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Histoire Des Jeux Vidéos

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est tout de même difficile de faire du « jeu à tube cathodique » une origine ou un ancêtre. Il n’a directement eu aucune descendance et a priori il n’a inspiré aucun inventeur. Il existe plusieurs racines, plusieurs ancêtres au jeu vidéo. Le dispositif de 1948 n’est qu’une pièce du puzzle comme nous allons le découvrir au fil de cette présentation préhistorique.

L’idée et le concept même du jeu vidéo viendrait de RALF BAER en 1951. Jeune ingénieur américain dans la société Loral Electronics, il est chargé de concevoir un téléviseur ; non pas un téléviseur habituel, mais le meilleur jamais construit. Afin de rendre son appareil différent des autres, il propose d’y intégrer un module de jeu, mais ses employeurs refusent cette idée. Ainsi, bien que n’ayant pas réellement produit de jeu vidéo, il est considéré comme étant le premier à en avoir eu l’idée.

En 1952, à l’université de Cambridge au Royaume uni, ALEXANDER.S DOUGLAS réalise un jeu vidéo sur un ordinateur de l’époque : l’EDSAC. Il doit illustrer sa thèse sur les interactions homme-machine. Il créé un morpion qu’il nomme OXO. On y joue contre l’ordinateur grâce à un cadran de téléphone. Mais OXO n’est pas créé pour être amusant et ne peut fonctionner que sur l’EDSAC, un ordinateur unique n’existant qu’à Cambridge.

Deux années après ce fait historique, en 1954, DAVID ROSEN, fonde la société, Service Games, plus communément connu sous le nom de SEGA. Les employés japonais, ne parviennent pas à prononcer « Service Games », ils prennent donc l’habitude d’utiliser le diminutif de « SEGA ». DAVID ROSEN s’en rend compte et c’est ainsi qu’il fait le choix de garder cette appellation. Au départ, cette société se concentre surtout sur les machines destinées aux bars, comme les juke-boxes ou les flippers. Ce sont principalement les militaires américains qui s’en divertissent dans leurs bases. Pae conséquent, ROSEN décide d’exporter quelques machines dans de nombreuses bases installées au Japon.

1958 : au Laboratoire national de Brookhaven (un centre de recherche nucléaire gouvernemental), basé a Upton à New York, WILLY HIGINBOTHAM, un physicien, créé le premier jeu vidéo de l’histoire sur un ordinateur analogique, qui sert à calculer les trajectoires de missiles nucléaires, couplé à un oscilloscope : « Tennis for Two ». Il propose un concept de tennis simplifié où deux adversaires doivent renvoyer une balle au-dessus d’un filet à l’aide de deux contrôleurs. En d’autres termes le court est une simple ligne horizontale sur laquelle un point rebondit et il y a une petite barre verticale pour le filet. En revanche aucune représentation de raquette s, ni d’affichage de scores. Les joueurs appuient sur un bouton quand ils veulent taper dans la balle et décident de l’angle de la frappe grâce à une molette. Le physicien ne dépose aucun brevet pour sa console car il ne croit pas au succès de cette invention. Il trouve que l’idée est trop évidente et qu’elle n’apporte rien de significatif au système de calcul et d’affichage de trajectoires sur un oscilloscope. Son invention sombre dans l’oubli.

Le premier jeu d’ordinateur « Spacewar » apparait en février 1962 par un club d’étudiants du Tech Model Railroad Club (TMRC) du Massachusetts Institute of Technologie (MIT), mené par STEVE RUSSEL. Il s’agit non seulement d’un des clubs de modélisme ferroviaire les plus célèbres au monde, mais c’est aussi le berceau de la culture hacker, qui associe la passion pour la programmation informatique et la croyance dans le partage libre. Le jeu est programmé sur un PDP-1, le premier mini-ordinateur de la firme Digital Equipment Offre. STEVE RUSSEL met six mois à coder « Spacewar ». Ce jeu met en scène deux vaisseaux spatiaux, chacun contrôlé par un joueur à l’aide de manettes créées pour l’occasion, capables de tirer des missiles. Au centre de l’écran, une étoile créé un jeu gravitationnel et un danger supplémentaire. Il est distribué à des universités et des centres de recherche équipés d’un PDP-1. Il est ensuite adapté et reprogrammé pendant des années et devient un des passe-temps favoris des étudiants en informatique. Par ailleurs, un jeune américain, NOLAN BUSHNELL, entre à l’université de l’Utah, découvre et joue à « Spacewar » au laboratoire informatique. Mais à l’époque le PC (Personnal Computer, l’ordinateur personnel) n’existe pas encore. Ce jeu ne peut donc être commercialisé à un large public. Il est tout de même fournit avec chaque ordinateur vendu et s’échange à travers les débuts d’internet. Toutefois, on considère qu’il s’agit du premier jeu vidéo diffusé et ayant une réelle influence. Cependant le jeu est trop compliqué et sombre à son tour dans l’oubli. Il est toujours possible d’y jouer dans sa forme originelle à l’adresse : spacewar.oversigma.com.

Pendant ce temps, SEGA fait son bout de chemin en créant son premier jeu d’arcade en 1966, « the Periscope », une sorte de bataille navale. Le succès est déjà au rendez-vous et les japonais se prennent vite au jeu. ROSEN veut poursuivre sa politique de développement et de commercialisation de jeux d’arcade.

RALF BAER revient en réalisant son rêve : trouver un autre rôle à la télévision. En 1966, Il est à la tête d’un département de 500 personnes chez Sanders Associates, une société dans l’électronique militaire. Il créé un jeu vidéo simple nommé « Chase » qui peut être joué sur un téléviseur ordinaire. Il s’agit d’un jeu de ping-pong où deux joueurs se renvoient une balle en contrôlant les mouvements de deux barres verticales. En 1967, il développe un premier prototype de console pouvant faire tourner différents jeux, préfigurant les consoles de jeux modernes, qu’il appelle la Brown Box (boite marron). Il dépose le brevet d’inventeur de la console de jeu en 1968. Seul problème, Sanders n’est pas une société spécialisée dans le divertissement et doit faire face à une crise profonde. Il lui faut trouver un fabricant capable de distribuer son invention. RALF BAER pense aux constructeurs de téléviseurs. Ceux-ci sont plutôt intéressés, mais un scepticisme persiste. Seul RCA est prêt à s’engager. En 1969, un contrat est presque signé, mais il ne se conclu pas au dernier moment.

b) Atari au sommet : début d’un marché du jeu vidéo jusqu’au Krach de 1983-1984

Un ancien de RCA (le seul constructeur de télévision qui avait accepter de signer un contrat qui n’a jamais vu le jour avec RALF BAER) devient vice-président en charge du marketing chez Magnavox, un autre fabricant de téléviseurs, et les convainc de donner une nouvelle chance à la Brown Box. Un accord est trouvé fin 1971. Magnavox, décide de baptiser son nouveau produit L’odyssée, destiné à devenir la première console de jeu de salon commercialisée. Elle utilise un système de calque que l’on pose sur la télévision. Le public a cependant du mal à comprendre le concept. La console est considérée comme une extension de la télévision et non comme un appareil de jeu. Manque de communication, beaucoup pense qu’elle fonctionne uniquement sur les téléviseurs de la marque Magnavox. En effet, les publicités la présente à coté d’un téléviseur Magnavox. De plus, elle est trop couteuse pour l’époque (100 dollars, alors que RALF BAER imaginait à l’origine un appareil à moins de 20 dollars). Pour les concepteurs il faut étalonner plusieurs jeux pour pouvoir y jouer. Les branchements sont peu aisés. Et la manette n’est pas adoptée à un usage grand public. La console est donc invisible pendant les premiers mois de son existence. Pourtant, l’odyssée reste seule sur le marché des consoles de salon jusqu’à la fin de 1975.

La même année, NOLAN BUSHNELL avec l’aide de TED DABNEY, travaillent sur une version de « Spacewar ». Ce jeu d’arcade payant, exploitable en salle de jeu, se baptise « computer Space ». Nutting Associates, achète le jeu en embauchant BUSHNELL et fabrique 1500 machines, les premières bornes d’arcade de séries du jeu vidéo. Le jeu n’est pas un succès, il n’est pas assez abordable pour un public qui découvrent ce type de produit pour la première fois. BUSHNELL ne baisse pas les bras et malgré l’échec de son 1er jeu, il créé avec son partenaire (Ted Dabney) sa propre société : ATARI, en 1972. Le 24 mai 1972, il se rend à une démonstration de l’odyssée de Magnavox avant sa sortie commerciale et découvre le jeu de ping-pong. A son retour, il s’inspire du jeu de BAER. Il prend l’initiative d’y ajouter quelques éléments, comme l’accélération de la balle et la gestion des angles de retour. Il conçoit un mode d’emploi simple : éviter de rater la balle pour gagner. Le premier jeu vidéo à grand succès est né: Pong. Ce jeu est nommé ainsi parce que le nom de « ping pong » est une marque déposée. Chaque joueur contrôle un palet qu’il peut déplacer de haut en bas sur l’écran. La balle est lancée à partir du milieu de l’écran dans une direction aléatoire et les joueurs doivent se la renvoyer. Il marque véritablement le début de l’histoire du jeu vidéo, même si ce n’est pas le tout premier, comme nous l’avons vu. C’est avec Pong que le grand public découvre le jeu vidéo et que cette invention nait en tant qu’industrie.

D’une manière ou d’une autre, tous les jeux actuels sont des descendants directs. Tous les ingrédients, d’un bon jeu (ou presque) y sont :

-La représentation

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