DissertationsEnLigne.com - Dissertations gratuites, mémoires, discours et notes de recherche
Recherche

Citations D'Auteurs Pour DisserteRousseau. Origines De L'Inégalité

Commentaires Composés : Citations D'Auteurs Pour DisserteRousseau. Origines De L'Inégalité. Rechercher de 53 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires
Page 1 sur 3

le et non sur du certain. Une hypothèse est valide à partir du moment où elle permet d’expliquer assez bien les faits. On peut alors dire “ça c’est probablement passé comme ça et cela éclaire les choses”, san exclure d’autres hypothèses. Il est vrai néanmoins que l’esprit scientifique récuse cette démarche et ce recours aux hypothèses non vérifiées, qui ne donnent que du probable.

Mais Rousseau achève cette pemière partie en donnant pour exemple les physiciens eux-mêmes, et leur théories sur la formation du monde : ce que nous appelons aujourd’hui le Big Bang. C’est un exemple assez bien trouvé, car la physique représente bien une science dure. Et pourtant, suggère Rousseau, même elle doit parfois travailler avec des conjectures, et ces conjectures sur le commencement du monde ne sont pas déclarées inutiles parce que seulement probables. Elles permettent de jeter quelque lumière sur ce qu’a pu être l’origine du monde, même si elles ne donnent pas de certitude.

Dans un deuxième temps, l’auteur bute sur un point délicat : c’est que dans sa démarche, il rencontre la religion. La religion chrétienne en effet, a déjà dit son mot sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes. Elle déclare en quelque sorte qu’ils sont inégaux parce que Dieu “a voulu qu’ils le fussent”, si l’on se souvient des conséquences du péché originel, après la création.

Mais Rousseau en profite pour dire que l’on peut tout à fait se placer entre le moment de la création et la Chute pour se demander ce qu’aurait été l’homme sans cette deuxième intervention. Ainsi, il ne rentre pas en conflit avec les vérités religieuses…

Par contre, dans un troisième temps, Rousseau va convoquer une autre autorité, ce qui lui permet de faire “d’une pierre deux coups”.

Il déclare parler sous le regard d’un esprit universel (“le genre humain pour auditeur”), et de maîtres tels que Platon ou Xénocrate,

Cela lui permet de compenser la fragilité que représentent de simples conjectures : ces conjectures auront la caution d’esprits rationnels.

Cela lui permet en même temps d’éluder l’autorité de la religion, ou de l’Eglise en ce domaine, donc d’éluder l’argument d’autorité tout court. La raison reste libre et nous rend libres en ce domaine, même si les Platon et Xénocrate semblent donner une caution d’autorité.

En conclusion, on peut dire que Rousseau est conscient des fragilités d’une méthode philosophique rationaliste qui procède à partir de conjectures, mais il protége sa démarche et la préserve de ces fragilités par des cautions rationalistes qui lui permettent aussi d’éluder la référence religieuse et son argument d’autorité en ce domaine.

...

Télécharger au format  txt (4.8 Kb)   pdf (61.8 Kb)   docx (6.8 Kb)  
Voir 2 pages de plus »
Uniquement disponible sur DissertationsEnLigne.com