DissertationsEnLigne.com - Dissertations gratuites, mémoires, discours et notes de recherche
Recherche

Fiche De Lecture : Stigmate

Dissertation : Fiche De Lecture : Stigmate. Rechercher de 53 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires
Page 1 sur 9

il soit.

2 : Présentation de l'auteur et de la place du livre dans son travail.

2.1 : Biographie de l'auteur.

Erving GOFFMAN est né le 11 juin 1922 et meurt le 20 novembre 1982, à l'âge de 60 ans, il est né au Canada, mais travail comme sociologue américain, il est un des principaux représentants de la deuxième École de Chicago.

Il devient étudiant en sociologie en 1944, à l'université de Toronto, où il est élève de Ray BIRDWHISTELL, puis en 1945, il part à l'université de Chicago, où il sera suivi par Herbert BLUMER et Everett HUGHES. En 1952, il part sur les îles Shetland (au nord de l'Écosse) afin de collecter des données pendant un an, pour réaliser sa thèse, qu'il présentera en 1953. En 1954, il décide de vivre plusieurs mois dans un hôpital psychiatrique pour observer la vie « des reclus », il publiera ensuite un livre intitulé « Asile ». Le livre « Stigmate » sera publié en 1963, et sera traduit et publié en France en 1975, par les Éditions de Minuit. Il développera la notion de « métaphore théâtrale », à travers le Tome 1 de son ouvrage : « La mise en scène de la vie quotidienne », puis il parlera de « métaphore du rituel » dans le livre « Les Rites d'interaction ». « Asile » sera publié en français en 1968, par Pierre BOURDIEU, aux éditions de minuit. Il publiera son dernier ouvrage, en 1974, dans « Les Cadres de l'Expérience », où il décrira la « méthode cinématographique ».

2.2 : Le travail de E. GOFFMAN à travers « Stigmate ».

Il est important de dire que les mots employés pour désigner une personne normale ou anormale, peuvent paraître dur, mais je pense qu'ils sont là, de sorte à interpeller le lecteur et à l'impliquer dans les différentes situations du livre.

Il existe donc selon lui, trois grandes catégories de stigmates : les monstruosités du corps; les tares de caractère; et les caractéristiques tribales (que l'on distingue par la couleur de peau, la religion, l'homosexualité) …

E. GOFFMAN nous explique que ces même stigmates, peuvent être visibles, et cela dévalorise la personne dans les contacts sociaux face aux normaux, mais les personnes ayant un stigmate non visible, pourra tout faire, pour devenir acteur d'une vie sans stigmate, afin d'améliorer sa relation avec les normaux, au risque de se faire découvrir un jour.

Cette ouvrage est en relation avec l'École de Chicago et la sociologie de la déviance.

3 : Introduction et présentation du chapitre.

3.1 : Le choix du chapitre.

Il ne m'a pas été difficile de choisir le chapitre du livre sur lequel j'allais faire ma fiche de lecture, en outre la grande irrégularité des tailles entre les chapitres, qui vont de 70 pages pour le chapitre 2 : « Contrôle de l'information et identité personnelle », et 8 pages pour le chapitre 5 : « Déviations et déviance ». J'ai choisi le chapitre 3 : « Alignement sur le groupe et identité pour soi », il convient que ce chapitre fait 22 pages, mais cela est une bonne moyenne par rapport aux autres chapitres. Mais ce n'est pas cet argument qui m'a convaincu, c'est en lisant le livre que j'ai choisi le chapitre qui répondait le mieux à mes demandes, c'est à dire des réponses, des méthodes de travail, mais aussi les choses qu'un travailleur sociale ne doit pas faire, face à une personne stigmatisée.

3.2 : Présentation.

L'identité pour soi est la résulte des différents retours qu'a eu le stigmatisé face aux normaux. La stigmatisation vient de la société, qui différencie les personnes anormalement constituées physiquement ou psychiquement.

L'individu stigmatisé peut choisir entre deux types de relation : celle avec les siens (ce qui lui rappellera son stigmate et qui sera catégorisé du fait de l'appartenance à ce groupe), ou une relation avec les normaux. Dans celle-ci il aura le choix de cacher son stigmate afin de passer pour un normal, au risque de se faire découvrir, ou bien, de dévoiler son stigmate, mais en adoptant certaines règles de conduite afin de ne pas effrayer les normaux, ou de les mettre mal à l'aise, mais cela signifie aussi être une autre personne, être acteur d'une nouvelle situation, pour améliorer l'interaction.

Mais c'est sans conséquence pour le stigmatisé, qui doit se dévaloriser face aux normaux, voir même se rabaisser.

Pour les aider, les travailleurs sociaux sont là, pour redonner conscience qu'ils sont néanmoins des êtres humains, individus a part entière de la société, mis à l'écart du à son stigmate, par cette même société.

4 : Synthèse et pratiques sociales.

E. GOFFMAN, introduit le chapitre « Alignement sur le groupe et identité pour soi », en nous expliquant ce qu'est « l'identité pour soi », d'après ERIKSON et « d'autres ». ces mots signifies que l'individu se transforme au fur et à mesure de ses interactions avec les normaux, qu'elle est une réalité reflexie, subjective.

Dans la suite, il nous démontre que les stigmatisés sont plus dur vis à vis d'un stigmatisé plus atteint, le stigmatisé le moins atteint, prend la place d'un normal dans cette interaction, pour cela, le stigmatisé hiérarchise les autres personnes, afin de déterminer les relations sociales qu'il peut entreprendre. J'avais déjà vécu ce même type d'interaction : je travaillais comme aide éducateur auprès de jeunes ados ayant des troubles du comportement, et ils pouvaient être méchant entre eux et souvent envers les plus sensible.

C'est après, avec le regard des professionnels , qui sont là pour redonner le sens des mots Être Humain, mots que le stigmatisé ne se voie plus attribué au contact des normaux. Cela est l'essentiel du travail de l'éducateur spécialisé, qui a pour objectif de préserver et de restaurer l'autonomie de la personne, en la valorisant, grâce à un accompagnement collectif ou individuel, à travers son projet personnel, ou lors d'une activité. Le fait de leurs redonner foi en eux, leurs redonnes aussi goût en notre société. Pour paraître comme normaux, le stigmatisé doit se conformer à un code de conduite, qui l'obligera à se dévaloriser face aux normaux, afin de ne pas leurs faire peur, ni de les mettre mal à l'aise. Le souci d'adhérer à un code de conduite entraine deux conséquences principales : les conseils de conduite entraine le stigmatisé à être critique de la scène sociale, observateur des relations humaines ; mais c'est aussi un rappel sur les parties de son être les plus privées, voir les plus honteuses. On demandera donc à une personne invalide, de se laisser aider, pour que les normaux aient de la compassion, plutôt qu'un sentiment de malaise au sein du groupe.

Dans la suite du chapitre, il nous dit, que chaque personne stigmatisée possède un groupe d'appartenance, lié à son stigmate. Néanmoins, deux types de personnes se dégagent du choix d'appartenir ou non à ce groupe, le premier étant le « loyale », le second étant le « veule », celui qui ignore son groupe. Le loyale sera le porte parole des siens, quand il sera dans des groupes mixtes (c'est à dire avec des normaux), il relatera les méritent des siens.

Le militant stigmatisé serra bénéfique pour la génération future, il se verra plus toléré par les normaux, en contre partie, il se voit dévoilé son stigmate aux normaux, et verra la différence apparaître dans les yeux des autres. Et pour cela, le militant utilise le code

...

Télécharger au format  txt (12.4 Kb)   pdf (112.8 Kb)   docx (10.2 Kb)  
Voir 8 pages de plus »
Uniquement disponible sur DissertationsEnLigne.com