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La Vérité Et La Croyance

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lité. Kant nous a dit qu’une connaissance doit être ajustée à son objet: or l’objet n’est la réalité. C’est une construction dans laquelle le sujet ne retrouve que ce qu’il y a mis. Dans ces conditions la définition de la vérité comme adéquation de la chose et de l’esprit, correspondance, n’est pas pour nous êtres raisonnables sensiblement affectés. De ce fait, nous ne pouvons exclure la croyance de notre connaissance.

L’admiration pour la rigueur des enchaînements dans un discours, des déductions en géométrie , a été très grande. Est-ce à dire que la cohérence assurée par la tautologie (d’un élément à l’autre, on dit la même chose, ce qui permet de descendre des définitions à ce qu’on veut démontrer) marque le triomphe de la vérité et l’exclusion de la croyance. Ce serait oublier que tout raisonnement mathématique s’appuie sur des axiomatiques, qu’il faut admettre sans démonstration comme le remarque Platon. D’autre part un discours cohérent ne correspond pas toujours à l’expérience, à ce qui se passe. Enfin, un tel discours doit sa cohérence et son universalité à l’exclusion des particularités. Par conséquent, on ne peut pas dire que la cohérence exclut la croyance puisqu’elle s’appuie sur elle comme point de départ du raisonnement déductif, et l’exclusion de la croyance au cours du raisonnement tient à son caractère formel et vide de tout contenu.

Les croyances sont des obstacles à la recherche de la vérité car celui qui croit savoir n’a aucun besoin de rechercher.

La croyance, qui vient du latin « credere » et qui signifie croire, est une disposition de l'esprit qui adhère à une opinion, une doctrine, une idéologie … On parle aussi d'adhésion incertaine par opposition au savoir ou à la foi. D'une façon générale, la croyance est une adhésion à une idée, une pensée, une affirmation, une théorie, un dogme … En ce sens, la naiveté, le préjugé, l'erreur, la foi, l'opinion, aussi bien que le savoir sont des modes de croyance. Comme le montre Descartes, dans les Méditations métaphysiques, la croyance est en effet de la volonté : l'entedement coiçoit les idées, la volonté y adhère, les refuse ou les met en doute. Toutefois la notion de croyance est plus souvent utilisée par opposition au savoir et, dans une mondre mesure, à la foi. La croyance est alors surtout considérée comme une adhésion plus ou moins hasardeuse. Les termes confiance et foi sont est également utilisés par évoquer la croyance. Tout d’abord prenons le cas de la crédulité ou de l’opinion qui transforme ses désirs en connaissance (cf. Bachelard) : c’est toujours un obstacle parce que, celui qui croit à ce qu’il entend ou ce qu’il voit, croit en fait à des représentations sensibles, à sa conscience immédiate: je vois le monde tel que je suis comme si la vérité m’était donnée.

En ce sens, l’opinion est croyance et c’est un obstacle à la recherche de la vérité.

La croyance peut être une affirmation provisoire: c’est alors une croyance reconnue par la raison : ce n’est pas une évidence ou une vérité mais une hypothèse, dont le caractère hypothétique est reconnu. Cette affirmation provisoire devient une étape de la connaissance : si je suppose que la lumière est formée d’ondes, je dois pouvoir produire des interférences avec la lumière. Si c’fest le cas, l’hypothèse s’en trouve confortée mais elle garde son caractère hypothétique. Cette forme de croyance, habitée par le doute, permet d’élaborer des expériences.

La foi représente plutôt un engagement personnel envers quelqu’un. Cet engagement, paradoxalement, se nourrit de doutes, et en ce sens il reste une croyance. Mais la différence est que, dans ce cas, les doutes sont dépassés par la volonté du sujet. L’engagement s’appuie sur une expérience subjective : une transformation de soi-même que l’on attribue à la personne en qui on croit. La foi est une orientation consciente vers ce que l’on tient pour une vérité et qui suppose un engagement volontaire. Il ne s’agit plus d’une question de vérité objective mais d’une question existentielle.

Il y a des croyances dans toute conduite humaine et jusque dans les conduites rationnelles. Mais l’objet de la croyance diffère selon les plans : il y celui

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