditions sensibles. On voit donc que pratique englobe dans sa signification à la fois la volonté, la raison, et la liberté.

Mais avant de pouvoir déterminer la signification pratique de la liberté, et étendre par là nos connaissances, il nous faut nous assurer, ce que kant veut ici faire, de la possibilité de la liberté, au niveau de la constitution de l’expérience par notre entendement et ses catégories.

Nous pouvons noter ici que le fait de dire que la liberté nous apporte, même si ce n’est qu’au niveau pratique, une connaissance, nous indique quel est l’enjeu du texte et de la question posée au début : en effet, cet enjeu n’est-il pas de sauver la morale ? Pour que nos actes nous soient imputables, pour que nous soyions dits « libres », ne faut-il pas que nos actes ne soient pas le simple résultat des causes antécédentes ? Tel est la signification spéculative de la liberté… Ne faut-il pas que nous fassions exception au déterminisme causal/ naturel, pour que la liberté possible ?

Tel semble être le problème qui se joue ici, et, avant de parler de la réalité de la liberté pratique, Kant se concentre sur la liberté au sens spéculatif, et se demande si le mode d’être qu’elle exige d’accorder est compatible ou non avec la nature de la réalité. (Même si on sait que Kant s’oppose à toute affirmation sur la « nature réelle » des choses, on est bien obligé ici de s’exprimer ainsi, puisque c’est bien une telle affirmation, même si c’est seulement sur un mode problématique, qui

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