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G. Apollinaire

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u'une de ses relations a dérobé des statuettes au Louvre, il fut emprisonné durant une semaine à la prison de la Santé ; cette expérience le marqua[5]. En 1913, il publie Alcools, somme de son travail poétique depuis 1898.

Il tenta de s'engager dans l'armée française en août 1914, mais le conseil de révision ajourna sa demande car il n'a pas la nationalité française. Sa seconde demande en décembre 1914 fut acceptée, ce qui déclenche sa procédure de naturalisation[6]. Peu avant de s'engager, il tomba amoureux de Louise de Coligny-Châtillon, rencontrée à Nice en septembre 1914, qu'il surnomme Lou. Elle était divorcée et mènait une vie très libre. Guillaume Apollinaire s'épris d'elle et lui fit la cour. Elle finit par accepter ses avances mais ne lui dissimula pas son attachement pour un homme qu'elle surnommait Toutou. Rapidement, Guillaume dut partir au front. Une correspondance, d'une poésie remarquable, naquit de leur relation.

Sa déclaration d'amour, dans un lettre datée du 28 septembre 1914, commençait en ces termes : « Vous ayant dit ce matin que je vous aimais, ma voisine d'hier soir, j'éprouve maintenant moins de gêne à vous l'écrire. Je l'avais déjà senti dès ce déjeuner dans le vieux Nice où vos grands et beaux yeux de biche m'avaient tant troublé que je m'en étais allé aussi tôt que possible afin d'éviter le vertige qu'ils me donnaient. »

Apollinaire soldat en 1916 après sa blessure.

Mais la jeune femme ne l'aimera jamais, ou du moins, pas comme il l'aurait voulu ; ils rompirent en mars 1915 en se promettant de rester amis. Le 2 janvier 1915, il fit la connaissance de Madeleine Pagès dans un train. Il partit avec le 38e régiment d'artillerie de campagne pour le front de Champagne en avril 1915. Malgré les vicissitudes de la vie en guerre, il écrivit dès qu'il le put pour tenir et rester poète (Case d'Armons, et une abondante correspondance avec Lou, Madeleine et ses nombreux amis). Il se fianca à Madeleine en août 1915. Transféré à sa demande au 96e régiment d'infanterie avec le grade de sous-lieutenant en novembre 1915, il fut naturalisé français le 9 mars 1916. Il fut blessé à la tempe par un éclat d'obus le 17 mars 1916, alors qu'il lisait le Mercure de France dans sa tranchée. Évacué à Paris, il fut trépané le 10 mai 1916. Après une longue convalescence, il se remit progressivement au travail, fit jouer sa pièce Les Mamelles de Tirésias (sous-titrée drame surréaliste) en juin 1917 et publia Calligrammes en 1918. Il épousa Jacqueline (la « jolie rousse » du poème), à qui l'on doit de nombreuses publications posthumes.

Affaibli par sa blessure, Guillaume Apollinaire mourut le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris alors que, dans les rues, les Parisiens célébraient la fin de la guerre.

La tombe de Guillaume Apollinaire au cimetière du Père Lachaise, division 86, présente un monument-menhir conçu par Picasso et financé par la vente aux enchères de deux œuvres de Matisse et Picasso le 21 juin 1924[7]. La tombe porte également une double épitaphe extraite du recueil Calligrammes, trois strophes discontinues de « Colline »[8], qui évoquent son projet poétique et sa mort, et un calligramme de tessons verts

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