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Sublime Et Grotesque Dans Le Drame Romantique

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En aucun cas, ces deux genres doivent être entremêler : il y a une séparation très stricte.

C'est pour cela que Shakespeare fut violemment critiqué par Voltaire : ce dernier opère dans ces pièces un véritable mélange de grotesque et de sublime.

Pour illustrer ce propos, nous verrons quelques exemples : dans la pièce Roméo et Juliette, deux héros que l'on peut qualifier de sublimes côtoient des personnages ridicules tels que la nourrice ou l'apothicaire. Aussi dans Hamlet, la scène du cimetière est elle aussi ambigu. Tandis qu'Hamlet s'élève spirituellement en pensant à la mort (question métaphysique), le fossoyeur, lui, représente le vrai rustre de bas étage : le sublime côtoie, discute avec le grotesque.

Ce mélange est souligné par Hugo dans la Préface de Cromwell et il fait de Shakespeare et de ses ''mélanges'' celui qui inspirera cette génération de Romantique : « Shakespeare, c'est le drame ; et le drame, qui fond sous un même souffle le grotesque et le sublime, le terrible et le bouffon, la tragédie et la comédie […] »

II. Le sublime et le grotesque dans une seule ligne : définitions

Tout d'abord, le sublime est au antipode de ce qui a été fait auparavant.

Là où les classiques voulaient une atténuation des passions, les romantiques cherchent quant à eux l'exaltation des sentiments. Les héros sont amoureux et préfère faire triompher l'amour, quoi qu'il en coûte.

Nous le trouvons aussi dans la pièce Hernani, à la fin de la pièce où Hernani (Don Juan d'Aragon) oublie sa vengeance au nom de l'amour. L'amour est plus fort que tout et suit les amants même dans la mort. Doňa Sol préfère mourir que de renoncer à son amour, chose impossible dans le théâtre classique.

Là où les classiques cherchaient une élévation grâce à la morale quitte à se sacrifier, à sacrifier ses sentiments, les romantiques veulent une élévation grâce, justement, aux sentiments : aimer passe avant tout.

Là où Shakespeare fait jouer Roméo et Juliette, pièce qui parle d'une histoire d'amour : les deux protagonistes penchent plus du côté romantique que du côté classique. Roméo et Juliette s'aiment, se marient même contre la morale (on ne peut se marier sans le consentement de ses parents). Pire encore, Juliette continue d'aimer Roméo alors qu'il est coupable du meurtre de son cousin Tybald : ce n'est pas ce qu'exige la morale.

Le sublime peut être horrible : ce n'est plus une question d'harmonie (comme les classiques le voulaient).

Mais définir le sublime et le grotesque exactement reste une chose impossible à faire. En effet, selon les périodes, ces notions prennent des sens totalement opposés.

III. Relation d'interdépendance

Le drame romantique français, dont les règles ont été établies par Victor Hugo en personne, produit donc une rupture avec les Anciens pour créer un nouveau genre.

Là se mêle grotesque et sublime, ces deux notions qui sont à l'exact opposé.

Tout d'abord, le grotesque peut servir simplement de faire valoir au sublime.

Pour simplement donner de l'importance au sublime, il suffit de le placer à côté du grotesque. Par ce procédé, le sublime n'en devient que plus beau. C'est un peu comme un Caliban, être difforme, à côté de la belle Ariel. Le jeune femme n'en devient que plus sublime, que plus beau (face au difforme Caliban).

Nous pouvons voir ce cas dans la pièce de ... où …, personnage ridicule, sert à embellir … .

→ art du pavé (Hernani ??)

Ce cas-là, nous le retrouvons aussi chez Shakespeare, inspiration romantique.

En reprenant le cas de Hamlet, lors de la scène où Hamlet prononce sa tirade métaphysique sur la mort (tirade qui montre le sublime du personnage), il se trouve dans un cimetière où il entend les grotesques fossoyeurs. Face à eux, Hamlet devient, aux yeux du public, un être sublimé.

Cependant, le grotesque n'est pas qu'un simple outil : il fait parti intégrante du réel.

Hugo dit, dans la Préface de Cromwell (manifeste du romantisme français) que « le caractère du drame est le réel ; le réel résulte de la combinaison toute naturelle de deux types, le sublime et le grotesque ».

Dans notre monde coexiste le sublime et le grotesque. Ils

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